Le chargé de mission à la Présidence de la république, Brahim Merad, a appelé, depuis la localité frontalière de Tarat (200 km à l’Est d’Illizi), à l’investissement dans le potentiel inexploité du développement rural en vue d’un essor global et durable.

M.Merad, qui s’enquerrait de la situation du développement au village de Tarat, frontalier avec la Libye, au deuxième et dernier jour de sa visite de travail dans la wilaya d’Illizi, a indiqué que les régions à caractère rural et pastoral, recèlent d’énormes ressources naturelles et agropastorales susceptibles de garantir un développement rural et socioéconomique durable, si elles venaient à être exploitées de façon optimale. Admiratif devant l’importance des ressources naturelles et agropastorales de Tarat, il a appelé les jeunes de la région à investir dans ces segments, en tant que moteurs du développement local et leviers de croissance de la production agricole et animale. Brahim Merad a insisté, par ailleurs, sur l’impulsion des projets développementaux pour le bien du citoyen, où qu’il se trouve, en application des instructions du Président de la République Abdelmadjid Tebboune visant à éliminer les disparités de développement entre les régions du pays. Lors de son inspection de projets d’aménagement urbain concrétisés dans le village de Tarat, dont les réseaux d’eau potable, d’assainissement, d’éclairage public et de routes sur 3,5 km, M. Merad a souligné le rôle du citoyen en tant que partenaire essentiel dans l’impulsion du développement, à travers la préservation des acquis réalisés, en plus d’œuvrer aux côtés des autorités locales pour rattraper les insuffisances constatées. Un exposé détaillé lui a été présenté, à cette occasion, sur les projets du secteur des Ressources en eau, concrétisés au cours des deux dernières années et ciblant 13 zones d’ombre avec un total de 42 opérations liées notamment au fonçage et l’équipement de forages, la maintenance et l’extension des réseaux hydriques ainsi que la réalisation d’une station de traitement et de déferrisation de l’eau. Le chargé de mission à la Présidence de la république s’est enquis, par ailleurs, des conditions de scolarisation au niveau de ce village, où il a inspecté un groupement scolaire de classe -B-, comptant six (6) classes, une salle polyvalente et une autre d’informatique et d’Internet, en plus d’un bloc administratif et d’une infirmerie. Au moins 116 opérations de développement ont été concrétisées à travers les zones d’ombre de la wilaya d’Illizi, pour un cout global de 5,77 milliard DA, a-t-on fait savoir.

Orienter les projets en fonction des besoins de chaque région

Le chargé de mission à la Présidence de la République, Brahim Merad, a mis l’accent, dans la wilaya d’Illizi, sur la nécessité d’orienter les projets de développement en fonction des exigences et spécificités de chaque région, notamment celles situées près des frontières, de sorte à prendre en charge leurs besoins urgents de leurs populations et améliorer leur cadre de vie. S’exprimant lors de la visite de villages et zones enclavées de cette wilaya frontalière, M. Merad a affirmé que les instructions du Président de la République Abdelmadjid Tebboune dictent un accompagnement et un suivi continus des besoins de développement des zones d’ombre à travers l’ensemble du pays, et leur concrétisation sur le terrain, surtout pour ce qui concerne les projets de désenclavement et de raccordement aux réseaux d’électricité, de gaz et d’eau, et ce de façon prioritaire en vue de stabiliser leurs populations. Ecoutant un exposé sur la situation des établissements éducatifs dans les zones d’ombre, où 16 écoles ont bénéficié dernièrement d’équipements d’électricité solaire, M. Merad a appelé à veiller à l’amélioration des conditions de scolarisation, notamment en matière de restauration et de transport. "L’Etat a réalisé une avancée notable en matière de prise en charge des besoins dans les zones d’ombre", a-t-il assuré, en précisant à ce propos que 14.000 opérations ont été concrétisées à ce jour, sur un total de 32.700 programmées en faveur des zones d’ombre à travers le pays, pour un coût de 480 milliards DA, englobant l’ensemble des secteurs en rapport direct avec le citoyen. En réponse aux doléances de notables de la zone d’ombre de Tasset, s’articulant autour du déficit en eau dans la région, M.Merad a fait état du lancement d’une opération pour la prise en charge de cette question, à travers le fonçage en urgence d’un puits en vue d’assurer l’approvisionnement de la population en eau, dans de bonnes conditions, plutôt que les procédés traditionnel de puisage. Le chargé de mission à la Présidence de la République s’est enquis, par ailleurs, de la situation des programmes de développement en cours dans des zones d’ombre au Sud d’Illizi, à savoir les villages de Afra, Tamadjert, Ifni, Fadenoune et Tinemri, et concernant les secteurs des Travaux publics, de l’Urbanisme, et des Ressources en eau. Il s’agit de projets de réalisation et de revêtement de routes communales et de wilaya, d’opérations d’aménagement urbain, de réhabilitation de l’éclairage public, de réalisation de réseaux d’eau potable et d’assainissement des eaux usées, ainsi que le fonçage de puits au niveau des centres de vie. Brahim Merad a salué, à cette occasion, les efforts déployés par les pouvoirs publics locaux pour le désenclavement de ces régions et la prise en charge de leurs besoins, appelant, à ce titre, à redoubler d’efforts, à ouvrir des canaux de communication directe entre les responsables locaux et le citoyen et à associer ce dernier dans l’impulsion de la dynamique de développement de la région. Auparavant, le chargé de mission à la Présidence de la République, Brahim Merad, avait effectué une visite similaire dans la wilaya de Djanet, où il s’est enquis de près de la situation du développement et des projets en cours de réalisation, à l’instar du raccordement au réseau d’électricité et la réalisation de l’éclairage public au village de Tini, et un projet d’aménagement urbain au quartier Aghoum et dans les localités d’In-Aberber et Tourest.

APS