PLF 2027 : PLUSIEURS MESURES POUR SOUTENIR L’ÉCONOMIE NATIONALE ET AMÉLIORER LE CADRE DE VIE DES CITOYENS

Le ministre des Finances, Mohamed Lamine Lebbou, a indiqué, lundi, lors de la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour l’exercice 2027 devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), que le texte comportait une série de mesures législatives visant à soutenir l’économie nationale et à renforcer sa diversification, ainsi qu’à préserver le pouvoir d’achat des citoyens et à améliorer leur cadre de vie.

T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5320 ors d’une séance plénière, présidée par la présidente de l’Assemblée, Khalida Boufedeche, en présence de plusieurs membres du Gouvernement, le ministre a précisé que l’élaboration du projet de loi intervenait dans un contexte international marqué par la persistance de l’incertitude géopolitique, des pressions inflationnistes et des fluctuations des marchés de l’énergie, soulignant que, malgré cela, plusieurs mesures ont été prévues pour impulser l’économie nationale et renforcer sa diversification, tout en préservant le pouvoir d’achat des citoyens et en améliorant leur cadre de vie. Ces mesures comprennent le soutien de l’investissement productif, le renforcement de la diversification de l’économie, la préservation du pouvoir d’achat, l’élargissement de l’assiette fiscale et la mobilisation des ressources, en sus de la simplification des procédures et l’accélération de la modernisation de l’administration, le renforcement du respect de la conformité fiscale et de la transparence et la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, outre les mesures douanières et d’autres relatives aux biens de l’Etat. Présentant les différentes mesures proposées pour soutenir l’investissement, le ministre a cité la réorganisation du cadre institutionnel régissant l’investissement, à travers la consécration de trois organismes chargés de l’investissement, à savoir l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), le Conseil national de l’investissement (CNI) et le Guichet unique de l’investissement. En matière de simplification des procédures et d’accélération de la modernisation de l’administration, le ministre a indiqué que le projet propose de rendre obligatoires la déclaration et le paiement à distance pour les contribuables soumis à l’impôt forfaitaire unique (IFU). Le PLF prévoit également de reconduire, jusqu’au 31 décembre 2029, l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux opérations d’importation et de vente de légumineuses, ainsi qu’à la vente de fruits et légumes frais, d’œufs de consommation, de poulet de chair et de dinde produits localement. Lors de la même présentation, M. Lebbou a abordé les principaux indicateurs économiques contenus dans le projet de texte, précisant que les prévisions de croissance économique pour l’année 2027 tablent sur un taux de 4,2 %. Les recettes budgétaires devraient dépasser 9.251,1 milliards de dinars, tandis que les dépenses budgétaires devraient s’établir à 17.251,6 milliards de dinars en autorisations d’engagement (AE) et à 17.882,6 milliards de dinars en crédits de paiement (CP), a-t-il ajouté. S’agissant des dépenses de transfert, le ministre a fait état de 4.356,64 milliards de dinars en AE et de 4.415,35 milliards de dinars en CP, destinés essentiellement aux subventions des produits de large consommation dans le cadre du dispositif de soutien. Quant aux prévisions de clôture pour 2026, M. Lebbou a précisé que la croissance économique devrait atteindre environ 4,3% à la fin de l’année en cours, portée principalement par les bonnes performances de l’activité économique hors hydrocarbures, dont la croissance devrait s’établir à 4,8 %, ainsi que par la reprise du secteur des hydrocarbures, qui devrait enregistrer une croissance de 1 %. En valeur nominale, le produit intérieur brut (PIB) devrait dépasser 48.723 milliards de dinars en 2026, a ajouté le ministre, soulignant que les prévisions de clôture pour 2026 font également ressortir une amélioration des équilibres budgétaires, résultant de l’évolution attendue des recettes budgétaires et de la stabilisation du niveau des dépenses. Ainsi, les recettes budgétaires devraient dépasser 8.611 milliards de dinars en 2026, tandis que les dépenses devraient dépasser 17.636 milliards de dinars, tout en demeurant dans les limites des crédits ouverts au titre de la loi des finances 2026. Par ailleurs, les recettes de la fiscalité pétrolière recouvrées devraient s’améliorer pour atteindre 4.157,2 milliards de dinars, grâce à la hausse attendue des exportations d’hydrocarbures en 2026, a indiqué M. Lebbou, précisant que l’excédent dégagé permettra d’alimenter le Fonds de régulation des recettes (FRR) à hauteur d’environ 1.459 milliards de dinars. Les travaux de cette séance plénière se poursuivent avec l’ouverture du débat aux députés sur les dispositions du projet de loi. Le Projet de loi de finances (PLF) pour 2027, présenté lundi par le ministre des Finances, Mohamed Lamine Lebbou, devant l’Assemblée populaire nationale (APN), prévoit un cadrage macroéconomique et budgétaire et des prévisions sur trois ans (20272029) destiné à préserver la stabilité économique, soutenir l’investissement productif et poursuivre la dynamique de diversification hors hydrocarbures. Voici les principaux indicateurs du cadrage macroéconomique et budgétaire pour l’année 2027, basés sur le rapport de présentation de ce texte : – Prix de référence fiscal du baril de pétrole brut fixé à 60 dollars. – Prix de marché du baril de pétrole brut à 70 dollars. – Taux de change de la valeur du dinar projeté à 131 DA pour 1 dollar. – Taux d’inflation cible : 4%. – Taux de croissance du PIB réel prévu à 4,2% en 2026, 4,1 % en 2028 et 4,7 % en 2029, principalement porté par les performances attendues des secteurs hors hydrocarbures. – Taux de croissance du PIB hors hydrocarbures attendu à 5 %. – PIB hors hydrocarbures devrait atteindre 47.492 milliards DA en 2027, 52.742,2 mds DA en 2028 avant d’atteindre 58.194,4 mds en 2029. – Taux de croissance par secteur d’activité pour 2027 : Industrie : 6 %. – Production et distribution d’électricité et de gaz : 5,5%. – Construction (BTPH) : 5,2%. – Services : 5%. – Agriculture : 4,7%. – Hydrocarbures : -1,0% Indicateurs du budget de l’Etat pour 2027 : – Recettes budgétaires globales établies à 9.251,1 milliards DA, en 2027, à 9473,2 mrds en 2028 et à 10.010,6 mrds DA en 2029. – Fiscalité des hydrocarbures budgétisée devrait atteindre 2.652,3 milliards DA en 2027. – Recettes hors fiscalité des hydrocarbures : 6.598,8 milliards DA, soit un accroissement annuel moyen de 7,7% sur la période 2027-2029 résultant de l’amélioration de l’activité économique, de la modernisation de l’administration fiscale et de l’amélioration des opérations de recouvrement. – Dépenses budgétaires globales fixées à 17 882,6 milliards DA, en 2027, à 19.008,5 mrds DA en 2028, puis à 18.978,2 mrds en 2029, soit une hausse moyenne par an de +2,5%. – Dépenses de transfert : 6.180,5 milliards DA. – Dépenses de personnel : 4.578,4 milliards DA. – Dépenses d’investissement public : 3.725,1 milliards DA. – Dépenses imprévues : 2.060,0 milliards DA. – Dépenses de fonctionnement des services : 479,3 milliards DA. – Dépenses d’opérations financières de l’Etat : 21,3 milliards DA.

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