Le Groupe de services portuaires “Serport” met en oeuvre un programme d’équipement et de modernisation des ports pour une enveloppe financière globale estimée à 60 milliards de dinars, visant à hisser la rentabilité et réduire les délais de traitement des navires, a indiqué, le Pdg du Groupe, Ali Boulares.
T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5297 L’Algérie occupe la première place en Afrique pour les exportations de dattes en volume. Le pays a expédié environ 185 000 tonnes de ce fruit sur les marchés internationaux en 2025, pour des recettes estimées à 184 millions de dollars, selon les données compilées par Trade Map. La Tunisie arrive en deuxième position avec 147 000 tonnes exportées, suivie de l’Égypte avec près de 39 000 tonnes. La Libye se classe quatrième avec 16 000 tonnes, tandis que l’Afrique du Sud complète le top 5 avec environ 6 200 tonnes. Ce dernier est le seul pays d’Afrique subsaharienne présent dans ce classement établi par l’Agence Ecofin à partir des données de Trade Map. La filière algérienne repose principalement sur les plantations situées dans les oasis du sud du pays. Les wilayas de Biskra, El Oued et Ouargla concentrent une partie importante de la production nationale. La variété Deglet Nour y occupe notamment une place importante, en particulier dans les régions de Biskra et Ouargla. Selon les données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Algérie a produit environ 1,34 million de tonnes de dattes en 2024, sur une superficie récoltée d’environ 176 000 hectares. La différence entre ce niveau de production et les volumes exportés montre que la plus grande partie des dattes produites est destinée au marché national. La Tunisie a exporté 147 000 tonnes exportées en 2025, elle se situe derrière l’Algérie en volume. La Tunisie représente ainsi environ 13 % des exportations mondiales de dattes en valeur et occupe la première position en Afrique selon ce critère. Sa production reste cependant inférieure à celle de l’Algérie. La FAO estime la récolte tunisienne à environ 400 219 tonnes en 2024, sur 81 732 hectares. L’Égypte occupe la troisième place du classement africain des exportateurs en volume, avec environ 39 000 tonnes expédiées en 2025. Ces exportations ont généré 147 millions de dollars. Le pays dispose pourtant de la production de dattes la plus importante du continent. La FAO estime sa récolte à environ 1,75 million de tonnes en 2024. À l’image de l’Algérie, l’écart entre la production et les exportations traduit le poids du marché intérieur dans la commercialisation des dattes égyptiennes. La Libye arrive en quatrième position avec environ 16 000 tonnes de dattes exportées en 2025, pour des recettes de 25 millions de dollars. Le pays a produit environ 187 000 tonnes de dattes en 2024, selon la FAO, sur une superficie récoltée de 34 578 hectares. L’Afrique du Sud complète le top 5 avec 6 200 tonnes exportées en 2025. Les ventes ont rapporté environ 26 millions de dollars. Le pays se distingue par une valeur moyenne à l’exportation estimée à 4 100 dollars par tonne, supérieure à celle des quatre autres pays du classement. ntervenant sur les ondes de la radio nationale, M. Boulares a fait savoir que l’enveloppe globale consacrée à la modernisation des ports s’élève à 60 milliards de dinars au titre des exercices 2025 et 2026, destinée à l’acquisition de nouveaux équipements afin d’accroitre la rentabilité des ports et de réduire les délais de traitement des navires. Il a précisé que le groupe de services portuaires opère selon une stratégie axée sur la modernisation et l’extension des infrastructures portuaires, la numérisation des procédures, le renouvellement des équipements et le renforcement de la coordination entre les différents intervenants de la chaîne logistique. S’agissant des projets d’extension des ports, il a rappelé que les travaux d’extension du port d’Arzew (quai n 5) ont atteint un taux d’avancement de 61%, sur une superficie de 55 hectares, en avançant que la réception du projet est prévue en 2027. Concernant le port d’Annaba, il a expliqué que le projet principal consiste en la réalisation d’un quai métallique de 1.600 mètres de long et de 16 mètres de profondeur, capable de traiter jusqu’à 10 millions de tonnes de phosphate par an, précisant que le taux d’avancement des travaux est de 55%, tandis que la réception du projet est attendue en mars 2027. Il a ajouté que ce projet permettra d’accueillir des navires d’une capacité comprise entre 80.000 et 90.000 tonnes et d’augmenter les capacités d’exportation du port de 10 millions de tonnes par an, en plus de contribuer à la création de 5.000 à 10.000 emplois directs et indirects. En ce qui concerne le port de Djen Djen, le PDG a fait savoir que les études techniques relatives à la création d’un nouveau bassin de 20 mètres de profondeur et de nouvelles surfaces de stockage estimées à 122 hectares ont été achevées, ce qui permettra d’accueillir des navires de nouvelle génération d’une capacité pouvant atteindre 24.000 conteneurs et de renforcer le rôle du port en tant que pôle logistique régional pour les opérations de transbordement (transit) vers les ports nationaux et africains. Il a également indiqué que le port d’Alger connaît, lui aussi, plusieurs opérations de réhabilitation des quais, y compris les quais 18, 19 et 21, dont les travaux de réhabilitation sont achevés pour une enveloppe financière de 6 milliards de DA, ainsi que le quai n 8, dont les travaux sont terminés, tandis que les travaux de réhabilitation du quai n 17 ont atteint un taux d’avancement d’environ 50%, alors que les études relatives au réaménagement des quais 17, 22, 23, 24 et 25 se poursuivent. Quant à la réorganisation du réseau portuaire, M. Boulares a expliqué que l’orientation consiste à attribuer à chaque port une spécialisation correspondant à sa position géographique, à ses potentialités et à son environnement économique, afin de mieux répartir les activités et d’améliorer la rentabilité, précisant que le point de départ a été le port de Mostaganem, dédié à l’accueil des importations et exportations des entreprises publiques, en application des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. A cet égard, il a rappelé que le port de Mostaganem a récemment bénéficié d’une plateforme moderne de stockage de conteneurs d’une capacité de 10.000 unités, en plus du lancement de l’aménagement d’une aire de stockage supplémentaire de cinq hectares, tandis que des études sont en cours pour la réalisation d’un troisième bassin permettant d’accueillir des navires de plus grande taille.

Poster un Commentaire