Le constructeur d'automobiles japonais Toyota a annoncé mercredi la reprise progressive de la production sur son site chinois de Tianjin (nord-est), après un arrêt de près de deux semaines consécutif

aux explosions meurtrières qui ont dévasté la zone le 12 août. "A compter de demain (jeudi, NDLR), nous allons progressivement redémarrer la production à Tianjin", a indiqué la compagnie dans un courriel transmis à l'AFP. "Nous agirons avec prudence", a-t-elle promis, assurant "privilégier la sécurité avant toute chose". La première journée sera consacrée aux préparatifs et la reprise elle-même n'interviendra que vendredi. "Pour l'heure, nous avons inspecté les installations et effectué des tâches de maintenance", a précisé Toyota. Le géant de l'automobile a dit ne pas être en mesure à ce stade d'évaluer le manque à gagner, précisant simplement que 4.700 véhicules entreposés sur les lieux ont été endommagés. "Nous prendrons ultérieurement des décisions quant à un rattrapage de la production, à travers des heures ou rotations supplémentaires, en fonction de l'état des installations", a-t-il déclaré. En revanche, les ventes ne devraient pas être "significativement affectées", a ajouté Toyota, qui assure "disposer d'une certaine quantité de stocks" pour satisfaire la demande. Il "ajustera ensuite la production" en conséquence. La production devait initialement être relancée le 17 août après les congés d'été mais les violentes déflagrations, qui ont fait 135 morts, ont bousculé ses plans. Le constructeur a déploré 67 blessés parmi ses 12.000 employés. Le groupe japonais assemble chaque année quelque 440.000 voitures sur le site de Tianjin FAW Toyota Motor (TFTM), soit près de la moitié de sa production en Chine. Le gouvernement chinois a promis de mener une enquête "rigoureuse" sur les cause de la tragédie, qui a suscité de vives inquiétudes quant à la dispersion de polluants toxiques dans l'air et les eaux de la ville, peuplée de quelque 15 millions d'habitants et située à environ deux heures de route de Pékin.