Les participants à un séminaire sur les activités  liées à l’exportation, tenu mercredi à Oran, ont appelé à la mise en place  d’un "cluster portuaire" pour booster les exportations.

Dans une communication abordant "l’organisation et les aspects  réglementaires du transport à l’international", lors de cette rencontre  organisée par la Chambre de commerce et de l’industrie de l’Oranie (CCIO)  en collaboration avec société "Générale maritime" (GEMA), Noureddine Koudi,  consultant d’une entreprise privée, a insisté sur la mise en place d’un tel  cluster "pour permettre une meilleure gestion logistique des flux avec une  implication de tous les acteurs portuaires". "La feuille de route existe. Il suffit seulement de mettre en place son  fondement", a-t-il souligné devant l’assistance constituée pour l’essentiel  d’opérateurs économiques locaux, appelant également à l’activation du  comité de facilitation (FAL) visant à faciliter le trafic maritime  international des marchandises à l’export. "Une opération d’exportation est une solution. Outre l’impact qu'elle a sur le niveau du fret maritime se traduisant par une réduction des coûts,  elle  présente un autre avantage, celui d’encourager les parties impliquées  dans ce cluster à créer un environnement propice pour une meilleure gestion  des flux et une meilleure commercialisation", a-t-il ajouté. Le transport logistique à l’export est un outil pour booster les  opérations de commerce extérieur et augmenter le produit intérieur brut  (PIB), a-t-il soutenu, notant que l’objectif est de mettre en synergie  l’ensemble des acteurs intervenant dans la gestion de l’entreprise  portuaire. Pour sa part, le directeur de l’Ecole de GEMA (Alger) (relevant de la société GEMA), Ramdane Ammour, a mis en avant la nécessité d’améliorer la chaîne logistique pour permettre aux produits algériens d’être compétitifs à l’étranger. Le coût de la logistique est de 30 % en Algérie, alors qu’il est de 10 %  en Europe, a-t-il fait savoir, se désolant que les produits algériens, très  compétitifs en terme de coûts de la main d’oeuvre, partent avec un tel  handicap. "Les ports secs sont salutaires pour avoir diminué sensiblement la  congestion au niveau des ports, mais générateurs de surcoûts", a fait  remarquer un intervenant, ajoutant que le transport du conteneur et autres  taxes sont noyés dans le forêt maritime qui coûte cher, nonobstant les surestaries. Pour sa part, le directeur régional des Douanes, Abbas El Hadi, a affirmé  que les Douanes algériennes sont dotées d’instruments juridiques, avec à la clef la ratification de conventions douanières, rappelant la mise en place  du statut d’opérateurs agréés et citant une d’entreprise locale sur 300  entreprises nationales bénéficiant de mécanismes de facilitation à  l’export, ainsi que la conclusion d’accords commerciaux avec l’Union  européenne et dans le cadre de la Zone arabe de libre échange (GZALE). La loi confère aux opérateurs agréés plusieurs avantages dont celui de  pouvoir exporter sur simple déclaration et autres allègements de  procédures, a-t-il dit à ce propos. Les débats ont porté notamment sur la chaîne logistique portuaire et l’efficience des opérations portuaires.

APS