ECONOMIE DE LA CONNAISSANCE : M. OUADAH SOULIGNE L’IMPORTANCE DE L’INNOVATION DANS LE RENFORCEMENT DE LA COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES

Le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises, Noureddine Ouadah, a souligné, mardi à Alger, l’importance de l’innovation dans le renforcement de la compétitivité des entreprises, à travers le développement de solutions, de produits et de méthodes de travail tenant compte des dimensions environnementale, sociale et de gouvernance.

T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5293 Par K. Bensalem  L’économie mondiale a mieux résisté que prévu au choc d’approvisionnement énergétique provoqué par le conflit au Moyen-Orient, mais la poursuite des tensions inflationnistes et l’incertitude pèsent sur les perspectives à court terme, selon la dernière édition des Perspectives économiques intermédiaires de l’OCDE. L’utilisation accrue d’autres voies d’approvisionnement, les prélèvements dans les stocks – y compris le déblocage coordonné de réserves stratégiques dans les économies de l’OCDE –, l’augmentation de la production ne provenant pas des économies du Golfe et la baisse de la demande de pétrole, surtout en Chine, ont permis d’amortir l’impact du choc pétrolier. La vigueur des investissements dans l’intelligence artificielle continue de soutenir les échanges et la croissance économique. Selon les Perspectives économiques, la croissance mondiale devrait s’établir à 2.9 % en 2026 et à 3.0 % en 2027. L’évolution du conflit au MoyenOrient demeure très incertaine et continuera de faire peser des risques considérables sur les projections de référence. Aux États-Unis, la croissance du PIB devrait atteindre 2.2 % en 2026 avant de se replier à 2.1 % en 2027. Dans la zone euro, elle devrait être de 1 % en 2026 comme en 2027. La croissance de la Chine devrait s’établir à 4.5 % en 2026 et à 4.2 % en 2027. Les tensions inflationnistes persisteront, et on s’attend désormais à ce que l’inflation dans les pays du G20 soit plus élevée en 2026 et 2027 que prévu, sous l’effet de la forte hausse des prix mondiaux de l’énergie. Elle devrait ainsi atteindre 4.1 % en 2026, avant de ralentir à 3.6 % en 2027. « La croissance mondiale a mieux résisté que prévu, mais les réserves qui ont permis d’amortir le choc énergétique s’épuisent. La croissance est plus faible que l’année dernière et l’inflation repart à la hausse », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE Mathias Cormann. « Les pays doivent orienter les aides vers ceux qui en ont le plus besoin et placer les dépenses publiques sur une trajectoire viable. Ils doivent aussi bâtir les fondements de la croissance à long terme avec des compétences plus solides, des approvisionnements énergétiques plus diversifiés et une adoption plus rapide de l’IA ». Les risques de divergence à la baisse prédominent. L’augmentation des rendements des obligations souveraines à long terme soumet les États à des tensions budgétaires supplémentaires. L’accélération des investissements dans l’IA stimule la croissance, mais ils s’appuient de plus en plus sur des financements externes, ce qui pourrait amplifier la correction du marché si les rendements escomptés ne se matérialisent pas. Les événements météorologiques pourraient aggraver les tensions existantes sur les prix des matières premières et faire augmenter les prix des denrées alimentaires. Compte tenu de ces difficultés, les Perspectives économiques mettent en lumière les grandes priorités de l’action publique. Les banques centrales devraient rester vigilantes et veiller à ce que les anticipations d’inflation soient bien ancrées. Des efforts supplémentaires sont nécessaires assurer la viabilité des finances publiques. Les mesures destinées à amortir l’impact économique du choc énergétique devront être ciblées et temporaires, afin de préserver les incitations aux économies d’énergie. ntervenant à l’ouverture de la première édition du Sommet de l’excellence, de la durabilité et de la responsabilité (ESG2026), M. Ouadah a indiqué que l’innovation constitue un “élément clé pour renforcer la compétitivité des entreprises et assurer leur pérennité, à travers le développement de solutions, de produits et de méthodes de travail tenant compte des dimensions environnementale, sociale et de gouvernance”, ajoutant que le recours à l’innovation permettra aux entreprises d’améliorer leurs performances et de s’adapter aux mutations que connaît l’économie nationale. Dans ce cadre, le ministre a insisté sur la nécessité d’encourager et de financer l’innovation et d’en faire une “partie intégrante des pratiques quotidiennes” des entreprises. Il a également plaidé pour l’adoption de “nouveaux modes de financement tenant compte de l’impact environnemental et social”, parallèlement au “financement de l’innovation et de la recherche scientifique”, pour “aller vers des approches qui tiennent compte de l’impact sur la société et l’environnement”. A cet égard, M. Ouadah a relevé la nécessité de “faire confiance aux jeunes, aux ingénieurs, aux étudiants et aux diplômés universitaires” et d’”encourager les établissements financiers à développer des mécanismes de financement destinés aux projets à impact”, rappelant que “l’Algérie œuvre aujourd’hui à soutenir l’innovation, l’entrepreneuriat, les microentreprises et les start-up et à renforcer leur interaction avec les établissements financiers”. De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Algérie, Diego Mellado Pascua, a indiqué que l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance constitue “un choix stratégique et économique à même de renforcer la compétitivité des entreprises et de l’économie algérienne”, estimant que leur intégration dans les politiques publiques et les stratégies des entreprises algériennes est de nature à “renforcer leur capacité à s’adapter aux mutations économiques”. Il a également mis en avant le rôle des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le renforcement du partenariat économique et industriel entre l’Algérie et l’UE, considérant que l’adaptation des entreprises algériennes à ces exigences “contribue à renforcer leur présence au sein des chaînes de valeur et sur les marchés européens et internationaux”. Pour sa part, le Directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie), Oliver Blank, a indiqué que la chambre était disposée à soutenir les entreprises algériennes dans l’adoption des critères de durabilité et des normes internationales, à travers l’échange d’expertises, le partage des meilleures pratiques et le renforcement de la coopération entre les différents acteurs économiques. A noter que ce sommet, le premier du genre en Algérie consacré à l’examen des critères d’excellence, de durabilité et de responsabilité, a été organisé à l’initiative de l’incubateur d’entreprises “Leancubator”, sous l’égide des ministères de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, de la Formation et de l’Enseignement professionnels, et du Tourisme et de l’Artisanat, en présence de représentants de plusieurs secteurs ministériels, de startup et de petites et moyennes entreprises et d’experts. L’événement a été marqué par plusieurs interventions et des débats, qui ont mis en lumière l’importance de l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les stratégies des entreprises et le rôle de l’innovation et du financement dans la transition vers une économie durable. Les participants ont, dans ce cadre, appelé à renforcer l’échange d’expériences et le partage des meilleures pratiques dans les domaines de la durabilité, de l’économie circulaire et de la responsabilité des entreprises.

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