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Catégorie : Regions

Plus d’une quarantaine d’exposants, ont marqué  de leur présence, mercredi à Tiniri dans l’Akfadou, à 75 km à l’ouest de  Bejaia, l’ouverture du 2ème salon éponyme de l’agriculture de montagne.

Dans un esprit convivial et festif, tous s’y sont donnés rendez-vous pour  partager leur métier, leur savoir-faire, voire leur passion et présenter  non sans fierté leurs produits, considérés, par chacun, comme authentique,  naturel et biologique, multipliant les louanges envers les visiteurs et les  offres de dégustations pour titiller leurs papilles.  Outre Bejaia avec ses régions, dont Ath Mançour, Ath Ouaghlis, et  Ath-Aidel, d'autres wilayas, notamment Batna, Alger, Tiaret, Tizi-Ouzou,  Oran, Sétif et Oum-El-Bouaghi sont également présentes à ce salon. De la figue, de l’olive et de l’huile d’olive, du caroube et de son  chocolat, de la cerise confit, y sont déclinés, à côté des produits  maraichers, pour le moins alléchants et du miel, roi sans conteste de  l’évènement. Et pour cause. Depuis quelques années, l’Akfadou est devenu le premier  bassin mellifère de la wilaya avec une production de près de 1,5 quintal,  des espaces dédiés de plus en plus en importants et des variétés (qualités) de plus en plus amples. Si bien que le salon, de par le nombre de  stands consacrés au miel et des apiculteurs présents a vite pris l’allure  d’une fête, célébrant la ruche. Même les conférences organisées, à ce titre, en guise d’animation  parallèle ont toute focalisé sur ce produit qui selon certains spécialiste  en api-thérapie peut créer annuellement au plan national 10.000 emplois par  an et susciter un chiffre d’affaire de plus de 03 milliards de dinars ,  incitant les producteurs locaux et les paysans en général à s’y impliquer  et à s’organiser pour produire mieux et plus, a fortiori dans les montagnes  ou le potentiel reste "insoupçonnable". A l’évidence, cette approche, n’en est qu’un aspect d’une vision globale  en développer en terme d’agriculture de montagne, qui reste un vivier aux  potentialités énormes, dira Le professeur .Madani de l’université de  Bejaia, qui a tenu toutefois à faire le distinguo entre l’agriculture de  masse, pratiquée dans l’arrière-pays et l’agriculture de montagne, dont la  spécificité ne concerne en fait que les versants présentant des pentes de  plus de 12 %. Mais dans les deux cas, a-t-il soutenu, il faut mettre les  moyens, pour y sortir de leur caractère vivrier voire de subsistance pour  un développement agricole, orienté vers l’industrialisation et la  transformation. En tous cas, l’évènement étalé sur deux jours a démarré pied au plancher,  en favorisant la convivialité, le commerce, les visites pastorales à  travers forets et champs et la réflexion sur l’avenir. Le succès est déjà  garanti.

APS