L’association oranaise "Boudour" prépare, en  partenariat avec le laboratoire de conservation des zones humides de  l’université de Guelma, une formation sur le comptage et le baguage des  flamants roses, afin d’améliorer le suivi de ces oiseaux dans la région  ouest, a-t-on appris auprès des initiateurs du projet.

Les membres de ce laboratoire, qui suit depuis plus d’une dizaine d’années  l’hivernage et la reproduction du flamant rose à travers différents sites  sur le territoire national, ont constaté un manque de données dans la  région ouest, ce qui les a poussé à proposer une telle opération pour la  wilaya d’Oran, a indiqué un de ses membres, Dr Bouzid Abdelhakim. Cette formation s’adresse principalement aux universitaires, ornithologues  notamment et éventuellement à des forestiers qui effectuent les comptages  annuels des oiseaux migrateurs, a-t-il précisé soulignant que l’équipe  scientifique du laboratoire de Guelma est le seul à faire le baguage sur le  plan national, maghrébin et arabe. En plus de récolter des données (mensurations, comportement, ..), le  baguage, qui consiste à placer une bague électronique autour des pattes des oiseaux, permet d'identifier et de suivre les déplacements des flamants  adultes tout au long de leur vie (jusqu'à plusieurs décennies), autour de  la Méditerranée et jusqu'à l'Afrique de l'Ouest ou la Turquie. Prévue pour les premières semaines après la rentrée sociale, cette  formation touchera l’aspect théorique, et aussi pratique qui se déroulera  fort probablement dans le lac Télamine dans la daira de Gdyel (Oran), un  des sites les plus importants en matière de rassemblement des flamants  roses sur le plan national, a noté Dr Bouzid. Le laboratoire de la conservation des zones humides s’est lancé dans le  baguage des flamants roses en 2006, cumulant 5 opérations ayant permis le  baguage de plus de 1.300 échassiers: une centaine en 2006 au Lac Zemoule (Ain M’lila), 638 à El Goléa et Zemoule en 2009 et plus de 800 à Sebkhet  Séfioune (Ouargla) et à Zemoule en 2011.

APS