Développement : Perspectives agricoles prometteuses pour relever le défi de la sécurité alimentaire

La wilaya d’Adrar dispose d’importantes potentialités agricoles, qui lui ont permis d’attirer, ces dernières années, de grands investissements publics, privés et étrangers, susceptibles de contribuer à relever le défi de la sécurité alimentaire.

Ce constat s’explique par plusieurs facteurs favorables, notamment la disponibilité des ressources hydriques et de vastes étendues de terres propices à la mise en valeur, associées à un climat adaptés aux cultures stratégiques, au premier rang desquelles figurent les céréales, ont indiqué des responsables de la direction locale des Services agricoles (DSA). Aussi, le soutien de l’Etat à l’investissement agricole, via des prêts bonifiés et du guichet-unique qu’abrite la Coopérative des céréales et légumes secs (CCLS) de la wilaya, afin de simplifier les procédures administratives au profit des agriculteurs et porteurs de projets désireux d’investir. S’ajoutent à cela l’électrification agricole, l’ouverture de pistes d’accès aux exploitations, la fourniture de semences et d’engrais, ainsi que les actions de vulgarisation et d’accompagnement technique assurées par les institutions spécialisées. La wilaya d’Adrar compte plusieurs pôles agricoles, dont “Hmadet El-Raya” dans la commune de Sebaa, “Satah Baamour” (Fenoughil), “Oued El-Zine-1” et “Oued El-Zine-2” (Tamantit), “Satah Azzi” (Zaouiet Kounta), “Ain El-Fath” (Inzegmir), ainsi que le pôle de la commune de Tamekten dans la daïra d’Aoulef, à l’est de la wilaya, a indiqué le chef du service des statistiques et des comptes économiques à la DSA, Mohamed-Salah Touhami. Pour faciliter l’accès au foncier agricole, des plateformes numériques ont été créées par l’Office national des terres agricoles (ONTA) et l’Office de développement de l’agriculture industrielle en terres sahariennes (ODAS), a-t-il ajouté. Les avantages offerts par le secteur de l’agriculture ont incité de nombreux investisseurs, dont des sociétés publiques, à prendre part au programme d’investissement dans les cultures stratégiques, à l’instar des groupes Sonatrach, Cosider et Agrodiv. D’autres projets, fruit de partenariats algéro-turc “Dunaysir” et algéro-qatari “Baladna” pour la production de céréales, de fourrage, de lait en poudre, entre autres, figurent également parmi les grands investissements agricoles à Adrar.

L’électrification, l’accompagnement technique et les infrastructures de stockage, une priorité

Le raccordement des périmètres agricoles au réseau d’électricité a contribué à une augmentation continue des surfaces cultivées en cultures stratégiques sous pivots, ainsi qu’à une hausse des quantités produites et des rendements d’une saison à l’autre. Pour renforcer les capacités de stockage des céréales, deux silos d’une capacité respective d’un (1) million et de 100.000 quintaux (qx), et 11 centres de proximité de stockage de 50.000 qx chacun, sont en cours de réalisation dans la wilaya. S’agissant du développement de la production de maïs grain destinés au fourrage, les travaux de réalisation d’un complexe de stockage relevant de l’Office national des aliments du bétail et de l’aviculture (ONAB) et d’une unité de transformation d’aliments pour bétail sont actuellement en cours. D’une capacité de stockage de 130.000 tonnes, composée de silos (90.000 tonnes) et de deux entrepôts (20.000 tonnes chacun), cette future infrastructure permettra de mettre fin à l’acheminement de matières premières vers des unités de production situées en dehors de la wilaya, a souligné le responsable de la filière maïs, Othmane Belaïd. Dans cette wilaya du sud-ouest du pays, le blé dur demeure la principale culture stratégique, talonnée par le maïs-grain qui attire désormais une forte attention des investisseurs. Pour leur part, les autorités de la wilaya s’emploient à encourager la production d’autres cultures tout aussi importantes, telles que les légumineuses et les oléagineux (le tournesol et le colza). Dans ce sillage, le chef de l’exécutif local, Fodil Douifi, a mis l’accent, lors des campagnes de labours-semailles et de récolte du maïs-grain, sur la nécessité d’inciter les différents organismes d’appui technique à déployer davantage d’efforts pour la réussite de ces cultures. Cet engagement s’inscrit dans la stratégie de l’Etat visant à atteindre l’autosuffisance nationale et à garantir la sécurité alimentaire du pays, a-t-il conclu.

A.K

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