Le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, a souligné, mardi à Alger, l’importance de la formation spécialisée des journalistes, qui traduit la volonté de l’Etat de développer cette profession en vue de parvenir à un “professionnalisme véritable et effectif”.
T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5307 RENCONTRE ALGÉROBRITANNIQUE POUR EXAMINER LES OPPORTUNITÉS D’INVESTISSEMENT ET DE COOPÉRATION ans une allocution prononcée à l’ouverture d’une journée de formation au profit des journalistes, ayant pour thème “L’amélioration de la performance linguistique et l’utilisation de l’intelligence artificielle”, organisée par le ministère en collaboration avec le Haut Conseil de la langue arabe (HCLA), à l’occasion de la Journée nationale de la presse (22 octobre), M.Bouslimani a souligné que “la formation spécialisée des journalistes reflète la politique de l’Etat visant à développer la profession de journaliste et à promouvoir les droits de ceux qui l’exercent, de manière à garantir des conditions professionnelles fondées sur la liberté et la responsabilité”. Cette journée de formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à “poursuivre la mobilisation de tous les moyens d’appui au profit du secteur des médias, en vue de parvenir à un professionnalisme véritable et effectif, dans un monde où l’arme de l’information et de la communication occupe une place de premier plan et revêt une importance vitale dans la défense des intérêts des peuples et des nations”, a-t-il ajouté. Placée sous le slogan “Vers un investissement dans une presse professionnelle”, cette journée de formation constitue aussi un axe majeur de la convention de coopération signée entre le HCLA et le ministère de la Communication. A cette occasion, le ministre a mis en avant l’importance de l’intelligence artificielle dans le travail journalistique, soulignant que le journaliste “demeure le seul habilité à vérifier les sources de l’information et sa véracité, ainsi qu’à assumer la responsabilité du message médiatique qu’il produit et diffuse”. Face à ce nouveau paysage médiatique, a poursuivi M.Bouslimani, la formation au profit des professionnels de la presse et des médias constitue “une nécessité qu’impose la spécificité de notre époque, marquée par de profondes révolutions scientifiques et technologiques, qui font du savoir et de la maîtrise scientifique une voie à même de garantir la qualité de la performance journalistique, sur les plans linguistique et médiatique”. Il a indiqué, dans ce sens, que le secteur de la communication “a offert de nombreuses opportunités de formation, en Algérie et à l’étranger, au profit des journalistes des secteurs public et privé”, précisant que le secteur œuvrait à développer et à pérenniser ces initiatives, tout en investissant dans la formation continue et spécialisée, afin de renforcer le professionnalisme des journalistes dans la production et la diffusion d’une information fiable et de lutter, en parallèle, contre les fausses informations visant à porter atteinte à la stabilité des Etats et à la cohésion des sociétés, ainsi qu’à perturber la formation de l’opinion publique et à brouiller la perception du public, notamment celle des jeunes”. Concernant cette journée de formation, M. Bouslimani a souligné que le journaliste “a besoin d’un bagage linguistique correct et précis, ainsi que de compétences scientifiques lui permettant de maîtriser les nouvelles technologies, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la numérisation”, précisant que dans le souci de réaliser cet objectif, le secteur de la communication poursuit “la mise en œuvre d’un programme visant à élargir et à diversifier les modalités de partenariat et les cadres de coopération, en vue de généraliser l’accès à la formation, étant un choix indispensable, tant pour accéder au métier de journaliste que pour en développer la pratique”. Il a également réaffirmé la volonté du ministère de “renforcer les mécanismes de coopération et de coordination avec le HCLA et les différents partenaires, afin d’améliorer les performances à un niveau permettant de contribuer à la réussite de la relance globale du développement et de relever les enjeux et les défis liés à l’accélération des évolutions technologiques”. De son côté, le président du HCLA, Salah Belaid, a évoqué “les efforts déployés par le Conseil au service de la langue arabe dans le contexte de la concurrence mondiale et dans le souci de préserver la qualité de l’expression afin de garantir son impact”, soulignant l’importance de la numérisation pour réaliser cet objectif. Il a estimé que cette rencontre témoignait de “la volonté des institutions nationales de renforcer la coopération dans tous les domaines susceptibles d’améliorer les performances des médias nationaux et de servir la langue arabe”, ajoutant qu’elle constitue également “une occasion de renforcer les compétences linguistiques des journalistes, afin de leur permettre de réviser leurs textes et d’améliorer leur style, dans un contexte marqué par les mutations rapides du paysage médiatique, notamment avec la multiplication des plateformes numériques et des réseaux sociaux”.

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