Les participants à une rencontre internationale  sur l’économie, ouverte au centre universitaire Abdelhafid  Boussouf de Mila ont insisté sur l’importance de la diffusion de la  culture et de l’esprit de l’entrepreneuriat  pour le développement  économique et social du pays.

Intitulée l’entrepreneuriat durable : nécessité de la pérennité et de la  créativité, cette rencontre internationale a été organisée par l’institut  des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion, au  centre universitaire de Mila, en présence d’une délégation académique de l’université Ajloun de la Jordanie, ainsi qu’un grand nombre d’enseignants  universitaires et d’instances concernées, a-t-on relevé. La réussite d’une idée concrétisée dans le cadre de l’entrepreneuriat  ne  dépend pas uniquement de l’abondance des ressources financières mais  plutôt du capital des relations et des connaissances, ainsi que la  capacité de prendre l’initiative a indiqué Dr Abdelatif Kerzabi de  l’université de Tlemcen. Au cours de la première séance de cette rencontre, le même intervenant a  considéré que la  propriété de l’entrepreneur est d’apporter de  nouvelles techniques, de produire de nouvelles matières, de chercher des  marchés et d’inventer, soulignant que l’entrepreneuriat et la petite  entreprise étaient toujours dernière chaque mutation économique dans les  sociétés depuis le 8ème siècle. De son côté, Dr Mohamed Ben Eddine de l’université d’Adrar, a estimé au  cours de son intervention intitulée les défis de la promotion de  l’investissement des jeunes au Sud de l’Algérie et ses répercussion sur le  développement local, que les moyennes et petites entreprises font face à  plusieurs problématiques dont la bureaucratie,  le contrôle excessif, la  multiplicité des  instances intervenant dans le processus d’investissement ajoutant que le déficit en foncier industriel, la difficulté de la  commercialisation des produits, le manque de la main d’oeuvre qualifiée sont  autant d’autres difficultés qui freinent l’investissement dans cette  région. Le directeur de l’antenne locale de l’agence nationale de soutien à l’emploi aux jeunes (ANSEJ), Nacer Eddine Khouri a exprimé au cours de son  allocution sur les nouvelles entreprises en tant qu’alternative  économique que les propriétés des entreprises récemment créées  dans le  cadre de l’entrepreneuriat ne sont pas le propre d’un seul secteur et  sont compétitives. Il a également souligné que ces  entreprises ont saisi l’importance de s’adapter avec son temps utilisant les nouvelles technologies de la  communication, ce qui lui ont permis, a-t-il soutenu d’évoluer. M. Merzougui Jad, cadre à l’institut national algérien des propriétés  industrielles, qui a exposé un sujet dont le thème s’intitule la  propriété industrielle des projets d’entreprenariat, a signalé que cet  institut qui permet de la protection des prototypes et des marques  commerciales des entreprises, délivre les brevets des inventions et des  créations selon la loi algérienne en vigueur. D’autres axes et sujets, entre autres la relance du rôle des services liès à l’investissement dans la promotion des petites et moyennes  entreprises, la promotion de l’entrepreneuriat au féminin, le rôle  des moyennes et petites entreprises dans le développement local, seront  traités au cours des séances de travail de cette rencontre qui devra se  poursuivre aujourd’hui.

Lancement de la campagne de récolte de l’ail à Oued Athmania  

L’opération de récolte de l’ail a été lancée dans la commune d’Oued Athmania,  dans la wilaya de Mila, au titre de la  campagne agricole en cours avec une production prévisionnelle estimée à  plus de 600.000 quintaux, a indiqué le directeur des services agricoles 

(DSA). La cérémonie de récolte de l’ail, réalisée sur une surface de 1100  hectares répartis sur les communes de Teleghma, d’Oued Athmania et d’Oued  Segan a été présidée par le wali Mohamed Djamal Khenfar, a-t-on constaté.  In situ, les problèmes d’irrigation agricole, de déficit en eau et de  difficulté liée au pompage de l’eau depuis les oueds de la région ont été  exposés  par les producteurs d’Oued Athmania et le wali de Mila s’est  engagé à autoriser les agriculteurs à procéder à l’irrigation, une fois par  semaine, depuis le barrage Grouz. Cette décision permettra de sauver les récoltes de la saison en  cours, ont  indiqué, dans ce contexte les agriculteurs. Des autorisations d’exploitation des puits d’une manière temporaire en  attendant la réalisation du périmètre d’irrigation du barrage de Grouz,  situé à Oued Athmania, ont été également validées, a affirmé le wali. Le  taux d’avancement de l’étude relative à la réalisation de ce périmètre  destiné à irriguer 3000 hectares des terres de cette région a atteint 50%,  selon la même source. Pour rappel, la commune de Teleghma réceptionnera prochainement la  première tranche de son périmètre irrigué depuis le barrage Beni Haroun, sur une superficie  de l’ordre de 1147 hectares sur un total de 4447  hectares, selon les statistiques établies par l’office nationale  d’irrigation et de drainage (ONID).

APS