Imprimer
Catégorie : Energie

Le rapport final de l'étude de faisabilité pour la réalisation d'un centre intégré de traitement mécanique de déchets à Hamissi (Alger) a été présenté lundi à Alger.

Le rapport final comprenant une analyse de la situation actuelle de gestion des déchets au niveau du centre d'enfouissement technique (CET) à Hamissi, a mis en avant les problèmes enregistrés tout en présentant une série de propositions pour y remédier. A rappeler qu'une étude de faisabilité pour la réalisation d'un centre de traitement intégré (CET de Hamissi) dans la wilaya d'Alger a été lancée dans le cadre de la coopération entre l'Algérie et la Corée du Sud. Cette étude a été conférée à l'Agence nationale des déchet (Algérie) et à l'Institut Sud Coréen de l'industrie et de la technologie de l'Environnement (Corée du Sud). Le rapport final a été présenté en présence de la ministre de l'Environnement et des énergies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati, du vice-ministre sud coréen de l'Environnement, Ahn Byung Ok, du premier secrétaire à l'ambassade de Corée du Sud et du directeur général l'Institut sud-coréen de l'industrie et de la technologie de l'Environnement. Présentant le rapport final, le représentant de l'institut coréen a indiqué que "les problèmes enregistrés au niveau du CET de Hamissi sont dues à l'augmentation du volume de déchets produits dans les zones qu'il couvre, estimé de 1.997 tonnes/ jour en 2016". Selon le même DG sud-coréen, l'étude a démontré que la moyenne de récupération demeure encore "très faible" (0,31%) ce qui nécessite, a-t-il relevé, l'amélioration du rendement du tri tout en changeant la méthode de traitement notamment que 99% des déchets réceptionnés sont enfouis". S'agissant des résultats escomptés de ce projet, les experts coréens ont affirmé que la réalisation d'un centre de tri mécanique permettra de réduire le volume de déchets ce qui contribuera au prolongement de la vie des CET. Aussi, l'étude a démontré que la réduction des enfouissements de déchets contribuera à la limitation des polluants écologiques notamment celles affectant les eaux sous terraines. Au volet économique, le rapport a mis en avant la possibilité de valoriser et de vendre les déchets récupérés à travers le tri mécanique outre la récupération de la chaleur générée par la consumation des déchets pour la production de l'électricité. Outre l'amélioration de l'utilisation des technologies dans ce domaine et la création d'emplois, le rapport final a mis en exergue, également, la possibilité de passer d'un système d'enfouissement à un système écologique pour la gestion des déchets. "Conformément aux dispositions de la Constitution et aux orientations du Gouvernement  pour la modernisation du Services public, la politique de maitrise et de gestion de déchets ainsi que son amélioration et sa la modernisation des déchets constitue l'une des priorités", a soutenu Mme. Zerouati dans une déclaration à la presse, ajoutant que l'objectif de cette étude est de parvenir à "zéro déchets non récupérés à l'avenir proche ainsi que leur valorisation en matière d'énergies renouvelables". La ministre a indiqué que "son secteur œuvre à la réalisation d'un grand centre de valorisation de déchets à la Grande Alger (Boumerdes, Blida et Tipasa) à travers la réalisation d'une étude sur terrain pour connaitre tous les détails les détails sur l'acheminement des déchets". "Cette étude faisant partie d'une vision stratégique tend à une prise en charge totale des déchets au niveau de la wilaya d'Alger dont le suivi sera assuré par une commission technique pour définir la prochaine étape de coopération algéro-coréenne", a-t-elle expliqué. La ministre a souligné que "l'exposé présenté montre que la coopération bilatérale ne peut réussir qu'à travers vers la réalisation de projets gagnant-gagnant". Dans le même sillage, la ministre a indiqué que "les relations entre l'Algérie et la Corée du Sud  ont été marquées par un développement notable depuis la visite du président de la République, Abdelaziz Bouteflika en Corée décembre 2003 qui a été suivie par une visite de l'ex-président de la République de la Corée en Algérie mars 2006 durant laquelle une déclaration de partenariat stratégique entre les deux pays a été signée". Pour sa part, le vice-ministre de l'Environnement coréen a affirmé que "cette étude pourrait jouer un rôle important dans la future politique de l'Algérie en matière de gestion de déchets", ajoutant que "toutes les observations  seront prises en compte pour la concrétisation de ce projet, réaffirmant "la volonté de son pays à poursuivre la coopération avec l'Algérie dans le domaine de l'environnement".

T.A