Marché pétrolier : Le SG de l’OAPEC prévoit un faible impact des variants sur le marché pétrolier en 2022

Le secrétaire général de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPEC), Ali Sabt Ben Sabt, a affirmé, que la reprise du marché pétrolier devrait se poursuivre en 2022, soulignant que l’impact des variants du Coronavirus sera “faible”.

Dans une déclaration publiée par l’OAPEC à l’occasion du 54e anniversaire de sa création, M. Ben Sabt a indiqué que “la relance de l’économie mondiale continuera dans sa lancée et aura un impact positif sur le marché pétrolier en 2022, malgré la conjoncture actuelle marquée par l’inflation, les interruptions dans la chaîne d’approvisionnement, les échanges commerciaux continus et leur impact sur les besoins en carburant pour l’industrie et les transports”. Dans ce contexte, “les prévisions annoncent une augmentation de la demande mondiale de pétrole en 2022 et un faible impact des variants du Coronavirus qui sera de courte durée, d’autant que le monde sera mieux équipé pour gérer la pandémie de Coronavirus et ses défis”, ajoute le secrétaire général. M. Ben Sabt a souligné que l’évolution du marché mondial du pétrole avait jeté une ombre sur les niveaux de performance économique des Etats membres de l’OAPEC en 2021. Ainsi, leurs niveaux de production dans les secteurs pétroliers ont augmenté de manière significative ainsi que leurs recettes pétrolières qui sont l’une des plus importantes sources de revenu national et qui contribuent à la réalisation du développement durable, ont augmenté dépassant leurs niveaux d’avant la pandémie. Evoquant l’anniversaire de création de l’OAPEC, M. Ben Sabt a rappelé que la création de cette organisation arabe avait pour objectif de réaliser les aspirations des pays membres pour le développement de la coopération et l’échange d’expériences dans le secteur de l’industrie pétrolière, et ce, afin de réaliser les intérêts économiques communs à même de contribuer aux efforts de développement socioéconomique des pays membres de l’organisation. L’organisation a réussi à créer plusieurs sociétés arabes pétrolières, à leur tête la compagnie arabe de transport maritime pétrolier (1972, Koweït), la compagnie arabe de la construction et de la réparation navales (ASRY) (1973, Manama, Bahreïn), la Société arabe des investissements pétroliers (Apicorp) (1974, Khobar, Arabie Saoudite), la société arabe de services pétroliers (1975, Tripoli, Libye) et l’Institut Arabe de la Formation Pétrolière (1978, Baghdad, Iraq), a poursuivi le même intervenant. Les sociétés arabes issues de l’organisation ont contribué à l’essor de l’industrie pétrolière arabe, et ce, à travers les projets pétroliers communs ou individuels, outre le financement des projets pétroliers dans nombre de pays arabes membres ou non membres de l’organisation, a-t-il ajouté. M. Ben Sabt a relevé l’attachement de l’organisation à développer ses relations internationales avec les différentes organisations régionales ou internationales spécialisées dans l’énergie et l’économie, et ce, dans l’objectif d’éclaircir la position de ses pays membres concernant les derniers développements et les perspectives futures dans l’industrie énergétique en général et pétrolière de manière en particulier. L’Organisation, selon M. Ben Sabt, suit de près les développements récents enregistrés dans le domaine de l’industrie pétrolière mondiale, et observe toute répercussion potentielle sur les économies des Etats membres, à travers les études et rapports techniques et économiques qu’elle prépare à cet égard, en élaborant, notamment, des études techniques et économiques sur l’industrie pétrolière, gazière et énergétique à raison de 10 études par an. L’OAPEC tient également à suivre les développements en cours au niveau de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et du Protocole de «Kyoto», en application des directives du Conseil des ministres de l’OAPEC, dans le but de clarifier les positions des Etats membres sur ces questions en coordination continue avec le Groupe arabe de négociation, la Ligue arabe et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. A cet effet, des réunions de coordination sont organisées avec ces parties pour discuter de projets de résolutions ou des sujets à négocier, tout en veillant à ce que des décisions ne soient pas rendues par les conférences des parties qui affecteraient négativement les économies des pays membres, ajoute M. Ben Sabt. Pour rappel, l’OAPEC avait été créée en vertu d’un accord signé à Beyrouth (Liban) le 9 janvier 1968, entre le Royaume d’Arabie saoudite, l’Etat du Koweït et la Libye (Le Royaume de Libye à l’époque), concernant la création d’une organisation régionale arabe spécialisée à dimension internationale. L’Etat du Koweït a été choisi pour abriter le siège principal de l’organisation. L’Algérie, les Emirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn ont rejoint l’organisation en 1970, suivis de l’Irak et de la Syrie en 1972, de l’Egypte en 1973 et de la Tunisie en 1982 (sa qualité de membre est gelée depuis 1986).

A.A.

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