Les startups algériennes spécialisées dans le paiement électronique misent de plus en plus sur l’intégration de leurs solutions numériques à forte valeur ajoutée dans les activités économiques, afin d’accompagner la transformation digitale des entreprises et de renforcer la confiance des utilisateurs dans les transactions en ligne.
T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5319 La ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, et le coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, Pr. Elias Zerhouni, sont convenus, samedi, à Alger, de créer un groupe de travail spécialisé chargé d’accompagner les projets du secteur sur les plans technique et scientifique, en faisant appel à l’expertise des compétences nationales établies à l’étranger. Cette démarche est intervenue lors d’une rencontre entre les deux parties au siège du ministère, en présence du secrétaire général du Conseil, Pr. Mustapha Khayati, et de plusieurs de ses membres, au cours de laquelle les moyens de tirer parti des expertises scientifiques et techniques de la diaspora pour accompagner et enrichir les projets sectoriels ont été examinés, notamment dans les domaines de l’économie circulaire, de la biodiversité, de la lutte contre la pollution et de l’atténuation des effets des changements climatiques. A cette occasion, la ministre a présenté plusieurs projets relevant du secteur, dont la valorisation de la saumure issue des stations de dessalement de l’eau de mer, le traitement de la pollution et l’épuration de l’eau, ainsi que les projets liés à l’économie circulaire et à l’adaptation aux changements climatiques. Mme Krikou a indiqué que la création du groupe de travail s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, relatives à la participation des compétences nationales établies à l’étranger à l’accompagnement des projets sectoriels, en particulier ceux à caractère technique. Elle a, en outre, souligné que cette rencontre a constitué une occasion d’examiner les mécanismes d’échange d’expertise et d’apporter un accompagnement scientifique et technique à ces projets. Dans le domaine de la biodiversité, la ministre a évoqué le projet de conception d’une plateforme nationale regroupant près de 27.000 espèces, afin de les recenser et de définir les mesures appropriées pour les protéger, notamment les espèces menacées d’extinction. Elle a également passé en revue les mesures proactives prises par le secteur, en coordination avec le ministère de l’Agriculture, pour protéger et développer ces espèces, soulignant l’examen d’une éventuelle contribution du Conseil scientifique de la communauté nationale à l’étranger à accompagner ces efforts et de tirer parti de l’expertise des compétences nationales dans ce domaine. ans une déclaration à l’APS, le directeur général de la startup fintech “Guiddini”, activant dans le paiement et les solutions numériques, Mourad Mechta, a estimé que le paiement électronique ne doit plus être considéré comme une fonction isolée, mais comme une “composante native des parcours numériques des entreprises”. Pour lui, le paiement doit être intégré directement aux services numériques proposés par les entreprises afin de soutenir à plus grande échelle le développement du e-paiement en Algérie. M. Mechta souligne aussi l’importance de la sécurité et indique avoir suivi les procédures de tests, de certification et d’autorisation applicables au paiement national, en collaboration avec la SATIM, le GIE Monétique et Algérie Poste. Il affirme également héberger ses solutions et leurs données dans le Cloud en Algérie. L’entreprise a accompagné, selon son responsable, plus de 500 webmarchands dans leur digitalisation du paiement, avec des solutions utilisées notamment par des agences d’assurance, des entreprises de distribution, des hôtels, des agences de voyages, des e-commerçants et des centres de formation. Il cite également la collecte digitale de la Zakat réalisée en partenariat avec l’Office national de la zakat et awqaf. Concernant les perspectives du secteur, M. Mechta relève une évolution favorable vers la digitalisation des transactions, soutenue notamment par le cadre réglementaire et la Stratégie nationale de transformation numérique 2025-2030. Il estime que le principal enjeu consiste désormais à transformer cette orientation en usages concrets, à travers des solutions simples pour les entreprises et les citoyens. Il cite notamment l’intégration du paiement aux systèmes de gestion des activités de l’entreprise (ERP), aux systèmes de gestion des clients et prospects (CRM) et applications métiers, ainsi que le développement de nouvelles solutions pour les hôtels, restaurants, établissements de formation et autres secteurs. De son côté, Nassim Tchoulak, fondateur et directeur général de “SARL PayPart”, considère que la confiance constitue l’un des principaux leviers de développement du paiement électronique, notamment dans le commerce en ligne. Il explique que son entreprise est née du constat que de nombreux consommateurs restent réticents à payer avant la réception d’un produit, par crainte d’une fraude ou d’une non-conformité. La startup se positionne ainsi comme une interface sécurisée entre commerçant et consommateur. Grâce au paiement par cartes Edahabia et CIB, la transaction n’est validée au profit du vendeur qu’après réception et validation du produit par le client. Celui-ci dispose en outre d’un délai de 24 heures après réception pour déposer une réclamation et engager un litige. Selon M. Tchoulak, ce mécanisme vise à rassurer le consommateur tout en permettant aux commerçants d’accéder au paiement électronique et d’élargir leurs ventes. Il estime que le e-commerce constitue un marché déterminant pour la progression des paiements numériques, parallèlement à la démocratisation de ces moyens de paiement dans certains services publics. Le responsable identifie également l’accompagnement des commerçants comme un défi majeur, notamment pour les convaincre de l’intérêt économique de l’intégration du paiement électronique. Il indique que la labellisation Startup a notamment permis à la startup de faire connaître son concept auprès des acteurs de l’écosystème. Pour les prochaines étapes, cette entreprise ambitionne de contribuer au remplacement progressif du paiement à la livraison dans le e-commerce et de renforcer ses intégrations avec les plateformes marchandes, les services de livraison et d’autres acteurs spécialisés. La startup prévoit également d’étendre ses partenariats à plusieurs secteurs, dont l’hôtellerie, la cosmétique, l’électronique, la formation, les abonnements et la location saisonnière.

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