GAZ : M.ARKAB RÉAFFIRME À MOSCOU L’ENGAGEMENT DE L’ALGÉRIE POUR LE RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE

Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a réaffirmé, lundi lors de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), l’engagement de l’Algérie en faveur du renforcement de la coopération internationale dans le domaine du gaz, soulignant le droit des Etats de choisir leurs trajectoires énergétiques. Le ministre d’Etat nigérian aux Ressources pétrolières (gaz), M. Ekperikpe Ekpo, a mis en avant, lundi à Moscou, les importantes retombées économiques et de développement du projet du gazoduc transsaharien (TSGP) reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger, notamment pour les pays du Sahel africain, soulignant que ce projet était prioritaire et que le Nigeria allait réaliser un gazoduc reliant le sud au nord du Nigeria en vue de concrétiser cette importante infrastructure énergétique continentale.

Dans une allocution prononcée lors de la réunion ministérielle préparatoire du 8e Sommet du Forum, présidée par le ministre d’Etat nigérian aux Ressources pétrolières, chargé du gaz, Ekperikpe Ekpo, en présence du Secrétaire général du GECF, Philip Mshelbila, ainsi que des ministres et chefs de délégation des pays membres, M.Arkab a souligné que l’Algérie est attachée au renforcement de la coopération internationale dans le domaine du gaz et au respect de la souveraineté des Etats sur leurs ressources naturelles et à leur droit de choisir leurs trajectoires énergétiques. Il a, à cet égard, souligné la nécessité de garantir un accès équitable aux technologies, aux financements et aux marchés, afin d’assurer la fourniture d’une énergie fiable et à des prix abordables, tout en soutenant le développement durable, relevant le rôle stratégique du gaz naturel dans le renforcement de la sécurité énergétique, le soutien au développement socio-économique et la garantie d’une transition énergétique “équilibrée” et “réaliste” prenant en compte les spécificités des pays et leurs niveaux de développement. Le ministre d’Etat a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les investissements à travers les différents maillons de la chaîne de valeur du gaz, de l’exploration et de la production au transport et à la liquéfaction, au stockage et à la réception, soulignant l’importance des contrats à long terme et d’une vision claire des marchés pour soutenir les projets et garantir la stabilité des approvisionnements. Il a également appelé à renforcer la coopération et les échanges d’expertises, à développer les infrastructures et à intensifier les efforts visant à réduire les émissions de méthane et le torchage du gaz, tout en veillant à ce que les mesures environnementales ne se transforment pas en obstacles au commerce ou en facteurs de fragmentation des marchés. Mettant en avant l’importance de l’innovation et des technologies modernes, notamment le captage et le stockage du carbone (CSC), l’intelligence artificielle et le renforcement de la sécurité des installations, M. Arkab a appelé à développer l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), basé à Alger, pour en faire un centre d’excellence en matière de recherche, de formation et de transfert de technologies, et ainsi, renforcer les capacités des pays membres et ouvrir de nouvelles perspectives au développement de l’industrie gazière. Le ministre d’Etat a également passé en revue les efforts de l’Algérie en matière de valorisation et de développement de ses ressources gazières, de renforcement de ses infrastructures et d’amélioration de la performance environnementale du secteur des hydrocarbures, rappelant à ce titre, les résultats de l’appel d’offres “Algeria Bid Round 2024” et le lancement “d’Algeria Bid Round 2026”. Mettant en avant que l’Algérie poursuit ses efforts visant à réduire le torchage du gaz et les émissions de méthane, ainsi qu’à renforcer des pratiques faible empreinte carbone, M. Arkab a souligné que l’Algérie est disposée à partager son expérience avec les Etats membres dans ce domaine, ainsi qu’en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique et de développement de solutions à faible empreinte carbone. Le 25e anniversaire de la création du Forum, qui coïncide avec la tenue du 8e Sommet, représente une occasion de renouveler les ambitions et de capitaliser sur les ressources et l’expertise acquises, a dit le ministre d’Etat, relevant que la révision attendue de la stratégie à long terme du Forum revêt une importance particulière pour renforcer sa capacité à anticiper les mutations internationales et à orienter l’action collective vers les priorités de la prochaine ans une déclaration à l’APS, en marge de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), M. Ekpo a indiqué que le gazoduc transsaharien constitue un “projet prioritaire”, déclarant à ce propos : “Je me suis rendu en Algérie il y a quelques mois, accompagné d’un représentant de la compagnie pétrolière nationale nigériane. Nous avons été reçus par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, étape. Le ministre d’Etat a rappelé que l’organisation en Algérie du 7e Sommet du Forum en 2024 avait constitué une étape importante dans le parcours de cette organisation et contribué à renforcer la concertation et la coordination entre les Etats membres et les pays observateurs. L’Algérie souhaite voir le 8e Sommet constituer “ une nouvelle occasion de consolider cette dynamique et de lancer des initiatives communes au service des intérêts de nos pays, tout en renforçant la place du Forum, en tant que référence fiable pour anticiper les mutations du secteur énergétique mondial “, a-t-il soutenu. M.Arkab a affirmé que la garantie de la sécurité énergétique nécessitait de parvenir à un équilibre durable entre la fiabilité des approvisionnements et la stabilité de la demande, à travers le développement de nouvelles auquel nous avons donné toutes les garanties quant à notre engagement à réaliser un gazoduc reliant le sud au nord du Nigeria”. La réalisation de ce gazoduc intervient parallèlement au lancement par l’Algérie des travaux de réalisation du tronçon algérien du projet (le 4 juin 2026, dans la région d’Aoulef), a souligné le ministre, ajoutant que son pays avait procédé à investir dans le secteur gazier pour répondre à la demande internationale et que les travaux se capacités dans le domaine gazier, notamment en matière d’exploration et de production, de réseaux de transport, ainsi que d’installations de liquéfaction, de réception et de regazéification. Il a, en outre, souligné que les investissements et la durée de réalisation des infrastructures faisaient de la stabilité des marchés et de la visibilité à long terme des éléments “essentiels”. Par ailleurs, cette réunion a été consacrée à l’examen des rapports relatifs aux activités et à la gestion du Forum, ainsi que des documents préparatoires du Sommet, dont le projet de “Déclaration de Moscou”, outre plusieurs rapports de référence, notamment le rapport annuel 2026 sur le marché du gaz, le rapport prospectif sur les perspectives mondiales du gaz à l’horizon 2055 et le bulletin statistique annuel 2026. poursuivent au Nigeria en vue d’élaborer les plans d’investissement nécessaires à la réalisation des gazoducs. Dans ce cadre, poursuit M.Ekpo, “environ quatre (4) décisions finales d’investissement ont été prises avec la participation de compagnies énergétiques internationales et nationales, ce qui permettra d’accroître la production”, affirmant que le gaz constitue la solution optimale pour répondre aux besoins énergétiques dans le monde.

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