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Catégorie : Regions

Les participants à une conférence-débat sur  le développement de la coopération industrielle et technologique  franco-algérienne, organisée à l’université Mouloud Mammeri de  Tizi-Ouzou, ont unanimement appelé à amplifier les "dynamiques de  coopération" entre les deux pays.

La rencontre qui intervient à l’issue d'une deuxième visite de la  délégation française en prévision de la préparation du séminaire sur la  coopération industrielle et technologique algéro-française qui se tiendra  en septembre prochain, a été l’occasion pour les deux parties de leurs objectifs. Plaidant pour la mise en place d'une stratégie de croissance industrielle  locale dans le cadre de ce partenariat, Lakhdar Madjène du Forum des chefs  d'entreprise (FCE) a indiqué que la wilaya de Tizi-Ouzou recèle d’énormes  potentialités industrielles et humaines dans plusieurs domaines qui ont  besoin d’être exploitées et accompagnées afin de leur offrir de meilleures  conditions d’évolution et de développement de leur compétitivité". De son côté, le haut responsable à la coopération industrielle et  technologique franco-algérienne, Jean-Louis Levet, a indiqué que l’objectif  de cette visite est de "voir comment nous pouvons ensemble, avec opérateurs de la wilaya de Tizi-Ouzou, amplifier les dynamiques de  coopération dans le domaine économique, des relations  universités-entreprises, dans quelques mois et dans la durée". "Nous avons besoin de comprendre les attentes et les besoins du tissu  entrepreneurial de la wilaya, et nous allons continuer à coopérer avec les  industriels de la wilaya de Tizi-Ouzou dans le cadre d’une stratégie  gagnant-gagnant qui vise la création de richesses et d’emplois ainsi que le  développement de relation d’égal à égal, comme cela a été le cas à Sétif et  Oran", a-t-il ajouté. Lors des débats, plusieurs chefs d'entreprises, notamment des jeunes  opérateurs, ont soulevé les contraintes, souvent logistiques commerciales, face auxquelles ils se trouvent confrontés dans le  développement de leurs entreprises et "l'absence de solutions à un niveau  local". " J'ai acquis des machines de France pour le développement de mon  entreprise, mais, à la première défection, il m'a fallu attendre des mois  avant de recevoir la pièce de rechange, ce qui n'a pas manqué d'altérer mon  entreprise sur tous les plans", a affirmé un jeune entrepreneur en  électrotechnique qui a plaidé pour la création d'un "partenariat qui puisse  répondre aux besoins des entreprises locales là où elles se trouvent". Lors de la première visite de la délégation française, en février dernier,  un comité de pilotage a été créé avec un ensemble de structures d’intermédiation qui assure la relation avec le monde des entreprises et  qui a pour mission d’identifier et d’accompagner les projets de en partant de la connaissance du tissu industriel de la wilaya. Une enquête touchant 120 entreprises au niveau de la wilaya a été lancée  pour établir les différents domaines d’activités, les attentes et les  projets qu’elles souhaitent développer avec les opérateurs français. Le  rapport de ce comité qui sera remis en septembre prochain, permettra alors d’établir un plan d’action et de passer à la mise en oeuvre des projets de  coopération retenus.

 

Les prix des différents produits de consommation sont "relativement stables" 

Les prix des différents produits de  consommation sont restés ½ relativement stables » durant les cinq premiers  jours de ce mois de ramadhan, apprend-on auprès de la Direction du  commerce de la wilaya. "Les prix de la plupart des produits sont restés relativement stables par  rapport à leurs prix d’avant ramadhan. Mis à part trois produits, la  carotte, la courgette et l’oignon, qui avaient enregistré une certaine  hausse deux jours avant le début de ramadhan, pour ensuite se stabiliser,  également", indique Adjabi Kada, directeur de wilaya du commerce. Dans l’ensemble, a-t-il assuré, les services de la Direction du commerce  "ont enregistré une stagnation des prix de la plupart des produits" avec  des fluctuations relatives concernant certains produits. "Pour la journée  du 20 mai, par exemple, l’ensemble des prix sont restés stables, la carotte  a augmenté de 30 DA et la pomme d’importation qui se vendait à 1000 DA le  kilo a baissé de 250 DA" précise-t-il. Phénomène récurrent à chaque veille du mois sacré, la hausse des prix des  produits de consommation est devenue un véritable casse-tête, et pour le  citoyen et pour les autorités, à cause de "la cupidité de certaines  personnes souvent étrangères au secteur du commerce et qui versent dans la  spéculation", fait-il remarquer. A ce propos, et concernant les marchés informels qui voient le jour mois de ramadhan, le responsable affirme que ses services, en collaboration  avec la sûreté de wilaya, ont procédé au démantèlement de plusieurs marchés  du genre"Depuis le début de ce mois sacré, nous avons réussi à éradiquer quatre  marchés informels de détail, l’un au centre-ville de Tizi-Ouzou, un à  Azazga, un à Draâ-el-Mizan et un autre Draâ-ben-Khedda, ainsi que deux  marchés de gros à Tadmait et Thala Athmane", souligne-t-il. S’agissant des produits subventionnés par l’Etat et dont les prix sont  réglementés, la même source assure qu’"aucune augmentation n’a enregistrée à ce jour", reconnaissant, au passage, "quelques perturbations  minimes dans la distribution au niveau de certaines localités". Enfin, et au sujet des contrôles sur le terrain, le responsable du  commerce au niveau de la wilaya indique que "les contrôles sont quotidiens  et les infractions existent, mais elles sont moindres en comparaison avec  les années précédentes", ajoutant, à ce propos, que "ce sont souvent les  jeunes, nouvellement venus au commerce, qui en sont les auteurs". Cette même frange de la population, soutient-il, est également "la même  qui se rend coupable de changement d’activité durant ce mois sacré".

APS