Une nouvelle spécialité, conduite des navires  aquacoles, sera introduite au niveau de l’Institut technologique de la pêche et de l’aquaculture (ITPA) d’Oran dès la rentrée pédagogique  2018-2019, a-t-on appris du directeur de cet établissement.

La formation de cette nouvelle spécialité, dédiée aux établissements de  formation de pêche et aquaculture, d’une durée d’une année scolaire  seulement, sera sanctionnée par un diplôme qui ouvre droit à un fascicule  de pêche, a indiqué à l’APS Houari Kouicem, avant d'annoncer que les  inscriptions sont désormais ouvertes au niveau de l’ITPA d’OranIl est prévu, à la faveur de la rentrée pédagogique fixée au 7 octobre  prochain, l’ouverture d’une ou deux classes pour la formation de conducteur  de navire aquacole pour les postulants dont l’admission requiert un niveau  de 9ème année scolaire et plus, après un examen prévu en septembre  prochain, a ajouté le même responsable. Cette nouvelle spécialité (conduite des navires aquacoles) est venue à  point nommé avec l’introduction de nouveaux programmes de formation (16),  révisés par la Direction générale de la pêche et de l'aquaculture (DGPA) et  certifiés par la Direction nationale de marine marchande (DNMM), et ce,  dans les différentes filières de formation, a souligné la même source, tout  en précisant que ces programmes sont adaptés aux normes telles que fixées par l’Organisation maritime internationale (OMI). Créée en 1982 en tant qu’école de formation de pêche, avant d’être  transformée en Institut de formation de pêche en 2005, l’ITPA d’Oran,  assure depuis son transfert à Bir El Djir (Oran) en 2011, plusieurs  filières de formation dont, notamment, celles de lieutenants mécaniciens,  lieutenants de pêche, techniciens supérieurs en aquaculture, techniciens  aquacoles, techniciens électro-motoristes, marins qualifiés, permis de  conduire et autres. Selon le directeur de l’ITPA d’Oran, il es prévu, prochainement au profit des formateurs de la région ouest, une semaine de formation sur les  nouveaux programmes à Ghazaouet (Tlemcen).

