Le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) a tenu, mardi à Alger, la 3e session ordinaire de son Assemblée générale (AG) pour l’année 2026, dont l’ordre du jour a été consacré à l’examen de rapports et d’études portant sur la gestion des entreprises, l’éducation et la santé.
Les travaux de cette Assemblée générale, tenus au Centre international de conférences (CIC) “Abdelatif Rahal”, ont été présidés par M. Mohamed Boukhari, président du CNESE, en présence du conseiller auprès du président de la République, chargé de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de la culture, M. Nasreddine Bentifour, du ministre de l’Education nationale, M.Mohammed Seghir Sadaoui, et de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Soraya Mouloudji, ainsi que de parlementaires et de responsables d’institutions et d’organismes nationaux. Etaient également présents à cette AG, le directeur général de l’Organisation arabe du travail (OAT), M. Fayez Ali El Matiri, en sus de présidents de conseils économiques et sociaux et d’instances similaires de pays arabes et africains en tant qu’invités d’honneur. Les travaux de cette session ont été consacrés à la présentation et au débat de deux rapports relatifs à l’efficacité des Etablissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), ainsi qu’au phénomène des cours particuliers, en plus d’un troisième rapport portant sur les patientes atteintes du cancer du sein. Dans ce cadre, M. Boukhari a précisé que le projet du premier rapport, relatif au financement des services publics et à l’efficacité des EPIC, “pose la problématique de la conciliation entre les exigences du service public, d’une part, et la nécessité de la viabilité financière et de l’efficience économique, d’autre part”. Il a souligné, à cet égard, que l’EPIC est appelé à “accomplir une mission d’intérêt général, tout en faisant un bon usage des ressources mises à sa disposition, et en améliorant sa gouvernance, son efficacité et sa capacité à réaliser les résultats attendus”. Concernant le projet du deuxième rapport abordant le phénomène des cours particuliers dispensés en dehors des établissements éducatifs officiels, le président du CNESE a estimé que le sujet “revêtait des dimensions multiples et profondes, dépassant le cadre d’une simple pratique éducative parallèle. Le rapport examine les causes de la propagation de ce phénomène ainsi que ses répercussions socioéconomiques et pédagogiques sur le système éducatif en soi”. Dans son analyse de cette question, le CNESE a veillé à “adopter une lecture objective et équilibrée, qui transcende les préjugés et vise à comprendre le phénomène dans ses causes, ses motifs et ses effets, afin de proposer des approches plus adaptées et efficaces pour la scolarisation de nos enfants”, a soutenu M. Boukhari. S’agissant du troisième rapport relatif à “la synergie institutionnelle dans le parcours de prise en charge du cancer du sein”, M. Boukhari a expliqué que le CNESE avait relevé, à travers ce document, que “malgré les efforts considérables déployés par l’Etat dans le parcours de prise en charge des femmes atteintes de cette maladie, une marge d’amélioration subsiste pour optimiser les performances et la qualité du parcours d’accompagnement des patientes, de la prévention et du diagnostic au traitement, au suivi, à la réadaptation et à l’accompagnement”. A ce titre, il a mis en avant l’importance de l’auto-saisine dans le travail du Conseil, en ce qu’elle témoigne de la capacité de ses membres à détecter les observations issues de leur contact avec la réalité et à suivre les différentes questions, puis à les porter au niveau de l’étude, de l’analyse et de la proposition. Pour l’élaboration de ces trois rapports, qui seront soumis aux hautes autorités, le CNESE a veillé à “adopter une méthodologie fondée sur la revue de la littérature et l’analyse comparative de référence avec les expériences internationales pionnières et l’écoute des différents acteurs”, a poursuivi M. Boukhari. Il a, en outre, fait savoir que le CNESE “ne s’est pas limité au diagnostic, les commissions ayant élaboré des recommandations concrètes et des plans d’action susceptibles d’être suivis et évalués, assortis d’indicateurs clés de performance (KPI), d’échéances, de résultats attendus et de la désignation des parties chargées de leur mise en œuvre”.

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