La facture d'électricité moyenne des collectivités locales s'élève à près de 27 milliards de dinars par an, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire.

Selon une étude effectuée par les services du ministère, "la facture d'électricité moyenne des Collectivités locales s'élève à près de 27 milliards de dinars par an, ce qui représente 5 % du budget global des communes", a précisé M. Salhi Abdelkrim dans son intervention lors des travaux d'une conférence sur le projet de "renforcement de la gouvernance climatique au service des Contributions déterminées au niveau national (CDN)". L'objectif de réduire la facture d'électricité des collectivités locales, dont la consommation moyenne représente 8 % de la consommation nationale, aura un impact positif sur l'environnement et les changements climatiques, a-t-il dit. En matière de lutte contre les changements climatiques, M. Salhi a indiqué que "plusieurs dispositions ont été mises en œuvre et ont eu un grand impact dans ce domaine, à l'instar de l'encouragement de l'utilisation du gaz liquéfié en tant que carburant pour véhicules et la rationalisation de l'exploitation de l'énergie".     Pour sa part, la directrice des changements climatiques au ministère de l'Environnement, Fazia Dahleb a évoqué le projet de renforcement de la gouvernance climatique au service des Contributions déterminées au niveau national (CDN) appuyées par l'Agence de coopération allemande GIZsoulignant le respect par l'Algérie de ses engagements dans le cadre de la convention de Paris adoptée en octobre 2016.               "L'Algérie s'acquitte de ses contributions financières estimés à 7% pour réduire les émanations de gaz dans le cadre de ce projet et s'est engagée à les augmenter à 22%, si elle bénéficie d'un accompagnement technique et d'un appui financier et international", a-t-elle précisé. En 2013, l'Algérie avait entamé ce projet dans le cadre de la stratégie nationale pour la protection de l'environnement, à l'époque où la tutelle avait élaboré le Plan national climat (PNC) qui a été validé par le conseil du Gouvernement en septembre 2019 et débouché sur une feuille de route, a-t-elle ajouté. Mme Dahlab a souligné que le Gouvernement avait donné des instructions au ministère de l'Environnement pour entamer la lutte contre les changements négatifs du climat et renforcer les capacités au niveau de toutes les wilayas du pays. En 2017, une étude a été réalisée en collaboration avec l'Agence de coopération allemande, pour mettre en relief la fragilité climatique et dire que "les changements climatiques sont une réalité incontournable", a-t-elle noté. Considérée comme wilaya pilote dans le projet aux côtés d'autres wilayas, la wilaya de Djelfa verra l'élaboration d'un guide sur les modalités de réaliser un plan local pour le climat. Le représentant de l'Agence de coopération allemande avait insisté sur l'importance que revêt le projet et les efforts consentis par l'Algérie sur tous les niveaux notamment locaux pour faire réussir le projet. Soutenu par les ministères des Affaires étrangères et de l'Environnement, respectivement comme partenaires politique et technique, ainsi que par d'autres principaux acteurs, ce projet vise à atteindre les objectifs dans le cadre de la gouvernance climatique, ont relevé les organisateurs de cette conférence. Les participants avaient salué les grands efforts de l'Algérie et ses engagements dans le cadre des traités et conventions sur les changements climatiques.

APS