L'énergéticien français Engie (ex-GDF Suez) envisage de reprendre le contrôle du spécialiste de la gestion de l'eau et des déchets Suez, dont il détient un tiers du capital, selon la radio BFM Business, qui relance ainsi les spéculations récurrentes sur un rapprochement des deux groupes. La directrice générale du groupe Isabelle Kocher "a fait (l'été dernier) la tournée des grands candidats de la primaire de la droite et du centre pour leur présenter son idée de "créer un grand acteur des services à l'énergie autour de l'électricité, du gaz et de l'eau"", affirme la radio en citant "un proche de l'un des piliers de la primaire". A Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon, "elle a déroulé son plan consistant in fine à reprendre le contrôle de Suez", ajoute BFM Business sur son site internet en citant "un autre conseiller d'un des trois candidats". Cette opération coûterait 5 milliards d'euros et serait financée par une partie du produit des cessions d'Engie. Isabelle Kocher, pour faire aboutir un tel projet, aurait besoin de l'approbation de l'Etat qui possède 33% d'Engie. Contacté par l'AFP, l'énergéticien n'a pas souhaité faire de commentaire. Suez Environnement (aujourd'hui Suez) a été séparé d'Engie (ex-GDF Suez) en 2008 lors de la fusion de GDF et de Suez mais Engie en a conservé le contrôle jusqu'en 2013 et la rupture du pacte d'actionnaires de l'entreprise. Des informations de presse sur le souhait supposé d'Engie de reprendre le contrôle de Suez font régulièrement surface. En février, à une nouvelle rumeur sur le sujet, le directeur général de Suez Jean-Louis Chaussade avait apporté un démenti formel, en soulignant que les deux groupes étaient "à la fois amis et alliés" mais restaient "des groupes indépendants".

AFP