uatre jours après leur lancement, Claude Fable 5 et Mythos 5 sont hors ligne. Anthropic a coupé l’accès à tous ses clients vendredi soir, sur ordre du département du Commerce américain invoquant la sécurité nationale. Vendredi à reçu une lettre du gouvernement américain. Deux heures plus tard, ses deux modèles les plus puissants, lancés mardi dernier, sont inaccessibles pour l’ensemble de ses utilisateurs dans le monde. La directive, émise au titre des contrôles à l’exportation, visait initialement les ressortissants étrangers, qu’ils soient clients ou employés d’Anthropic. Mais la société a préféré couper l’accès à tout le monde plutôt que de risquer une nonconformité. Un précédent sans équivalent dans l’industrie de l’IA. Le motif officiel : le gouvernement américain aurait eu connaissance d’une méthode permettant de contourner les garde-fous de Fable 5, notamment les filtres bloquant les requêtes liées à la cybersécurité, à la biologie et à la chimie. Anthropic conteste la gravité de la menace. Dans son article publié vendredi soir, la société décrit un jailbreak « étroit et non universel » consistant à demander au modèle d’analyser une base de code et d’en corriger les failles. Les vulnérabilités identifiées seraient « mineures » et reproductibles avec d’autres modèles publics, dont GPT-5.5. Sauf que la lettre reçue vendredi « ne fournit aucun détail sur la préoccupation de sécurité nationale », selon les propres termes d’Anthropic. Autrement dit, la société obéit à un ordre qu’elle ne comeamViewer vous coupe la connexion, AnyDesk veut votre carte bleue, et la fonction Bureau à distance de Windows est réservée à l’édition Pro. RustDesk, lui, est gratuit, open source, et ne vous demandera jamais combien de machines vous contrôlez. Windows propose bien une fonction de bureau à distance (RDP, pour Remote Desktop Protocol), mais elle est pensée pour accéder à sa propre machine depuis l’extérieur, et réservée à l’édition Pro en tant qu’hôte. TeamViewer et AnyDesk comblent ce manque depuis des années, au prix d’abonnements en hausse et de sessions coupées dès que l’usage ressemble trop à du « professionnel ». RustDesk propose la même chose, open source, chiffré de bout en bout, sans abonnement ni compte obligatoire. RustDesk fonctionne sur un principe simple que TeamViewer a popularisé depuis vingt ans : chaque machine génère un identifiant à neuf prend pas entièrement, et qu’elle conteste publiquement. Ce n’est pas la première fois que Washington et Anthropic se retrouvent en opposition frontale : début 2026, le Pentagone avait banni Claude de toutes les administrations américaines après qu’Anthropic a refusé d’autoriser l’usage de ses modèles pour des armes autonomes ou de la surveillance de masse. La société avait alors attaqué le Département de la Défense en justice. Fable 5 était présenté comme une version grand public de Mythos, le modèle phare d’Anthropic, doté de capacités avancées en cybersécurité mais bridé par des filtres stricts. Mythos 5, lui, s’adressait à un cercle plus restreint d’organisations, avec moins de restrictions. Les deux avaient été développés en collaboration avec le gouvernement américain, l’UK AISI et plusieurs organisations externes, après des milliers d’heures de red-teaming. La coïncidence est pour le moins ironique : les capacités réelles de Mythos avaient déjà suscité des questions sur l’écart entre la communication d’Anthropic et chiffres et un mot de passe temporaire, renouvelable à chaque session. On communique ces deux informations à l’autre personne, elle les saisit dans son client RustDesk, et la connexion s’établit via un serveur relais. Aucun compte à créer, aucun tunnel VPN à configurer, aucun réglage réseau particulier à toucher. L’interface rappelle TeamViewer sans la lourdeur des menus empilés : fenêtre de connexion à gauche, liste des machines récentes à droite, qualité d’image ajustable en cours de session. Une fois connecté, on dispose du presse-papiers partagé, du transfert de fichiers par glisser-déposer ou via un gestionnaire intégré, et du redémarrage à distance. L’envoi de combinaisons de touches (Ctrl+Alt+Suppr compris) et le basculement entre moniteurs sont inclus. RustDesk tourne sur Windows, macOS, Linux, Android et iOS. On peut prendre la main