Recours aux chaussures orthopédiques par nécessité de santé ou par fantaisie 

Le recours à la chaussure orthopédique se fait  de plus en plus grand à Oran et ce, par nécessité de santé ou par  fantaisie, à tel point que pratiquement tous les magasins en vendent. La quasi totalité des commerces proposent aujourd'hui ce genre de  chaussures importées d'Europe, et dont la vente se limitait il y a quelques  temps à un seul local situé près du marché populaire "Les Aurès" (ex La  Bastille) au centre-ville d'Oran. La prolifération de ces chaussures médicales suscite un engouement sans  cesse croissant auprès de citoyens de différents âges et couches sociales,  animés, les uns, par un souci de protection du pied et, les autres, par un  désir de confort obéissant à une tentation de la mode, dont notamment des  adolescents et des jeunes, comme l'a fait remarquer un marchand activant à  proximité du CHU d’Oran. Contrairement à une époque pas assez lointaine, la confection de ce type  de chaussures connaît actuellement une évolution en terme de design, de  couleurs et d'adaptation aux périodes hivernale et estivale, a-t-on  constaté lors d’une tournée à travers les magasins de chaussures dans la  capitale de l'Ouest du pays.  La vente de ce genre de chaussures, qui se limitait autrefois aux centres  d'appareillages orthopédiques et de produits parapharmaceutiques, propose  aujourd'hui des gammes variées de sabots, sandales et pantoufles de  différentes marques et conceptions. Joignant l'élégance à l'attirance, ces  chaussures de dernier cri répondent à tous les goûts, ce qui crée une  demande croissante de clients à la recherche de la chaussure idéale : confortable et reposante aidant à la marche. Une sexagénaire présentant une déformation à l'orteil de son pied gauche a  confié acheter des chaussures adaptées d'Espagne et de France. "Je  n'accorde aucune attention à la forme et à la conception de la chaussure,  pourvue qu’elle soit sanitaire", a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle préfère  acheter les sabots pour soulager ses pieds. Un grand nombre de femmes au foyer et d'employées utilisent des chaussures  orthopédiques en matière plastique  antidérapantes pour le ménage, notamment lorsqu'elles utilisent des  produits de nettoiement du sol pour éviter toute glissade ou chute pouvant  leur causer des fractures parfois coûteuses, surtout celles souffrant  d'ostéoporose.  Le recours aux chaussures médicales est souvent recommandé par les  chirurgiens orthopédistes et traumatologues, a indiqué un commerçant au  marché de hai Medina Jdida, ajoutant que ce type de chaussures ne se limite  plus aux personnes âgées, diabétiques et souffrant de dorsalgie ou de  problèmes d'articulation. "Elles sont même chaussées par ceux qui marchent  trop et qui travaillent debout pendant de longues heures".  "Les spots publicitaires diffusés par certaines chaînes satellitaires  étrangères et à travers l'internet jouent un grand rôle en encourageant le  consommateur à acheter des chaussures confortables", a ajouté ce vendeur. Le président de l'Observatoire national du handicap, de réadaptation  fonctionnelle et de déontologie médicale a estimé, pour sa part, qu’il y a  une prise de conscience en Algérie de l'importance de porter des chaussures  orthopédiques durant ces dernières années. Un travail d'éducation et de sensibilisation sur la protection des pieds est à l'origine, a-t-il  soutenu. "Nous constatons que de nombreuses maladies proviennent d'un manque de  souci pour le pied. Il est du devoir des citoyens d’accorder plus d’intérêt  à ce membre complexe, qui renferme un grand nombre de muscles aidant à  marcher, à se tenir debout et s'adapter à toutes les situations", a-t-il  souligné"Dans le cas de déformations de toute nature, il peut y avoir des effets  négatifs sur l'état de santé de l'être humain", a également fait savoir ce  professeur clinicien, Khaled.  "Dans certains cas nous avons des complications dans les pieds, des  malformations minimes nécessitant une intervention chirurgicale et parfois  nous avons besoin simplement de chaussures orthopédiques pour calmer la  douleur", a encore déclaré ce spécialiste. Le prix de la chaussure orthopédique ou médicale peut atteindre 10.000 DA. Certains vendeurs ont introduit, cette saison estivale, des réductions sur les sandales en matière plastique à 50% pour attirer les  clients qui les utilisent dans les plages pour se prémunir contre la  chaleur du sable. La cherté de ces chaussures importées de divers pays européens et même de  Chine est justifiée par la perte de change due à l'augmentation de la  valeur des devises récemment, a signalé un gérant d’un magasin de matériel  médical situé à proximité du CHU d’Oran. Le chef du bureau produits et services industriels à la Direction du  commerce de la wilaya d’Oran, Boutaleb Mohamed Bachir, a expliqué que les  prix sont libres et varient selon l'origine et la qualité produit,  soulignant qu'en cas d'analyses de la qualité du produit, les compétents procèdent au contrôle de la facture pour savoir l'origine réelle  de ces chaussures. "Pour ce qui est de la qualité des chaussures sur le marché, on peut dire  qu'en général elle est mauvaise ne prenant pas en considération les mesures  requises dans la fabrication de ce type de produits, à l’exception de ceux  vendus dans des pharmacies et les centres d'appareillages", a souligné le  président de l'Observatoire national du handicap, de la rééducation  fonctionnelle et la déontologie de santé. Plusieurs magasins proposent des chaussures dites "orthopédiques" mais en  fait "elles sont contrefaites, d’où la prudence", a mis en garde le  professeur clinicien Khaled, qui est chef de service de médecine au CHU d'Oran.  L'étiquetage est contrôlé pour ce genre de marchandises. Il doit comporter  l’identité de l’importateur ou du fabricant avec la mention "orthopédique",  a souligné le chef de bureau des produits industriels et des services à la  direction du commerce. Si l'étiquette ne correspond pas aux critères  définis par la loi portant sur la protection du consommateur et ne porte  pas la fiche technique qui confirme que le produit est orthopédique, la  marchandise est suspendue, a-t-il noté. Les services de la qualité et de la répression de la fraude à la Direction  du commerce d'Oran ont reçu une plainte d'un citoyen qui a acheté chaussures d'une pharmacie. "Après inspection, il s’est avéré qu’elles ne  sont pas conformes à l'information mentionnée sur l’étiquette, ce qui a  entraîné la saisie de 12 paires de chaussures, l'établissement d'un  procès-verbal d’infraction et le remboursement de la somme au client", a  indiqué Mohamed Bachir Boutaleb à titre illustratif.  Pour la protection du consommateur, une équipe mixte a été mise en place  au début de cette année regroupant des représentants des services du  commerce et de la santé et de la population, a-t-on fait savoir.

APS