Moyen-Orient: : LES TAUX D’INTÉRÊT DES DETTES D’ETATS SE STABILISENT, LES BOURSES SANS ÉLAN

 Les conflits du futur ne res-

sembleront à rien de ce que vous

avez étudié en cours d’histoire. Ni

tranchées, ni chars, ni soldats sur

le terrain. Selon un voyant brési-

lien surnommé le « Nostradamus

vivant », la prochaine guerre

mondiale sera invisible — et elle

partira d’une ville que la plupart

des gens seraient incapables de

placer sur une carte. Son scénario

mêle intelligence artificielle,

satellites et pannes coordonnées.

Et le plus inquiétant, c’est qu’il

s’appuie sur des technologies qui

existent déjà.

Athos Salomé n’est pas un

inconnu dans l’univers des prédic-

tions. À 39 ans, ce Brésilien

revendique avoir anticipé la pan-

démie de Covid-19, la mort de la

reine Elizabeth II et même des

cyberattaques lors des JO de Paris

2024. Des affirmations invérifia-

bles, certes, mais qui lui valent des

millions de followers et un sur-

nom ronflant : le « Nostradamus

vivant ». Sa dernière sortie,

relayée par le média britannique

LADbible, fait froid dans le dos.

Salomé affirme que les guerres de

demain ne commenceront pas aux

frontières visibles, mais sur des

serveurs informatiques. Selon lui,

les nations n’auront plus besoin de

détruire un pays — juste de lui

faire « voir le monde de la mau-

vaise façon pendant quelques heu-

res cruciales ». De quoi faire réflé-

chir quand on sait que l’armée

française se prépare déjà à de nou-

veaux types de conflits. Mais le

plus glaçant dans sa prédiction,

c’est la cible qu’il désigne.

Oubliez

New

York

ou

Washington. Selon Salomé,

l’épicentre de cette guerre invi-

sible serait Huntsville, en

Alabama. Une ville de taille

modeste, mais qui abrite le

Redstone Arsenal, l’un des

complexes militaires les plus

avancés de la planète. Systèmes

radar, défense antimissile, intel-

ligence prédictive, guerre auto-

matisée : tout se développe là-

bas. Le voyant appelle sa théo-

rie les « pannes d’intelligence

sélectives » — des défaillances

coordonnées frappant simulta-

nément les systèmes de prévi-

sion climatique, les réseaux de

défense aérienne, la surveil-

lance orbitale et les communi-

cations civiles.

e marché de la dette des Etats

s’est stabilisé après avoir été

sous pression et les places

boursières

évoluent

prudemment

lundi, face au blocage persistant du

détroit d’Ormuz qui ravive la peur de

l’inflation parmi les investisseurs. On

assiste à des “craintes croissantes

autour d’un retour durable des pres-

sions inflationnistes”, résume John

Plassard, responsable de la stratégie

d’investissement chez Cité Gestion

Private Bank. Après avoir flambé ven-

dredi, les taux d’intérêt de la dette des

Etats se stabilisent lundi à un haut

niveau. En Europe, le rendement de la

dette allemande à échéance dix ans,

référence sur le continent, atteignait

3,13%, vers 11H10 GMT, contre

3,16% vendredi en clôture et 3,04%

jeudi soir. Son équivalent français res-

tait stable par rapport à vendredi, à

3,75%. Jeudi, ce taux n’était qu’à

3,66%. Le rendement de l’obligation

italienne s’élevait à 3,87% contre près

de 4% (3,96%) plus tôt dans la journée.

“La rencontre entre Donald Trump

et Xi Jinping” de la semaine dernière

“n’a pas abouti à des résultats specta-

culaires, se limitant à la poursuite de la

trêve commerciale et à l’annonce de

nouveaux mécanismes de dialogue”,

expliquent les analystes de Natixis. Le

détroit d’Ormuz, par lequel transite

d’ordinaire un cinquième du pétrole

brut mondial, reste donc toujours blo-

qué en l’absence d’accord entre

Téhéran et Washington, ce qui conti-

nue de maintenir la pression sur les

prix. Vers 14H00 GMT, le baril de

Brent de la mer du Nord, référence du

marché européen perdait 1% à 108,17

dollars. Le WTI américain reculait

plus franchement (1,81%) à 103,51

dollars. La hausse du pétrole com-

mence à infuser dans le niveau général

des prix des principales économies

mondiales, où des indicateurs publiés

ces dernières semaines montrent une

progression de l’inflation, de l’Asie à

l’Amérique du Nord, en passant par

l’Europe. Dans ce contexte, “les inves-

tisseurs craignent de voir les banques

centrales relever les taux”, explique

Alexandre Baradez, responsable de

l’analyse de marché pour IG France.

Interrogée en marge du G7 Finances

sur ce mouvement de hausse des taux,

la présidente de la Banque centrale

européenne, Christine Lagarde, a

voulu rassurer, disant qu’être “toujours

préoccupée, c’est (son) job !” Joachim

Nagel, le président de la banque cen-

trale allemande, a assuré pour sa part

que l’institution pouvait “faire beau-

coup, voire tout ce qui est en (son)

pouvoir, pour apaiser les marchés et

créer une dynamique positive”.

Sur le terrain, la situation reste ten-

due. Téhéran a certes répondu à une

nouvelle proposition des Etats-Unis:

“nos préoccupations ont été transmi-

ses à la partie américaine”, a déclaré le

ministère des Affaires étrangères,

ajoutant que les échanges se poursui-

vaient “via le médiateur pakistanais”.

Mais dimanche, le président américain

Donald Trump a proféré de nouvelles

menaces contre l’Iran, tandis qu’un

drone s’est abattu près d’un site

nucléaire aux Emirats arabes unis ce

week-end. Dans ce contexte d’incerti-

tudes, à la Bourse de New York, le

Nasdaq des valeurs technologiques

(+0,25%), le S&P 500 (+0,28%) et le

Dow Jones (+0,42%) progressaient

après des débuts hésitants. Peu avant

franchement (+1,79%), mieux que

Londres (+1,21%) et Paris (+0,61%).

Milan

reculait

(-0,79%).

Cette

semaine, sur les Bourses, seuls les

résultats trimestriels du géant Nvidia,

première capitalisation mondiale,

attendus mercredi soir après la clôture

de Wall Street, “devraient susciter de

l’attente”, note Andreas Lipkow pour

CMC Markets. Côté changes, le dol-

lar, monnaie internationale sur le mar-

ché pétrolier et qui joue son rôle de

valeur refuge depuis le début de la

guerre au Moyen Orient restait stable,

cédant 0,02% face à l’euro à 1,1628

dollar pour un euro.

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