sur un PC depuis un téléphone, ou dépanner un proche à l’autre bout du pays sans bouger de chez soi. Un client web en version bêta existe aussi, pour les cas où aucune installala réalité technique. La suspension touche des utilisateurs bien au-delà des États-Unis. Des développeurs australiens, par exemple, ont découvert l’interruption en plein travail, avec un message d’erreur « Model not found ». Anthropic a présenté ses excuses pour cette « perturbation », évoquant un «malentendu » avec le gouvernement, et promis des précisions dans les 24 heures. La société avertit par ailleurs que si ce standard de rappel pour jailbreak partiel était appliqué à l’ensemble de l’industrie, « cela stopperait effectivement tous les nouveaux déploiements de modèles frontière ». Ce qui se joue ici dépasse largement un désaccord technique sur un jailbreak. Dario Amodei déclarait cette semaine même que les gouvernements devraient disposer de pouvoirs renforcés pour bloquer des modèles d’IA dangereux. Il vient d’en faire l’expérience en sens inverse, et pas tout à fait dans les conditions qu’il imaginait. La relation entre Trump et Anthropic reste aussi imprévisible que tendue : reste à voir si le « malentendu » invoqué par la société suffira à débloquer la situation, ou si cette suspension marque une nouvelle étape dans la mise sous tutelle politique des modèles d’IA frontière. tion n’est possible sur la machine contrôlante. La distinction de RustDesk tient à son architecture : le code est public (licence AGPL-3.0), la connexion est chiffrée de bout en bout, et vous pouvez remplacer les serveurs relais de l’éditeur par les vôtres. RustDesk Server, la partie serveur open source, s’installe sur n’importe quel VPS (en gros, un ordinateur loué dans un datacenter) en quelques minutes. C’est une architecture vérifiable, pas une promesse de confidentialité enfouie dans une politique d’utilisation. TeamViewer démarre à une vingtaine d’euros par mois en facturation annuelle pour un usage individuel. AnyDesk ne communique plus ses tarifs publiquement mais reste payant dès qu’on dépasse l’usage personnel déclaré. RustDesk est gratuit via ses serveurs publics, et la version auto-hébergée ne coûte que le serveur choisi. Apple n’en aurait pas encore terminé avec le renouvellement de sa gamme d’ordinateurs cette année. Après trois machines déjà lancées plus tôt, quatre autres modèles seraient encore attendus d’ici la fin 2026. Après avoir commercialisé trois nouveaux Mac au début de l’année, dont le très populaire MacBook Neo, Apple prépare dorénavant quatre autres modèles pour la seconde moitié de 2026. Certains d’entre eux miseraient avant tout sur un surcroît de puissance, sans bouleversement esthétique. Un futur MacBook haut de gamme pourrait néanmoins se distinguer par des transformations plus marquées. Du côté des machines de bureau, trois modèles seraient concernés. Le Mac Studio ouvrirait le bal avec l’arrivée attendue des puces M5 Max et d’une nouvelle M5 Ultra. La machine actuelle, commercialisée il y a un peu plus d’un an, embarque aujourd’hui des M4 Max et M3 Ultra. À ce stade, aucun remaniement esthétique ne semble au programme. Le constructeur miserait avant tout sur un surplus de puissance pour son ordinateur destiné aux tâches les plus lourdes, alors que les besoins de calcul, notamment autour de l’intelligence artificielle, continuent d’exploser. L’iMac devrait lui aussi passer à la génération M5 avant la fin de l’année. La nouveauté la plus attendue concernerait le portable haut de gamme d’Apple. Après le lancement plus tôt cette année de MacBook Pro équipés de puces M5 Pro et M5 Max, un autre modèle serait encore en préparation. Il était d’abord question d’un MacBook Pro M6, mais les rumeurs évoquent désormais le nom de MacBook Ultra. D’après ce que nous savons pour le moment, la machine adopterait un tout nouveau design, plus fin et plus léger. Elle pourrait aussi intégrer pour la toute première fois un écran OLED, un écran tactile, ainsi qu’une Dynamic Island en remplacement de l’encoche actuelle. Un modem cellulaire C2 conçu par Apple serait également évoqué. Certains éléments semblent d’ailleurs avoir été confirmés par macOS 27 Golden Gate, qui contient plusieurs fonctionnalités tactiles.

Poster un Commentaire