MULTIPLICATION DES PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES EXTRÊMES : LA BANQUE MONDIALE TIRE LA SONNETTE D’ALARME

Près d’une personne sur cinq dans le monde est à haut risque face aux aléas climatiques : elle vit dans des zones exposées à des phénomènes climatiques extrêmes et dispose de capacités limitées pour s’en relever et plus de 4,5 milliards de personnes — soit plus de la moitié de la population mondiale — devraient être confrontées à au moins un aléa climatique majeur au cours de leur vie.

grès à l’échelle mondiale sont mitigés. Si la proportion de personnes à haut risque a diminué, passant d’une personne sur trois à une personne sur cinq, le nombre absolu de personnes exposées a quant à lui augmenté de 461 millions. Cette tendance souligne l’urgence de politiques qui ne se limitent pas à gérer l’exposition aux aléas, mais s’attaquent aux causes profondes de la vulnérabilité. Cet indicateur met en lumière une vérité fondamentale : les effets des événements climatiques ne sont pas ressentis de manière égale, tous les risques ne sont pas imputables au seul changement climatique, et la vulnérabilité aux chocs climatiques est souvent liée à des fragilités plus larges et à des formes de dénuement qui relèvent du développement. En prenant en compte non seulement les personnes exposées aux aléas, mais aussi leur vulnérabilité, cet indicateur aide les décideurs à cibler leur soutien là où il est le plus nécessaire. De plus, en dénombrant les personnes à risque, il constitue un complément utile aux autres approches qui s’attachent à mesurer les actifs ou la valeur à risque et dont la limite est de rendre essentiellement compte des pertes subies par les populations plus aisées.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*