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Catégorie : Energie

Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra a souligné, samedi à Alger, que le Forum africain d'investissement et d'affaires constitue un "pas qualitatif" franchi dans le cadre des efforts de l'Algérie "pour réunir les opérateurs économiques africains engagés en faveur du développement du continent".

Dans une déclaration à la presse en marge de l'ouverture des travaux du Forum, M. Lamamra a précisé que cette rencontre constitue un "pas qualitatif" franchi par l'Algérie pour permettre aux Africains de discuter entre eux mais, dans un cadre non-conventionnel", indiquant qu'il s'agit "d'une rencontre d'opérateurs économiques qui partagent le même engagement pour le développement de l'Afrique". Le Forum coïncide avec l'entame par l'Algérie de la mise en oeuvre d'un nouveau modèle de croissance économique et intervient au moment où l'Afrique "a lancé la mise en oeuvre de décisions stratégiques prises par les chefs d'Etat et de gouvernement pour stimuler l'intégration économique à travers la création de la zone de libre échange et la réalisation de plusieurs projets d'infrastructures adoptés dans le cadre de l'initiative du Nepad, a-t-il indiqué. Il a rappelé que le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika est l'un "des initiateurs du Nepad", réaffirmant que "l'Algérie s'engage pleinement à réaliser les objectifs et la stratégie tracés dans le cadre du Nepad". L'Algérie qui voit désormais en l'Afrique "une profondeur stratégique a investi dès son indépendance dans ce continent et détient une plus-value que nul ne peut la rivaliser", a-t-il indiqué. L'Algérie, a-t-il dit, "a formé depuis l'indépendance pas moins de 100.000 cadres africains dans les domaines civils et militaires", a-t-il souligné, précisant que ces cadres "sont entièrement disposés à permettre à l'économie algérienne de bénéficier de ses relations privilégiées avec le continent africain".         Par ailleurs, M. Lamamra a affirmé que plusieurs questions étaient à l'ordre du jour de ce Forum dont les différents obstacles entravant la promotion de l'investissement dans le continent", notant que le Forum sera sanctionné par des recommandations qui seront soumises au gouvernement algérien et d'autres aux instances africaines chargées de la promotion de l'investissement. Concernant la possibilité de promouvoir l'investissement dans les pays africains vivant des conflits internes, le ministre d'Etat a estimé que "certains de ces conflits sont dûs à des raisons socio-économiques", mettant l'accent sur la nécessité de les traiter, en permettant aux peuples d'accéder au développement pour leur éviter des conflits internes". Il a ajouté que la rencontre d'Alger se veut "une occasion pour les opérateurs économiques de ces pays pour présenter devant les participants les besoins de leurs pays" dans le cadre "de la dimension de solidarité qui caractérise ce Forum". "Le Forum d'Alger se distingue des fora Turquie-Afrique, Chine-Afrique et Japon-Afrique, par son caractère global. Il ne s'agit pas d'un forum regroupant l'Algérie avec le reste du continent, mais d'un forum qui englobe tout le continent". A une question sur "les tentatives de certaines parties de perturber l'organisation de ce Forum", M. Lamamra a affirmé que "l'Algérie n'est pas dans une logique concurrentielle, son souci étant de promouvoir le développement en Afrique et son partenariat avec les autres pays du monde". Evoquant la qualité de la participation à ce Forum, M. Lamamra a souligné que "l'intérêt de l'Algérie n'est pas focalisé sur le nombre, mais plutôt sur la qualité de la participation". "A travers cette rencontre, l'Algérie souhaite la participation des parties capables de dynamiser l'économie et non celle de ceux désirant y seulement participer", soulignant que cette première édition sera suivie par d'autres à l'avenir.

A.A