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Catégorie : Actualite

La croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie devrait rebondir cette année pour atteindre 2,9% cette année, après récession de -6% en 2020.  C’est ce qui ressort du rapport sur « les perspectives de l’économie mondiale » publié, avant-hier, par le fonds monétaire international (FMI).

La croissance du PIB de l’Algérie devrait ralentir à 2,7%% en 2022. Le déficit du compte courant, qui a atteint 10,5% du PIB en 2020, devrait baisser à 7,7% du PIB en 2021 avant de se creuser légèrement à 8,7% du PIB l’année prochaine. « Sous l’effet de la reprise attendue de l’activité mondiale, les cours du pétrole devraient augmenter de 30 % en 2021 par rapport à leur creux de 2020, en partie du fait de la baisse de l’offre de l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et autres pays exportateurs de pétrole non membres de l’OPEP, dont la Russie) » indique le rapport du FMI. Les cours du pétrole ont augmenté de 39 % entre août 2020 et février 2021, en raison de l’annonce de bonnes nouvelles au sujet des vaccins et de la reprise économique rapide observée en Asie. « Une recrudescence des cas de COVID-19 et des difficultés dans la distribution des vaccins en début d’année ont affaibli les perspectives de la demande de pétrole et conduit la coalition OPEP+ (composée des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ainsi que de la Russie et d’autres pays exportateurs de pétrole non membres de l’OPEP) à revoir avec plus de prudence l’assouplissement de leur décision de réduire la production de 7 millions de barils par jour annoncée en avril 2020 » rappelle le FMI.  Les marchés à terme laissent entrevoir un déport (une courbe des cours à terme orientée à la baisse), où les prix du pétrole se situent à 58,5 dollars le baril en 2021 (42 % de plus que la moyenne de 2020), puis tombent à 50,7 dollars en 2025. Cette situation s’explique principalement par un équilibre temporaire entre l’offre et la demande, qui devrait se resserrer cette année, conformément aux projections de l’Agence internationale de l’énergie selon lesquelles les stocks de pétrole diminueront régulièrement et la demande (l’offre) de pétrole devrait atteindre 96,4 millions de barils par jour (95,5 millions de barils par jour) en 2021. « Bien que des prix dupétrole durablement supérieurs à 60 dollars le baril puissent entraîner une reprise notable de la production à coûts plus élevés dans des pays non membres de l’OPEP+, y compris du pétrole de schiste américain, la plupart des producteurs concernés semblent se concentrer sur l’assainissement de leurs bilans » estime le rapport. Pour le FMI, les risques qui pèsent sur les prix du pétrole sont légèrement orientés à la hausse, car la probabilité d’une forte réduction des investissements en amont dans le secteur du pétrole et du gaz est plus forte que celle d’un ralentissement de la reprise de la demande mondiale de pétrole, du maintien des stocks à un niveau élevé et, à moyen terme, d’une rupture de la coalition OPEP+. Les prix du gaz naturel ont présenté une forte volatilité saisonnière due aux conditions météorologiques. Le rapport du FMI prévoit une hausse du taux d’inflation en Algérie. Selon le rapport, le taux d’inflation devrait augmenter à 4,9% cette année et à 6% l’année prochaine contre 2,4% en 2020. Le chômage pourrait suivre la même tendance. Le FMI prévoit un taux de chômage de 14,5% cette année contre 14,2% en 2020. Le taux de chômage risque d’atteindre 14,9% en 2022. Les chiffres pour décembre 2020 de l’Agence nationale de l’emploi (Anem) font ressortir que le nombre de « demandes disponibles non satisfaites », a atteint un total de 2.217.289 au 31 décembre 2020. Dans sa note de conjoncture du 2ème et 3ème trimestre 2020, Cercle d'action et de réflexion pour l'Entreprise (CARE) avait prévu que le nombre de « chômeurs » dépasserait les 2 millions pour l’année 2020 en raison de la Covid-19. Les chiffres de l’emploi pour janvier 2021 qui viennent d’être publiés par l’ANEM confirment cette tendance de l’augmentation du nombre de chômeurs (+4% entre décembre 2020 et janvier 2021). Ce chiffre est en augmentation de plus de 43% en glissement annuel. Le volume additionnel de « chômeurs » est de 672.940. Les augmentations les plus importantes de « chômeurs » se retrouvent au niveau du personnel sans qualification (+58%) et le personnel d’aide (+48%). La répartition de ces potentiels « chômeurs » par niveau d’instruction entre janvier 2020 et janvier 2021 montre la problématique de l’insertion des chômeurs ayant le niveau d’instruction « moyen » qui représente 42% du total.

A.S.