penAI vient de dévoiler
Daybreak, une plateforme qui
mobilise ses modèles d’IA les
plus puissants, dont GPT-5.5 et l’agent
Codex, pour analyser des milliers de
lignes de code, détecter les failles de
sécurité et générer des correctifs. La
cybersécurité est devenue l’un des
principaux champs de bataille de l’in-
telligence artificielle. Après Anthropic
et son projet Glasswing, OpenAI, la
start-up à l’origine de ChatGPT, vient
de lever le voile sur Daybreak, une pla-
teforme entièrement dédiée à la protec-
tion des logiciels contre les cyberatta-
ques avec l’aide de l’IA. Elle réunit les
modèles d’IA les plus avancés de l’en-
treprise, son agent de code Codex, et
un réseau de partenaires industriels de
premier rang. Pour Sam Altman, PDG
et cofondateur d’OpenAI, cette initia-
tive vise à « accélérer la cyberdéfense
et à sécuriser les logiciels en continu »,
à l’heure où les cybercriminels adop-
tent de plus en plus l’IA.
La plateforme Daybreak est capa-
ble d’analyser des milliers de lignes
de code, bien plus qu’un développeur
humain, de repèrer les points vulnéra-
bles, de générer des correctifs à la
volée, de les tester et de renvoyer les
résultats des changements à l’équipe
technique, des preuves vérifiables à
l’appui. Tout le processus ne prend
que quelques minutes. L’initiative doit
éviter aux équipes et aux chercheurs
de traquer les vulnérabilités dans du
code après sa mise en ligne. Pour cela,
Daybreak s’appuie sur plusieurs outils
distincts, à commencer par le modèle
GPT-5.5. Par la suite, la plateforme se
tourne vers GPT-5.5-Cyber, une ver-
sion spécialisée de l’IA, réservée aux
professionnels de la cybersécurité. Ce
modèle vient simuler les attaques d’un
hacker pour trouver des failles. Enfin,
l’agent Codex Security est capable de
parcourir l’intégralité d’une base de
code, d’identifier les risques prioritai-
res et de proposer des correctifs dans
la foulée. Mis à bout à bout, ces outils
sont capables de colmater une brèche
en toute autonomie. « Dans les semai-
nes à venir, nous travaillerons avec
nos partenaires industriels et gouver-
nementaux afin de préparer le
déploiement de modèles de plus en
plus performants en matière de cyber-
sécurité », indique OpenAI sur son
site web. Malgré la puissance de l’au-
tomatisation, OpenAI insiste sur un
point crucial. L’IA ne remplace pas les
équipes de sécurité, elle leur permet
simplement
d’aller
plus
vite.
Daybreak est conçu comme un simple
outil d’assistance. Les professionnels
restent responsables des décisions
finales, et chaque action de l’IA est
documentée.
Avec Daybreak, OpenAI répond à
son ennemi juré, Anthropic. Le mois
dernier, Anthropic a levé le voile sur
Claude Mythos, une IA spécialisée
dans la traque de vulnérabilités, et l’a
mise à la disposition exclusive d’une
poignée d’acteurs, dont Amazon,
Apple, Google, Microsoft, ou NVI-
DIA. Tous les membres ayant accès à
Mythos sont regroupés dans « Project
Glasswing ». L’initiative a rapidement
rencontré
des
résultats.
Avec
Glasswing, Mozilla est parvenu à
identifier et corriger 271 vulnérabili-
tés dans une nouvelle version du navi-
gateur Firefox. De plus en plus
occulté par Anthropic, surtout dans le
monde professionnel, OpenAI doit
désormais prouver qu’il peut faire
aussi bien, voire mieux, que son rival.
Pour se distinguer, la start-up mise sur
un écosystème de partenaires plus
large, composé de géants comme
Cloudflare, Cisco, CrowdStrike, Palo
Alto Networks, Oracle et Akamai.

Poster un Commentaire