| Algérie-Union européenne : Les exportations algériennes vers l’Europe stagnent |
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| Écrit par Mouloud Ait Ali |
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Les produits industriels correspondant à l’Annexe 2 de l’AA représentent 92% des exportations et les produits alimentaires seulement 7,5%. «Les exportations de produits industriels de l’Algérie vers l’Europe n’ont pas été et ne seront pas influencées par les dispositions tarifaires de l’Accord d’association avec l’UE ». Des experts chargés de faire le point sur la mise en oeuvre de l’accord d’association (AA) entre l’Algérie et l’Union européenne, estiment dans leur bilan final, que les exportations en valeur entre 2008 et 2007 ont augmenté globalement de 10,8 % et de 19,7 % vers l’UE. « Ces taux de progression restent très inférieurs à ceux des importations mais ils montrent, il est vrai sur une période très courte que l’accès au marché européen est relativement plus facile pour les exportateurs Algériens que l’accès aux autres marchés », relèvent-ils. Il n’en demeure pas moins que les montants des exportations hors hydrocarbures restent «très faibles » pour un pays dont la capacité de production dans tous les secteurs est sous utilisée. Les produits industriels correspondant à l’Annexe 2 de l’AA représentent 92% des exportations et les produits alimentaires seulement 7,5%. Les exportations des produits industriels sont concentrées sur un petit nombre de produits chimiques, solvants, ammoniaque, méthanol dérivés indirects de l’industrie pétrochimique et quelques métaux. De plus, les montants exprimés en dollars surestiment les valeurs en euros des exportations algériennes. «Les produits alimentaires exportés ne représentent que 7,6% des exportations globales et sont concentrées sur un petit nombre de produits : cinq produits représentent plus de 50% des exportations », indique cette étude. Le démantèlement tarifaire prévu par l’AA se déroule, est-il mentionné dans le rapport, en quatre temps. Un démantèlement immédiat des intrants et des produits semi transformés (A2), un premier calendrier, jusqu’en 2012, pour les produits industriels transformés (A3) et un deuxième calendrier, jusqu’en 2017 pour les produits finis (A3a). A ces calendriers s’ajoute un troisième agenda pour les produits industriels non traités lors de la négociation, pour les produits agricoles et les services. Pour ces produits et ces services un rendez vous a été fixé en 2010. «L’impact du démantèlement tarifaire sur les prix des biens importés de la liste A2 est un peu inférieur à 15% et concerne les matières premières et les intrants industriels. Entre 2007 et 2008 les importations de ces produits en provenance de l’UE qui représentent 40% du total des importations à partir de cette région du monde ont augmenté de 35% alors que les importations globales de l’Algérie en valeur s’accroissaient de 30,2 % », expliquent les rédacteurs du rapport. Puisque la suppression des tarifs douaniers sur les intrants a un effet favorable sur la protection effective des industries domestiques, elle devrait contribuer à ralentir la hausse des prix des produits finis. Toutefois, la transmission de la baisse des tarifs douaniers à la baisse des prix des produits finis n’est pas observée, constatent-ils, en raison probablement du comportement de marges des entreprises qui s’appuient sur un marché peu concurrentiel. Par ailleurs, les produits importés de l’Annexe 3 soumis au calendrier de démantèlement qui doit s’achever en 2012 représentent environ 40% des importations totales et regroupent principalement dans la nomenclature HS2 les produits pharmaceutiques et chimiques et les machines. Concernant les produits pharmaceutiques, la suite de l’industrie algérienne nécessiterait une restructuration et une importante mise à niveau, suggèrent-ils. La production domestique de médicaments a couvert environ 37% des besoins nationaux en 2008. « L’Algérie semble aujourd’hui dans l’incapacité de restreindre significativement les importations de ces produits à court terme. Toute mesure de prohibition serait probablement contraire aux dispositions de l’Accord. De plus dans ce secteur où paradoxalement on observe une sous utilisation des capacités de production, des difficultés liées à la protection de la propriété intellectuelle sont un obstacle à l’investissement étranger », révèlent ces experts. Il convient de noter qu’en 2007 et en 2008 l’abattement tarifaire sur cette catégorie de produits était respectivement de 20% et de 30% sur un tarif moyen de 9% environ. Le tarif théorique était par conséquent de 7,2% en 2007 et de 6,3% en 2008. Cette baisse du tarif douanier ne peut expliquer l’augmentation de 62% des importations entre 2007 et 2008… M. A. A. |







