Android 17 introduit quatre nouvelles protections réseau : chiffrement ECH pour masquer les sites visités, protection du Wi-Fi local, certificats transparents et blocage des fausses antennes 2G. Google vient d’annoncer une série de nouvelles protections réseau intégrées à Android 17, destinées à colmater plusieurs failles de confidentialité restées ouvertes depuis des années. Au programme : masquer les sites que vous consultez, sécuriser votre Wi-Fi domestique, détecter les faux certificats et bloquer une arnaque par SMS de plus en plus répandue. La nouveauté la plus significative concerne le chiffrement ECH (Encrypted Client Hello). Même lorsqu’un site utilise le protocole HTTPS, le tout premier échange entre votre téléphone et le serveur, celui qui établit la connexion sécurisée, reste aujourd’hui non chiffré. Résultat, votre fournisseur d’accès ou n’importe quel espion présent sur le réseau peut voir quels sites vous consultez, même sans accéder au contenu de vos échanges. Android 17 chiffre désormais ce premier contact, en s’appuyant en parallèle sur un DNS privé pour masquer également les requêtes de résolution de nom de domaine. Combinée aux deux, cette protection complique nettement la reconstitution de votre historique de navigation par les opérateurs et les curieux du réseau. Android devient ainsi le premier système d’exploitation mobile à généraliser ce protocole à l’échelle de l’OS entier, alors que Chrome et Firefox l’utilisaient déjà sur ordinateur depuis 2023. Google travaille avec sa filiale Jigsaw et plusieurs acteurs du secteur pour accélérer son adoption, sachant que la protection ne s’active que sur les sites et applications qui la prennent en charge de leur côté, et qu’elle ne remplace pas un RPV pour masquer votre adresse IP. Deuxième amélioration : la protection du réseau local. Jusqu’ici, une application installée sur votre téléphone pouvait scanner librement les autres appareils connectés à votre Wi-Fi domestique (télévision connectée, caméras de sécurité, console de jeu), sans avoir à demander la moindre autorisation, ce qui permettait potentiellement de dresser un profil de votre foyer. Avec Android 17, cette pratique nécessite désormais une permission explicite de l’utilisateur. Pour des usages courants, comme diffuser une vidéo sur sa télévision, Google recommande aux développeurs d’utiliser un outil système sécurisé, qui permet de sélectionner l’appareil cible sans que l’application n’ait jamais besoin de voir l’ensemble des appareils connectés au réseau. Troisième protection : l’activation par défaut de la Transparence des certificats (Certificate Transparency). Lorsque vous vous connectez à un site ou une application sécurisée, votre appareil vérifie un certificat censé garantir son authenticité. Si l’organisme qui délivre ce certificat venait à être compromis, des pirates pourraient en théorie créer de faux certificats pour intercepter votre trafic. En exigeant que tous les certificats soient désormais enregistrés dans un registre public consultable, Android rend ce type d’attaque beaucoup plus difficile à mener sans être repéré. Dernière avancée, et sans doute la plus concrète pour le grand public : la lutte contre les « SMS blasters », ces fausses antennes-relais portables utilisées par des escrocs pour intercepter du trafic mobile. Le matériel nécessaire coûte désormais à peine 3 000 dollars, ce qui a permis à ce type de fraude de se répandre, des véhicules équipés sillonnant certains centres-villes jusqu’à des valises portables utilisées dans le métro londonien pour cibler les usagers. Le principe de l’arnaque repose sur un signal puissant qui force les téléphones à proximité abandonner leur connexion 4G ou 5G au profit du réseau 2G, plus ancien et bien moins sécurisé, ce qui permet ensuite aux escrocs de contourner les filtres antispam habituels pour envoyer des SMS de phishing crédibles. Android proposait déjà, depuis la version 12, une option manuelle pour désactiver la 2G au niveau matériel. Android 17 va plus loin en permettant aux opérateurs mobiles participants de désactiver eux-mêmes la 2G par défaut pour l’ensemble de leurs abonnés, sans aucune action requise de la part de l’utilisateur. < Trois ordinateurs portables Apple viennent de franchir un cap symbolique. Le MacBook Air 2018 et deux déclinaisons du MacBook Pro basculent officiellement dans la catégorie des produits obsolètes. C’est un passage de témoin inévitable dans le calendrier de la marque californienne. Apple met régulièrement à jour sa liste d’appareils anciens pour refléter l’arrêt progressif de leur prise en charge matérielle. Cette fois, la sentence tombe pour trois machines emblématiques de la fin des années 2010 qui figuraient jusqu’ici parmi les modèles dits « anciens ». Le MacBook Air 2018 tire ainsi définitivement sa révérence. Cet ordinateur portable avait marqué les esprits en introduisant pour la première fois un écran Retina sur la gamme Air, offrant une résolution nettement supérieure et un rendu des couleurs bien plus vif que sur les générations précédentes. Ce modèle inaugurait également le lecteur d’empreintes Touch ID ainsi qu’un châssis plus fin, avec des bordures d’écran réduites. Deux versions du MacBook Pro 13 pouces connaissent exactement le même sort. Il s’agit du modèle 2017 équipé de deux ports Thunderbolt 3, qui tournait alors sous puces Intel Kaby Lake, et de la version 2018 embarquant quatre ports Thunderbolt 3. Ce dernier intégrait à l’époque un affichage True Tone et un clavier de troisième génération, le tristement célèbre clavier papillon. Rejoindre la liste des produits obsolètes modifie de manière importante le support client proposé par le constructeur. Apple applique ce statut lorsqu’un appareil n’est plus distribué à la vente depuis sept ans, succédant au statut « ancien » qui s’active au bout de cinq ans. Les Apple Store et les centres de services agréés ne réalisent plus les réparations matérielles et la fabrication des pièces détachées s’arrête. En revanche, la firme de Cupertino maintient sa politique de remplacement des batteries jusqu’à dix ans après la fin de la distribution de ses ordinateurs. Les utilisateurs de ces MacBook Pro 2017/2018 et du MacBook Air 2018 gardent donc la possibilité de faire remplacer une batterie usagée auprès du réseau officiel, sous réserve de disponibilité.

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