Les professionnels du secteur de la tomate  industrielle prévoient une "grande régression" de la production à Guelma,  au titre de la saison 2016-2017, en raison de l’importance de la superficie  affectée par le déficit en eau d’irrigation, a estimé le président  de l’association de wilaya de producteurs de tomate industrielle, Rabah  Benteboula.

Plus de 1000 hectares de la surface plantée en tomate ont été totalement  perdue, a indiqué à l’APS Benteboula, précisant que cette superficie a été  tardivement plantée et ses exploitants n’ont pas pu l’irriguer suffisamment  pour pouvoir produire. Environ 2.500 autres hectares sauvés de la sècheresse ne pourront  toutefois avoir un rendement supérieur à 300 quintaux à l’hectare soit à  peine la moitié du rendement moyen à l’hectare habituellement estimé à 600  quintaux, a ajouté le représentant des producteurs. Ce déficit en eau d’irrigation est dû à un recul à moins de 15 % du niveau  d’eau du barrage de Bouhamdane ayant nécessité l’arrêt de l’opération de pompage des eaux d’irrigation depuis le début de la saison, a souligné le  président de l’association des tomati- culteurs de Guelma. Au cours de la dernière rencontre avec les autorités de la wilaya, les producteurs ont été informés de l’impossibilité d’entreprendre quoique ce soit pour sauver ce qui peut l’être, a confié  Benteboula qui a estimé que cela constitue "un choc et une déception" pour  les producteurs à deux semaines du lancement de la campagne de cueillette  de tomate. Les efforts déployés par toutes les parties, y compris les autorités de la  wilaya durant cette crise, ont permis de mobiliser 22 millions m3 des  barrages de Bouhamdane et de Sedrata (Souk Ahras). Seuls 6 millions m3 de ce volume, a-t-il ajouté, ont pu être acheminés  vers les champs de tomate et le reste est allé vers la mer via Oued  Seybouse du fait de la nature du périmètre d’irrigation qui contraint au  pompage dans ce cours d’eau. Les surfaces de culture de tomate industrielle sont concentrées dans les  communes de Guelma, Belkheir, Boumahra, Bouchegouf, Béni Mezlin, Djebala  Khemissi, Medjaz Amar et Hammam Debagh qui sont toutes situés sur les deux  rives d’Oued Seybouse et irriguées à partir du barrage de Bouhamdane. Pôle national de la tomaticulture, la wilaya de Guelma a réservé près de  4.000 hectares à cette culture dont la production devra avoisiner les 3,2  millions quintaux.

APS