Imprimer
Catégorie : Regions

La ministre de l'Environnement, Dalila Boudjemâa a appelé, depuis Blida, à contribuer à la politique de l'économie circulaire adoptée par ses services pour venir à bout des déchets, et ce suite à la saturation des différents centres d'enfouissement technique (CET).

"Mes services ont élaboré un programme pour lutter contre la pollution, qui s'appuie sur l'économie circulaire et compte le recyclage et la valorisation de tous les déchets en tant que matières premières et nouvelle industrie pour le pays, d'où la nécessité d'y contribuer pour sa réussite", a déclaré la ministre. Mme Boudjemâa a affirmé que cette industrie est source de postes d'emploi et de micro-entreprises pour les jeunes, comme c'est le cas au niveau de la wilaya de Blida qui recense 36 entreprises activant dans le recyclage et la valorisation des déchets, ainsi que l'activité des CET à travers le pays dans ce domaine. Les CET créés auparavant comme alternative pour éliminer les décharges anarchiques dont le nombre s'élevait à l'époque à 5000, procèdent actuellement à la vente des différents produits recyclés (matières premières) aux usines à la faveur de l'autogestion accordée à ces centres suite à la saturation de la plupart des tranchées dont ils disposent, a souligné la ministre. Ces centres, poursuit Mme Boudjemâa, ont été dotés par des unités de traitement du lixiviat des déchets, permettant d'extraire le biogaz à partir de ces déchets après leur recyclage, à l'instar de la décharge de Smar et le CET de Batna, ajoutant que ce dernier contient un stock important de biogaz utilisé par l'entreprise dans plusieurs domaines. A cette occasion, elle a recommandé aux personnes en charge de son secteur dans la wilaya de Blida de suivre l'expérience du Centre d`enfouissement technique (CET) de Batna, appelant ces derniers à coordonner avec l'université pour réaliser des recherches dans ce domaine. Tous les déchets peuvent être valorisés, ce qui reflète l'importance du recyclage qui constitue désormais "une nécessité économique et une source de richesse", a-t-elle dit. Cette visite a été marquée par une halte au Parc Bahli où la ministre a recommandé d'élargir le parc automobile, étant un espace de détente pour les familles attenant à la nouvelle ville de Bouinane qui compte 250.000 habitants. Concernant le dossier de gestion de ce parc, Mme Boudjemaa a insisté sur la nécessité d'une réflexion anticipée et non après le parachèvement du projet, appelant les autorités locales à confier sa gestion à l'entreprise publique "Parcs de la Mitidja" pour préserver cet important acquis environnemental. Accompagnée des autorités locales, Mme Boudjemaa, qui a marqué une halte dans une entreprise spécialisée dans l'incinération des déchets hospitaliers, a salué les efforts de cette dernière qui a assuré l'incinération de 230 tonnes de déchets suite à la pandémie de la Covid-19. Elle a également salué les opérations de recyclage des déchets (papier et bouteilles en plastique) qu'assure l'entreprise de wilaya de gestion des CET et le rôle des associations environnementales actives et clubs environnementaux pour préserver l'environnement dans le cadre d'une foire organisée à l'occasion.

Environnement: une réflexion pour le lancement d'une campagne de "sacs verts"

La ministre de l'Environnement, Dalila Boudjemaa a annoncé, depuis Blida, que ses services comptent lancer l'expérience "sacs verts" au niveau des grandes surfaces en remplacement des sacs en plastique polluants. Répondant à une question sur sa politique pour mettre fin aux sacs en plastique polluants, en marge d'une visite de travail et d'inspection à Blida, la ministre a fait savoir que ses services comptent lancer l'expérience "sacs verts" au niveau des grandes surfaces en vue de mettre un terme progressivement aux sacs en plastique. Pour ce faire, poursuit Mme. Boudjemaa, le secteur fera appel à des figures connues dans la société afin de sensibiliser les citoyens à cette opération, invitant ces derniers à "accueillir cette expérience et renoncer aux mentalités archaïques, à savoir, l'utilisation des sacs noirs pour dissimuler les achats". La ministre a rappelé les initiatives de son secteur, dans ce sens, telles que l'interdiction de nombre de matières toxiques rentrant dans la fabrication des sacs en plastique car en contact direct avec les aliments, la régulation technique du sachet et la révision à la hausse de la taxe du plastique de 10.5 DA/kg à 40 DA/kg. Expliquant que la gratuité et la légèreté du sac ont fait que les initiatives pour l'éliminer soient vouées à l'échec, la ministre de l'Environnement a indiqué que "plusieurs unités de production fabriquent un sac en plastique ne dépassant pas les 04 grammes alors que les normes en vigueur stipulent que le poids doit varier entre 11 et 12 grammes". Elle a évoqué, au passage, la politique de son secteur pour l'accompagnement des entreprises dans ce créneau pour la conversion vers la fabrication de sacs en papier ou biodégradables. "La majorité de ces entreprises ont été créées dans le cadre des dispositifs d'aide de l'Etat d'où la nécessité de leur accorder du temps pour convertir leurs activités au lieu de les fermer", a-t-elle mis en avant. Dans le même sillage, la ministre n'a pas manqué d'encourager les citoyens à remplacer les sacs en plastique par le couffin ou le panier.

APS