PREMIER CONTACT AVEC LA COMPACTE 100% ÉLECTRIQUE

Audi A2 e-tron figurera parmi les stars du Mondial de l’auto, le mois prochain. Nous l’avons déjà approchée. Découvrez-la plus en détail en vidéo. Depuis mars dernier, Audi nous promet l’arrivée d’une entrée de gamme 100% électrique très efficiente, à travers une multitude de teasers : L’A2 e-tron. La voici enfin révélée officiellement en cette rentrée 2026. En quoi cette nouveauté se démarque-t-elle de la concurrence ? Sur le papier, si l’on se réfère strictement à sa fiche technique, elle est loin de se montrer aussi disruptive qu’annoncée. Mieux qu’un long discours, les chiffres parlent d’eux même concernant cette Audi A2 e-tron héritant la plateforme MEB+ de ses cousines Cupra Born et Volkswagen ID.3 Neo. Si cette dernière se révèle légèrement plus courte (4,26 m), l’Audi et la Cupra font quasiment jeu égal en longueur en revendiquant respectivement 4,32 m et 4,33 m. Idem s’agissant de la hauteur sous pavillon qui oscille entre 1,54 m et 1,56 m pour nos trois protagonistes. Idem sous le capot, où l’Audi A2 etron abrite les mêmes moteurs (170 ch, 190 ch, 231 ch et 326 ch) et les mêmes batteries de type LFP (50 et 58 kWh net) et NMC (79 kWh) que ses cousines. Par conséquent, ses puissances de recharge (de 100 à 183 kW) se calent également sur leurs standards en vue de recouvrer de 10 à 80 % de capacité de 24 à 29 minutes selon le modèle retenu. Dès lors, comment l’A2 e-tron entendelle justifier des tarifs qu’on imagine plus élevés au regard de son positionnement premium ? Premièrement en améliorant son aérodynamisme via une chute de pavillon plus prononcée. C’était l’une des spécificités de la première génération, apparue au début des années 2000 : un toit très incliné à l’arrière de l’A2 qui scindait la lunette en deux parties, de retour sur la cuvée 2026, surmonté d’un béquet. Ce profil en goutte d’eau améliore considérablement la traînée aérodynamique en limitant les turbulences et l’effet ventouse qu’on observe sur les silhouettes plus conventionnelles des Cupra Born et la Volkswagen ID.3 Neo. Pour mieux fendre la bise, l’Audi A2 e-tron se distingue aussi par ses discrets boutons poussoirs électriques logés au niveau de la ceinture de caisse, en lieu et place des poignées d’ouverture classiques, comme récemment adoptées par le BMW X5. Par ailleurs, l’A2 e-tron s’offre des de ́ flecteurs inte ́ gre ́ s aux e ́ largisseurs de passages de roue re ́ duisant l’e ́ cart entre les pneumatiques et les ailes, ainsi que des jantes ae ́ rodynamiques. Mais pour le reste, elle reconduit des systèmes déjà éprouvés par ses cousines du groupe Volkswagen, à savoir une calandre à refroidissement pilote ́ , ou encore un soubassement largement care ́ ne ́ . Pour quel résultat, concrètement ? L’abaissement du coefficient de pénétration dans l’air en est le premier témoin avec une mesure établie à 0,24 contre une valeur oscillant entre 0,26 et 0,27 pour les Volkswagen ID.3 Neo et Cupra Born. Reste à savoir comment cela se traduit en termes de consommations et d’autonomie, le nerf de la guerre, bien évidemment, pour un véhicule électrique. Dans sa configuration la plus optimale, l’Audi abaisse sa mesure de consommation à 12,8 kWh/100 km quand ses cousines atteignent voire dépassent systématiquement les 14 kWh/100 km. L’autonomie WLTP y gagne, certes, mais sans mesure spectaculaire. Au mieux de sa forme (649 km WLTP), l’A2 e-tron améliore son rayon d’action de l’ordre d’une vingtaine de kilomètres par rapport à aux Born et ID.3 Neo équivalentes. Sachant cela, le surcoût réclamé par cette Audi se révèle-t-il légitime ? En entrée de gamme, l’effort financier est substantiel (38 600 €) par rapport à la Volkswagen (34 990 €). Mais l’écart se réduit à mesure qu’on monte en gamme. Comparée à sa rivale badgée Cupra, comptez entre 830 € et 2 830 € de différence. Et n’oublions pas qu’Audi c’est la promesse d’un surclassement, à bord, pour justifier une facture plus salée. De ce point de vue, en a-t-on pour son argent ? C’est un design