l n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. En juillet 2023, Ford stoppe la production de la Ford Fiesta, la décision est à l’époque irrévocable. La citadine star qui pourtant fit parfaitement office d’entrée de gamme sur 7 génération depuis 1976 est bel et bien enterrée. Mais comme il ne faut dire jamais et surtout que sur le marché européen une citadine désormais électrique est devenue incontournable, la Fiesta est revenue à l’ordre du jour. Renault y sera pour beaucoup. Il arrive parfois que dans les gammes des constructeurs automobiles il y’ait des trous dans la raquette. Ce fut par exemple le cas chez Renault entre le départ en retraite de la Safrane, en 2000 et l’arrivée de sa remplaçante, la Vel Satis, en 2002. Un manque préjudiciable pour la clientèle qui n’y trouvant plus son compte va chercher son bonheur la concurrence. Toutefois, il reste très rare que ce genre d’impair ait lieu sur des modèles cruciaux l’image de berlines citadines polyvalentes. Pour rester dans l’univers de Renault, depuis le lancement de la 4CV en 1946 jusqu’aux Clio 6 et Renault 5 E-Tech actuelle l’offre du constructeur n’a jamais fait défaut à ce niveau de gamme. Pourtant, chez Ford la production de la Fiesta, débutée en 1976 cessa le 7 juillet 2023. Faute de citadine star dont la carrière à succès s’est étalée sur sept génération, l’entrée de gamme est, depuis près de trois ans, confiée par intérim au SUV urbain Ford Puma. Ce dernier a tout de même pris la précaution de jouer une double partition thermique et électrique. Depuis Ford a changé d’avis et si l’on peut dire, la page n’est pas tournée définitivement pour la Fiesta qui sera de retour mais pas avant 2029. Car elle reviendra, oui mais en mode 100% électrique. La marque à l’ovale bleu avait dans un premier temps envisagé de s’allier avec Volkswagen pour bâtir sa future citadine en profitant opportunément de la base technique MEB+ servant aussi bien la Cupra Raval que la Volkswagen ID.2. Une hypothèse qui tenait d’autant plus la corde qu’à l’étage supérieur, les Ford Explorer et Ford Capri reposent déjà tous deux sur la base MEB du groupe VW, celle des SUV ID.4 et ID.5. La synergie aurait donc pu parfaitement opérer un cran plus bas. Finalement pour la Fiesta branchée, Ford n’est pas allé toquer à la porte de VW mais plutôt à celle de Renault. Le losange lui prêtera la base de la Renault 5 E-Tech et surtout toute l’infrastructure industrielle pour la produire, Ford ne pouvant plus compter sur son usine historique de Cologne en Allemagne qui a été réemployée pour produire le Ford Explorer. La R5 sert déjà de matrice à la dernière mouture de la Nissan Micra lui permettant de passer à l’électrique sur le marché européen. Une stratégie qui sera sensiblement la même pour la Ford Fiesta. Question style, la marque a précisé que l’inspiration viendrait de l’univers du rallye, une discipline où les versions WRC de la Fiesta ont souvent brillé. Mais à ce stade, Ford n’a pas encore décidé si cette Fiesta sur prise portera le badge ST, RS ou bien une tout autre dénomination précisant cette fois la présence d’une mécanique électrique sous le capot. Ce qui n’empêche pas la marque de faire d’ores et déjà campagne autour d’une « série performante” indispensable pour l’image et rattachant ainsi les futurs modèles électriques à la longue tradition sportive de la marque. Des sources proches du dossier ont également indiqué un toucher de route dynamique et la volonté de livrer un véhicule offrant des sensations. C’est là que l’on pense bien évidement à la jumelle en survêtement de la Renault 5, l’Alpine A290 dont la philosophie semble très proche de celle souhaitée par la future Fiesta. Jusqu’ou iront les synergies ? Affaire à suivre. Enfin, ne perdons pas de vue que la Ford Fiesta sportive entrera en lice face sa compatriote Volkswagen ID.Polo GTI.

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