GOOGLE ANNONCE L’ÈRE DE L’IA AGENTIQUE : QU’EST-CE QUE ÇA VA CHANGER ?

oogle a structuré toute sa conférence I/O 2026 autour de l’IA agentique. Derrière le mot, un changement de paradigme : l’intelligence artificielle ne se contente plus de générer, elle poursuit des objectifs. La conférence Google I/O du 19 mai 2026 n’a eu qu’un seul fil conducteur : l’ère agentique. Le mot revient dans pratiquement chaque annonce, chaque démonstration, chaque slide de la keynote de Sundar Pichai, des performances de Gemini 3.5 Flash jusqu’au lancement de Gemini Spark. Derrière le terme, un changement de paradigme que Google considère comme la prochaine étape fondamentale de l’intelligence artificielle, après la génération de contenu. Depuis le lancement de ChatGPT fin 2022, les modèles d’IA fonctionnent sur un schéma simple : vous posez une question, le modèle génère une réponse. Vous reformulez, il ajuste. Chaque interaction est une unité isolée. L’humain pilote chaque étape, le modèle exécute ponctuellement. C’est ce qu’on peut appeler l’IA réactive : puissante, mais fondamentalement passive. Elle attend qu’on lui parle. L’IA agentique fonctionne autrement. Au lieu de répondre à une requête, elle reçoit un objectif, le décompose en sous-tâches, choisit les outils nécessaires (naviguer sur le web, écrire du code, appeler une API, consulter un document), exécute chaque étape de manière autonome, évalue le résultat, et itère jusqu’à ce que l’objectif soit atteint. L’humain ne pilote plus chaque mouvement : il fixe la destination, l’IA trace le chemin. C’est la différence entre demander à quelqu’un de chercher un mot dans un dictionnaire et lui confier la rédaction d’un rapport complet en lui disant de revenir quand c’est prêt. Gemini Omni Flash, le nouveau modèle multimodal de Google capable de créer et modifier des vidéos par la voix, illustre cette logique : on ne lui dicte pas chaque coupe ou chaque transition, on lui décrit le résultat attendu et il s’en charge. Google va plus loin dans sa vision. L’étape suivante, celle que Gemini Spark esquisse déjà, c’est l’IA proactive. Un agent qui ne se contente pas d’exécuter un objectif qu’on lui a formulé, mais qui anticipe des besoins avant qu’on les exprime. Spark, l’agent personnel de Google qui tourne en permanence dans le cloud même quand votre appareil est éteint, peut scanner vos relevés de carte bancaire pour détecter des frais récurrents que vous n’avez pas remarqués, ou surveiller vos mails pour vous signaler une échéance imminente. Plus vous l’utilisez, plus il apprend vos habitudes et vos préférences. Le passage de l’agentique au proactif n’est pas un saut technologique brutal : c’est un glissement progressif, où l’agent accumule suffisamment de contexte sur son utilisateur pour commencer à prendre des initiatives. Réactive, agentique, proactive : Google présente ces trois phases comme un continuum, et la I/O 2026 marque le moment où l’entreprise bascule officiellement de la première à la deuxième. La première bonne nouvelle de cette mise à jour concerne Firefox VPN. Le VPN intégré au navigateur, lancé il y a quelques semaines avec Firefox 149, prend du galon. Jusqu’à présent le module permettait de protéger la navigation en renforçant la confidentialité, mais ne proposait pas d’option pour choisir une localisation spécifique. C’est désormais réglé puisque Firefox VPN introduit dans Firefox 151 un nouveau menu grâce auquel les utilisateurs français, américains, anglais, allemands et canadiens peuvent sélectionner le pays depuis lequel ils souhaitent faire transiter leur navigation. Pour l’instant, seuls le Canada, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis sont pris en charge. Par défaut, Firefox se connecte au serveur le plus proche (dans le pays de l’utilisateur donc) mais il est possible de changer de pays à la volée. Mozilla précise par ailleurs que d’autres serveurs dans d’autres pays seront prochainement ajoutés à son VPN. En introduisant des fonctionnalités liées à l’IA sur le destkop il y a quelques mois, Mozilla a voulu laisser le choix à l’utilisateur. La Fondation a ainsi intégré par la même occasion un bouton et des options pour mieux contrôler ce que l’on veut de l’IA, ou pas, dans le navigateur. Ce système de contrôle, qui était jusqu’ici réservé à Firefox Desktop arrive officiellement sur la déclinaison mobile du navigateur. Sur iOS et Android, vous pourrez donc, si vous le souhaitez, activer la traduction, la recherche vocale, ou encore la fonction « Shake to summarize », qui permet de résumer une page en secouant votre appareil (disponible en français sur iOS, mais pour l’heure uniquement en anglais sur Android). Ces options, facilement accessibles, doivent vous permettre d’activer et d’utiliser les fonctions d’IA à la carte. Le navigateur Web de Mozilla vient d’être mis à jour. Firefox intègre désormais un module pour sélectionner la localisation de son VPN et de nouvelles options de contrôle de l’IA sur les mobiles. Mozilla est en train de déployer une nouvelle mouture de son navigateur Web. Firefox 151 introduit plusieurs nouveautés sur Desktop et mobile pour offrir un peu plus de contrôle aux utilisateurs.

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