La production des viandes rouges, à Blida, a  enregistré une baisse de l’ordre de 60 % durant ces dernières années, a-  t-on appris auprès des services agricoles de la wilaya (DSA).

Selon les chiffres dévoilés par la DSA, la production de viandes rouges à  Blida n’a pas dépassé les 15.382 qx en 2017, contre pas moins de 37.760 qx  en 2000. Ce recul sensible de la filière des viandes carnées a été imputée à  plusieurs facteurs, à leur tête l’insuffisance du nombre d’abattoirs dans  la wilaya, qui en compte 13, dans une majorité fermés, pour cause de manque d’entretien, à l’image de ceux de Chiffra, Boufarik, Oued El Allègue, El  Affroune, Blida et Meftah, est-il déploré. Une situation, qui contraint les bouchers et professionnels du secteur à  recourir aux abattoirs des wilayas voisines (Tipasa et Alger), et jugée " inacceptable " par le wali Mustapha Layadhi, qui a appelé à l’impératif " d’y remédier dans les plus brefs délais". Le chef de l’exécutif a d’ailleurs instruit, à cet effet, de la nécessité  de réouverture de tous les abattoirs concernés après leur réhabilitation,  en y assurant toutes les conditions d’hygiène nécessitées pour la  préservation de la santé du citoyen. Parallèlement, il a recommandé aux P/APC de faire la prospection  d’assiettes adaptées, éloignées des zones d’habitations, en vue de l’accueil de ce type de projets d’investissement. A l’opposé de la filière des viandes rouges, la production des viandes  blanches est en plein essor à Blida, en ayant enregistré une hausse de l’ordre de 180%, représentée par 110.810 qx en 2017, comparativement à  l’année 2000, siège d’une production de 63.180 qx de viandes blanches. Cet essor de la production est partagé par plusieurs autres filières  agricoles, à l’image de l’apiculture, dont la récolte de miel estimée à 917 qx en 2000 a été portée à 4.685 qx en 2017, au moment où la filière lait a  enregistré une collecte de 59 millions de litres l’année dernière, contre 23 millions de litres en 2000. Ces indices de production en hausse réalisés dans plusieurs filières  agricoles locales s’expliquent, selon les chargés de la DSA, par le retour  en force d’un grand nombre d’agriculteurs à l’exercice de leurs activités,  encouragés en cela par les incitations financières multiples décidées par  l’Etat à leur profit, à travers les crédits bancaires, et autres  dispositifs publics d’aide à l’emploi, à l’instar de l’ANSEJ (Agence  nationale de soutien à l’emploi des jeunes) et de la CNAC(Caisse nationale  d’assurance chômage) . Les facteurs formation et sensibilisation des éleveurs sur l’impératif de  la vaccination de leur cheptel ont été, aussi, cités comme des éléments ayant contribué à cet essor.

APS