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Catégorie : Regions

Le volume des eaux épurées, destinées à  l’irrigation agricole sur l’ensemble de la région ouest du pays, a atteint  les 50.000 m3/jour, a-t-on appris de la directrice de l’exploitation et de la maintenance au niveau de l'Office national de l'assainissement (ONA), zone d’Oran.

 

Les eaux traitées au niveau de neuf stations d’épuration des eaux usées (STEP) sur les 42 existantes dans la région ouest vont à l’irrigation de  l’arboriculture et de la céréaliculture, a indiqué Nacéra Belamri. Dans le secteur de l’agriculture, l’utilisation de l’eau non  conventionnelle est une ressource additionnelle pour l’irrigation, surtout  que les eaux usées épurées sont une source d’éléments fertilisants  permettant une économie de l’engrais, a-t-elle souligné. Ce volume a été atteint grâce à la réception de nouvelles stations,  notamment celles d’Ain Temouchent avec une capacité de traitement de 10.000 m3/jour et de Bouzedjar (4.000 m3/j). Les eaux épurées servent à l’irrigation des oliviers dans la wilaya de  Mascara, les céréales à Ain Temouchent et les agrumes dans d’autres  wilayas, a expliqué Mme Belamri, notant que l’exploitation de ces eaux est  contrôlée par des comités de suivi de la réutilisation, qui s’assurent que  ces eaux ne vont pas à l’irrigation des cultures maraîchères par exemple. Alors que la réutilisation agricole des affluents urbains est largement  pratiquée dans le bassin méditerranéen, l’utilisation des eaux usées  épurées pour l’irrigation des terres agricoles est encore à ses débuts en  Algérie, étant souvent pratiquée à titre expérimental, a fait savoir la  même responsable. "L'installation des stations d'épuration en aval des réseaux existants  constitue non seulement une des solutions pour la protection de nos  ressources en eau du milieu naturel et, par conséquent, de l'environnement,  mais peut également être un apport non négligeable pouvant satisfaire les  besoins agricoles", a déclaré Nacéra Belamri.

Projet d’un espace de services à proximité de la pêcherie

Un espace de services sera réalisé à proximité de  la pêcherie d’Oran, dans le cadre d'un investissement public-privé, a-t-on  appris du wali d’Oran, Mouloud Chérifi. En visite au vieux quartier de Sidi El Houari, le wali a indiqué que  l’étude est en cours pour la création de cet espace regroupant des  restaurants de poissons et des cafétérias et pouvant constituer une aire de  repos et de détente au profit des familles. Des marches menant au fort de Santa Cruz seront réalisées sur les hauteurs  du mont Murdjadjo dans le cadre d'une opération à l'étude, dotée d’une  enveloppe financière de 6 millions DA. Non loin de la poissonnerie d’Oran, un autre espace similaire sera réalisé  après la démolition de quatre anciens bâtiments. Il regroupera des  restaurants, des cafétérias et d'un parking de véhicules avec la  réalisation de passerelles menant à la place Kleber au coeur de haï Sidi El  Houari donnant une vue sur la frange maritime.  Cet espace pourra prendre après l’achèvement de l’aménagement la dimension  d'un pôle de détente des familles oranaises et des touristes, a souligné M.  Chérifi. En inspectant le chemin menant au pont Zabana situé au prolongement du  boulevard de l'ALN (ex Front de mer à l'Est d'Oran, le wali a insisté sur l’intensification des actions de reboisement et de création d'espaces verts  et le renforcement de l’éclairage public, en plus de l'installation de  matériel sportif pour les jeunes. Mouloud Chérifi a aussi mis l'accent sur la reconversion d'un site,  utilisé pour l'artillerie lourde par le colonisateur français pendant la  deuxième guerre mondiale, en lieu de mémoire avec la réalisation d’une  fresque symbolisant cette époque.  En marge de sa visite d’inspection, le wali a fait savoir que le projet du  téléphérique d’Oran sera relancé avec la désignation d'une autre entreprise qui le prendra en charge dans les brefs délais.

APS