en rupture que l’Audi A2 e-tron fait régner dans son habitacle, par rapport aux productions habituelles aux quatre anneaux. Si la finition S-Line que nous avons pu approcher était largement tapissée d’Alcantara en partie supérieure de son cockpit, elle peut se recouvrir d’un tissu Softwrap relativement chaleureux et rappellant certains textiles recyclés. En partie basse, pas question de recourir à des plastiques durs. Des matériaux moussés habillent les accoudoirs, par ailleurs équipés de commandes électriques d’ouverture des portes au maniement très agréable. Bien vu également, le promontoir central, logé sous les aérateurs latéraux, offrant deux stations de recharge par induction aux smartphones des passagers avant. Audi se cale sur les standards de la concurrence chinoise, de ce point de vue. Le volet multimédia comprend également un l’écran panoramique MMI, en provenance de l’Audi Q3, cumulant un virtual cockpit de 11,9” et une dalle tactile de 12,8”. Un grand frère dont l’A2 etron hérite également la nouvelle génération de comodos regroupant, sous une forme plus compacte, les commandes de feux et clignotants à gauche, en complément du sélecteur de vitesses à droite. Cette disposition réclame toutefois un petit temps d’adaptation. Entre les passagers avant, la console centrale fourmille de rangements, comme rarement dans une Audi, et jouit d’une belle modularité avec l’apparition de fixations magnétiques Fidlock accueillant divers accessoires tel un porte gobelet capable de migrer des places avant aux places arrière. Ce système, qui n’est pas sans rappeler les points d’ancrage Youclip de Dacia, s’invite également dans le coffre pour maintenir, par exemple, un sac à la verticale, via un astucieux crochet. Décidément, on n’a jamais vu autant d’aspects pratiques dans une Audi. Skoda, passé maître en la matière, peut trembler. Concernant le volume de coffre, les 396 l annoncés améliorent de 11 l celui de la Cupra Born, malgré la similitude de gabarit des deux voitures. Bien vu pour Audi ! Et ce n’est pas tout puisque l’Audi A2 e-tron détient l’exclusivité d’un frunk, une seconde malle logée sous le capot. Mais son volume permet difficilement d’y loger un câble de recharge, malheureusement. Pour leur part, les places arrière se révèlent très accueillantes grâce à l’empattement de 2,76 m, soit 12 cm de mieux qu’une Audi A3. L’architecture 100% électrique permet une meilleure optimisation de l’espace à bord, par rapport à un véhicule thermique. L’absence de tunnel de servitude, dégageant un plancher plat, en témoigne également. La banquette offre une agréable posture et s’agrémente d’un accoudoir. Seule ombre au tableau, la garde au toit pour les plus grands gabarits, en raison de l’inclinaison prononcée du pavillon. Surtout en place centrale si l’on opte pour le toit vitré panoramique. Une gigantesque surface vitrée malheureusement inoccultable. Une fâcheuse tendance, ces derniers temps, chez les constructeurs automobiles de tous bords se souciant peu de la quiétude des passagers arrière adeptes d’obscurité. Enfin, cette nouvelle A2 e-tron se distingue par son style extérieur, et de ce point de vue elle inaugure en grande série certains codes initiés par l’Audi Concept C, présentée un an plus tôt. La nouvelle venue ose tourner le dos aux calandres hexagonales ayant fait la renommée des Audi durant ces dernières décennies, au profit d’une très large entrée d’air, factice il est vrai, de forme oblongue. A chaque extrémité, elle semble esquisser les écopes verticales chères au Concept C, tandis que la poupe emprunte à ce dernier ses optiques horizontales cernant les quatre anneaux. Avec cette A2 e-tron, Audi offre enfin une alternative 100% électrique à la gamme A3, sur le segment des compactes. Avec un design très futuriste, certes, mais moins affûté. Les adeptes de l’A3 se convertiront-ils à l’A2 e-tron ? L’avenir nous le dira. Sa carrière débutera justement au mois de décembre, lors des premières livraisons.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*