Le projet de réalisation de la ligne ferroviaire Touggourt-Hassi Messaoud (Ouargla) a enregistré un taux d'avancement de 70%, et la réception est prévue durant 2021, a annoncé, à Alger, le ministre des Transports par intérim, Farouk Chiali.

Lors d'une plénière au Conseil de la nation consacrée aux questions orales, le ministre a précisé que ce projet qui s'étend sur une longueur de 154 km et dont la réalisation a été confiée à un groupe d'entreprises nationales, a connu un "retard" depuis son lancement le 8 janvier 2013, en raison de plusieurs obstacles. Entre autres obstacles, le ministre a cité la déviation de la ligne ferroviaire pour éviter les oléoducs de Sonatrach et des lignes à haute tension, ainsi que des gazoducs, des câbles de fibres optiques, des canalisations d'assainissement, outre l'opposition des populations proches du lieu du passage de cette ligne. A une question sur le raccordement des villes de Ghardaïa, Laghouat, Hassi Messaoud et Ouargla à la ligne ferroviaire, M. Chiali a indiqué que cela nécessite la réalisation d'un projet de ligne Ouargla-Hassi Messaoud sur 85 km, Ouargla-Ghardaïa (170 km) et Laghouat-Ghardaïa (170 km). Selon le même responsable, l'Agence nationale d'études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) a entamé l'élaboration des études de faisabilité alors que des décisions seront prises sur la base de leurs résultats par la Caisse nationale d'équipement pour le développement (CNED) conformément au guide de l'efficience des grands projets des ouvrages économique et social.  En réponse à une autre question relative à la non ouverture du port sec public d'Annaba, le ministre par intérim des transports a déclaré qu'une société de logistique multimodale relevant de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), a été créée et entrée en activité en juillet 2012, employant 300 travailleurs et exploite 3 sites au niveau de Skikda et un quatrième site à Annaba. Selon le ministre, le site qui reçoit les conteneurs au niveau du port d'Annaba attend toujours que les restrictions légales soient levées afin de pouvoir l'exploiter au maximum dans le domaine de la logistique. Plusieurs investissements évalués à 1 milliard de dinars doivent être réalisés, à savoir la mise en place d'un système de protection à distance, la fourniture d'un pont-bascule pour peser de conteneurs, d'un scanner, d'un système de lutte contre les incendies, et la construction d'une clôture sur mesure, en plus des travaux de réaménagement fonctionnel relatifs au schéma d'entrée et de sortie des camions et au schéma de gestion des conteneurs.

Pénétrante Djen Djen-El Eulma: des mises en demeure adressées aux maîtres d'œuvre

L'Algérienne des autoroutes (ADA) a adressé des mises en demeure au collectif des maîtres d'œuvre en charge du projet de réalisation de la pénétrante autoroutière Djen Djen (Jijel)-El Eulma (Sétif), en raison du retard accusé dans la cadence de réalisation des travaux, a indiqué jeudi le ministre des Travaux publics, Farouk Chiali. Répondant à la question d'un sénateur sur le projet de la pénétrante autoroutière Djen Djen-El Eulma qui avait démarré en 2014, lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales, M. Chiali a reconnu que "le projet en question accuse effectivement un retard, dépassant de loin les délais de réception fixés dans le contrat (72 mois)", soulignant que face à la lenteur enregistrée dans le rythme de réalisation, l'ADA a adressé, en sa qualité de chef de projet, des mises en demeure au collectif des maîtres œuvre". Le ministre a ajouté que ces maîtres d'œuvre se sont engagés à rattraper le retard accusé et à garantir les moyens matériels et humains nécessaires pour la réalisation dudit projet, soulignant que le collectif des maîtres d'œuvre s'engage à mettre en place un plan opérationnel pour doter le chantier en moyens matériels et humains nécessaires, adaptés à un projet d'une telle envergure. M. Chiali a déclaré que le taux d'avancement des travaux de la pénétrante de l'autoroute Djen Djen (Jijel)-El Eulma (Sétif) avait atteint 42,5%, soulignant que le taux d'avancement du forage du tunnel de 3.695 mètres de long a progressé de 64%. Parmi les raisons qui ont exacerbé le retard du projet, M. Chiali a souligné le relief accidenté de la région et un glissement de terrain (qui nécessite des études et des solutions coûteuses), le croisement du tracé de la route et du canal de déviation du barrage de Tabellout (Jijel) en plusieurs points, en plus de la crise sanitaire mondiale (Covid-19). M. Chiali a souligné l'importance économique et sociale de ce projet de 110 kilomètres de long, qui concerne trois wilayas, à savoir Jijel avec un tronçon de 45 kilomètres, Mila sur un tronçon de 15 kilomètres et Sétif sur 50 kilomètres. Pour rappel, ce projet, qui s'inscrit dans le cadre du Plan d'orientation des routes et autoroutes 2005-2025, a été confié à la société italienne Rizzani et à l'entreprise algérienne SAPTA, et un contrat a été signé avec une société de sous-traitance turque et un bureau d'étude algéro-français qui a été chargé de suivre l'avancement des travaux et leur conformité aux normes internationales.

APS