PARMI LES PRIORITÉS POUR L’ANNÉE 2027 : RENFORCER LA CONTRIBUTION DU SECTEUR À L’ÉCONOMIE NATIONALE ET DÉVELOPPER L’INTÉGRATION INDUSTRIELLE

Le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a souligné, lundi à Alger, dans son exposé présenté devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) sur le budget du secteur pour l’année 2027, que les priorités du ministère pour l’année prochaine s’articulent autour de la promotion de l’innovation et de la propriété industrielle, l’approfondissement de l’intégration industrielle et de la sous-traitance, ainsi que la modernisation de la gestion, et ce, afin de poursuivre la dynamique de relance économique dans le pays, la diversification et le renforcement de l’intégration industrielle.

Lors d’une séance, présidée par Abdelhafid Brima, président de la commission, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, le ministre a précisé que le budget du secteur pour l’année 2027 s’inscrit dans le cadre de “la poursuite de la dynamique de relance, de diversification et d’intégration industrielle, initiée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et la préservation de la soutenabilité des finances publiques, en accordant la priorité à l’achèvement des opérations déjà engagées”, notant que l’objectif consiste à porter la contribution de l’industrie à 13 % du produit intérieur brut (PIB) au cours de l’année prochaine”. M. Kourtel a également indiqué qu’à la lumière du cadrage budgétaire pour l’année 2027, le ministère concentre son action sur six priorités, portant sur l’achèvement et la régularisation des opérations en cours, notamment les zones industrielles et les zones d’activités, la levée des entraves devant le foncier industriel, et l’approfondissement de l’intégration industrielle et de la sous-traitance, et ce, à travers le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) de sous-traitance et l’accompagnement des demandeurs dans le renforcement de leurs taux d’intégration locale. Parmi les priorités du ministère figurent le renforcement des infrastructures de la qualité, en tant que condition de la compétitivité de nos produits et de leur accès aux marchés extérieurs, notamment africains, la promotion de l’innovation et de la propriété industrielle, ainsi que la modernisation de la gestion à travers la poursuite de la numérisation des procédures, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et l’amélioration du taux d’exécution du budget, poursuit le ministre.Le budget du ministère de l’Industrie pour l’année prochaine s’élève à 7,13 milliards de DA en autorisations d’engagement et à 40,53 milliards de DA en crédits de paiement, en baisse de 13,9 % par rapport à 2026. Selon le texte, 96,4 % des crédits de paiement alloués aux dépenses d’investissement, soit 33,40 milliards de DA sur un total de 34,65 milliards de DA, sont destinés à couvrir les opérations en cours, contre seulement 0,5 % consacrés aux nouvelles opérations, qui portent essentiellement sur les études. Par ailleurs, le ministre a évoqué les mécanismes visant à renforcer et à promouvoir la sous-traitance industrielle, précisant que le projet de texte prévoit l’exonération des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les composants et les matières premières, importés ou acquis localement, destinés aux soustraitants des industries mécaniques, électroniques et électriques. Cette mesure vise à réduire les coûts de production, à renforcer la compétitivité des PME et à soutenir l’intégration industrielle, a-t-il ajouté. Ces mesures complètent les incitations fiscales prévues par la loi de finances pour 2026 ainsi que la réforme du guichet unique de l’investissement, à travers la numérisation des procédures, la réduction des délais de traitement des dossiers et la facilitation de l’accès au foncier économique, autant de facteurs favorisant l’investissement productif, a soutenu le ministre. A cette occasion, il a souligné que le budget soulève des défis et des enjeux auxquels le secteur doit faire face, notamment le passage de la phase de lancement et d’équipement des projets à celle de leur parachèvement et de leur mise en service, l’accélération de l’aménagement des zones industrielles et de l’attribution du foncier aux investisseurs, en donnant la priorité aux zones accusant des retards dans les travaux d’aménagement, tout en œuvrant à atteindre l’objectif d’aménagement de plus de 738 hectares au cours de l’année 2027. En termes de qualité et de conformité, le ministre a souligné la nécessité de renforcer les capacités des organismes d’évaluation de la conformité et des établissements accrédités, à même de permettre aux produits algériens d’accéder aux marchés africains et internationaux, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), et ce, à travers l’augmentation du nombre d’organismes accrédités de 8 à 25, et du nombre d’établissements accrédités, de 33 à 62. S’agissant des PME, M. Kourtel a affirmé que le défi ne consiste pas uniquement à en augmenter le nombre, mais également à les moderniser, à améliorer leur accès au financement et à renforcer leur contribution au tissu industriel national, indiquant qu’il était prévu d’accompagner 200 PME dans le cadre du programme d’appui, dont 50 opérant dans le domaine de la sous-traitance industrielle. Le ministre a également évoqué l’importance de l’innovation et de la propriété industrielle, les qualifiant de leviers du renforcement de la compétitivité de l’industrie nationale. Il a relevé une hausse de 20 % des demandes de dépôt de brevets d’invention en 2025, soulignant la nécessité de poursuivre le soutien aux start-up, aux universités et aux entreprises économiques afin de promouvoir l’innovation et de transformer les résultats de la recherche en produits et solutions industriels exploitables.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*