Une soixantaine d'exposants ont pris part, à Bejaia, à l'ouverture de la semaine maghrébine du tourisme et de  l'artisanat. Les participants, issus de 18 wilayas auxquels se sont associés des  représentants de Tunisie et de Libye,

y offrent une foule de produits  alliant, bijoux, poterie, bois, céramique et vêtements, proposés autant à  la vente qu'à la découverte, avec en filigrane, "susciter l’intérêt du  public pour l’artisanat et l'authenticité maghrébine, et partant leur  développement". "Partout dans le monde, l’artisanat recule. Mais au Maghreb, elle l'est  encore davantage. C'est pourquoi, il est impératif de conjuguer les efforts  pour en préserver les métiers" relève un représentant Tunisien, qui y voit  en l'espace algérien, un débouché idoine pour les (efforts) matérialiser". Un sentiment du reste partagé, par le président de l'association "lumières  d'artistes", Abderahmane Bouaita, organisateur de l'événement, qui croit que  "les métiers de l'artisanat se développent avec une forte dynamique dans le  pays, lequel, a terme est capable de fédérer les énergies et les  potentialités maghrébines". Parmi les exemples montrés à l'occasion, celui de la sculpture sur cuir  reste le plus probant, en raison du peu de cas qui lui est consacré et de  ses exigences rares.  L'un des exposants, en a profité ainsi pour reproduire sur cette matière,  des figures de scène rupestre de l'Ahaggar, assorties de surcroît, d'un  support de texte, puisés directement d'un ouvrage d'une anthropologue  nationale notoire et qui trace des milliers d'années d'histoire sur l’épopée civilisationnel berbère. En fait l'exposition, déroulée autant dans les halls du théâtre qu'a  l’extérieur, sous des chapiteaux, montés à même les trottoirs du boulevard  Amirouche, offre une réelle opportunité, notamment pour les estivants et  les touristes afin de découvrir tout un univers de métiers d'art méconnus  et un motif supplémentaire pour chiner et acquérir des oeuvres. La manifestation s'étalera jusqu'au 06 juillet prochain.

APS