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Catégorie : Actualite

Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du Territoire, M. Kamel Beldjoud a indiqué hier à Alger que ses services s'employaient à "revoir" le mode de fonctionnement de la Délégation nationale aux risques majeurs et à la doter des ressources "nécessaires" pour qu'elle puisse s'acquitter pleinement de ses missions.

Dans une allocution à l'ouverture des travaux de la Conférence nationale sur la stratégie nationale de prévention et de gestion des risques majeurs, M. Beldjoud a affirmé que son département ministériel "œuvre à revoir le mode de fonctionnement de la Délégation nationale aux risques majeurs et à la doter des ressources nécessaires pour qu'elle puisse s'acquitter pleinement de ses missions". Il a souligné, dans ce cadre, l'impératif pour la Délégation d'avoir une vision prospective des risques naturels. Relevant qu'il s'agit par cette révision d'assoir une nouvelle dynamique qui cadre avec les objectifs de la Stratégie nationale de prévention et de gestion des risques majeurs, M. Beldjoud a indiqué que cette Conférence se veut justement l'occasion "d'enrichir et de proposer des amendements" à cette stratégie en vue de limiter les dégâts de ces risques qui continuent à faire des morts et à attenter à l'économie nationale. Les thématiques devant être débattues lors de cette Conférence de deux jours sont "au cœur du Plan d'action du Gouvernement issu des 54 engagements du Président Tebboune", a affirmé M. Beldjoud, relevant que le président de la République avait insisté dans son 33e engagement sur la nécessité d'œuvrer pour garantir un cadre de vie de qualité respectueux des exigences du développement durable, de la préservation de l'environnement et des richesses dont recèle notre pays. Rappelant par la même occasion que l'Algérie avait été frappée par de nombreux séismes et inondations ayant causé des pertes "considérables" en vies humaines et des dégâts matériels importants, ainsi qu'un "nombre record" de feux de forêts, le ministre de l'Intérieur a relevé que les risques majeurs devant être examinés lors de cette conférence "ne se limitent" pas aux risques naturels. Bien plus que ça, la loi algérienne a fixé 10 risques sur les 14 cités par l'ONU, notamment les risques industriels, énergétiques, radioactifs et nucléaires et toutes les formes de pollution. Dans son allocution, M. Beldjoud a affirmé que "cette conférence sera sanctionnée par des recommandations efficaces et précises qui seront traduites sur le terrain par les Pouvoirs publics tout en mettant en place un organe permanant de suivi dans l'objectif de les mettre en œuvre ». Organisée sous le thème "Une approche participative et intégrée", cette conférence de deux jours verra la participation de 60 experts représentant 12 secteurs ministériel en sus de 30 autres relevant d'entreprises et d'instances spécialisées. Les travaux de cette conférence seront répartis sur 4 ateliers, le premier sur la prévention des risques majeurs tandis que le deuxième portera sur la prévision. Le troisième atelier sera consacré à la gestion des catastrophes et des risques majeurs alors que le quatrième concernera la phase de rétablissement et le retour à la normale. Une vidéo produite par l'APS a été diffusée à l'entame de la conférence ayant porté sur les différentes catastrophes naturelles qui ont frappé le pays, notamment les inondations de Bab El Oued en 2001, le séisme de Boumerdes en 2003, la vague de feux de forêt et les dernières inondations de Chlef.

K.B.