INTERNETLa ministre de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Communication, Iman Houda Feraoun, a révélé qu'Algérie Télécom Satellite (ATS) devrait signer le mois prochain un accord commercial avec le Mali pour lui permettre l'accès à Internet via satellite. 

  Dans une déclaration à la presse à l'issue d'une réunion avec la commission des finances et du budget à l'Assemblée nationale populaire (APN) consacrée au débat du projet de loi relatif au règlement budgétaire 2014, la ministre a affirmé que "la signature de cet accord pourrait intervenir en février prochain suite au succès des expériences menées récemment par des experts algériens à Bamako".  La ministre a rappelé que l'accès du Mali à Internet se fera dans une première étape via satellite en attendant l'arrivée de la fibre optique dans   ce pays, et ce, "dans le cadre du projet du président de la République, Abdelaziz Bouteflika visant à doter le continent africain de cette technologie nécessaire pour réaliser le développement durable".     Par ailleurs, Mme Feraoun a évoqué en réponse aux questions des membres   de la commission des finances et du budget, les projets futurs d'ATS, notamment très haut débit(100 mégabit) en 2017.  Dans ce contexte, elle a rappelé l'adoption par le dernier Conseil des ministres de l'avant projet de loi définissant les règles générales relatives à la poste et aux communications électroniques mettant en exergue l'importance qu'accorde le président de la République à l'actualisation du système juridique du secteur qui n'a pas été actualisé depuis 2003.  D'autre part, Mme Feraoun a indiqué que la nouvelle loi "consacre la souveraineté de l'Etat sur les infrastructures des télécommunications et propose, dans le même temps, l'ouverture du dernier kilomètre à la sous-traitance des entreprises économiques à travers l'interconnexion entre le noeud d'accès MSAN et le client".    Evoquant la situation d'Algérie Poste, elle a ajouté que cette entreprise "a rencontré plusieurs problèmes ces dernières années et si ce n'était l'aide de l'Etat, elle aurait déclaré faillite", relevant que sa situation "s'était améliorée durant ces deux dernières années en enregistrant un produit brut de 7 milliards de DA en 2015 et 8 milliards de DA en 2016". 

A.M.