WINDOWS 11 AVEC 8 GO DE RAM : MICROSOFT EXPLIQUE SA TECHNIQUE POUR RENDRE VOTRE PC PLUS RÉACTIF

La mise à jour majeure 26H2 de Windows 11 a amélioré sensiblement les performances des PC équipés de 8 Go de mémoire vive. Microsoft vient d’expliquer en détail les optimisations réalisées pour rendre son système d’exploitation plus réactif. Depuis le déploiement de la dernière mise à jour majeure de Windows 11, les utilisateurs équipé d’un PC à la configuration modeste respirent. L’arrivée de Windows 11 26H2 a en effet permis aux machines équipées de 8 Go de RAM d’obtenir un coup de boost inattendu. Mais ces améliorations soudaines ne sont pas dues au hasard. Durant plusieurs mois, face à la crise de la pénurie de RAM, Microsoft a retroussé ses manches afin d’optimiser son système d’exploitation. L’objectif principal ? Le rendre plus réactif sur les configurations les moins musclées. La firme de Redmond vient d’ailleurs de dévoiler dans un billet de blog les différentes améliorations qu’elle a appliquées pour réussir ce tour de force. Pour améliorer les performances de son système d’exploitation, Microsoft a utilisé une approche axée sur trois éléments essentiels : optimiser la gestion de la mémoire, veiller à ce que Windows 11 soit toujours réactif, et réduire la consommation mémoire de ses applications. Une stratégie a priori payante puisque la firme de Redmond revendique sur les PC équipés de 8 Go, un gain en réactivité de 20 %, et des flux de travail multitâches qui s’exécutent jusqu’à 40 % plus rapidement qu’à l’accoutumée. Pour obtenir de tels résultats, Microsoft explique avoir ajusté l’algorithme de compression de sa mémoire. L’entreprise indique par ailleurs qu’elle a relevé les seuils de transfert vers le disque. En opérant ainsi, la firme de Redmond permet à Windows de conserver jusqu’à 2 Go supplémentaires des données actives en mémoire, au lieu de les déplacer vers un stockage plus lent. En conséquence, une appli ou un onglet laissé ouvert est moins susceptible de se recharger une fois que vous revenez dessus. Outre cet ajustement dans la gestion de la mémoire, Microsoft a revu la priorisation des tâches dans son système d’exploitation. Windows 11 peut désormais les prioriser de manière dynamique, afin d’accorder temporairement le maximum de ressources aux interactions courantes et en mettant momentanément en pause les tâches exécutées en arrière-plan. Avec ce fonctionnement, l’affichage du menu Démarrer, du menu contextuel du clic droit, des Paramètres ou encore de l’Explorateur de fichiers devient plus fluide. Optimiser la gestion de la mémoire dans Windows 11 n’a pas été le seul point d’amélioration sur lequel Microsoft s’est penchée. La firme de Redmond a également veillé à optimiser certaines applications clés du système pour qu’elles soient plus réactives. C’est le cas, par exemple avec Microsoft Edge. Microsoft explique qu’à l’ouverture d’un lien, Windows se connecte directement au processus Edge en arrière-plan, ce qui permet un gain de rapidité au lancement du navigateur de 33 %. Du côté de Microsoft Teams, Microsoft a choisi d’activer le mode efficacité par défaut sur les PC avec 8 Go de RAM, permettant ainsi au logiciel de se lancer jusqu’à 20 % plus rapidement. Les widgets quant à eux ne se chargent en mémoire que s’ils sont explicitement ouverts sur les machines équipées de 8 Go de RAM, économisant ainsi environ 200 Mo de RAM. Microsoft a également optimisé l’allocation mémoire dans Word, Excel, PowerPoint et Outlook, ce qui a réduit l’empreinte mémoire de 360 Mo. Par ailleurs, la firme de Redmond a indiqué être en train de préparer d’autres améliorations à venir au cours des prochains mois. Elle envisage ainsi de mutualiser les moteurs web pour la Recherche et les widgets, ainsi que pour OneDrive et Photos afin d’économiser la mémoire de ces applications. Microsoft a également prévu d’optimiser l’Explorateur de fichiers, le Blocnotes, Paint ou encore la recherche Windows en leur faisant adopter WinUI 3, ce qui devrait réduire leur empreinte mémoire et surtout accélérer leur ouverture. Enfin, l’entreprise de Redmond explique travailler main dans la main avec les fabricants et concepteurs de puces pour réduire la RAM réservée par le matériel pour laisser davantage de mémoire libre pour Windows et les applications que vous utilisez, et avec les développeurs tiers pour les aider à optimiser leurs applications.  Après avoir semé la pagaille dans ses applications cet été, OpenAI sort le balai. La version d’origine de ChatGPT a désormais une date de fin, et les onglets qui déroutaient tout le monde vont fusionner. En juillet, OpenAI remplaçait son application de bureau par une version toute neuve regroupant ChatGPT, Work et Codex dans une même fenêtre, et rebaptisait l’ancienne ChatGPT Classic. L’accueil a tourné au vinaigre, au point que Greg Brockman, cofondateur de l’entreprise, a fini par qualifier lui-même l’interface d’« un peu le bazar ». Quatre mois plus tard, le ménage commence : l’application d’origine vient de recevoir sa date de retrait. Une bannière apparue dans ChatGPT Classic annonce la couleur : l’application sera retirée le 30 janvier 2027. L’historique complet des conversations basculera automatiquement vers la nouvelle application, et rien n’indique qu’un sursis soit à l’ordre du jour. Sur les forums d’OpenAI, des utilisateurs supplient déjà l’entreprise de revenir sur sa décision. Les modèles récents s’appuient sur des fonctions exclusives à la nouvelle application, comme le réglage de l’effort de raisonnement. L’ancienne version devient donc de moins en moins fiable à mesure que le service évolue. OpenAI n’y avait d’ailleurs plus touché, ou presque, depuis l’été. Les irréductibles restés sur Classic précisément pour fuir la refonte de juillet, et son passage d’une application native à une version Electron plus lourde, devront donc s’y faire. Leur refuge n’aura survécu que sept mois à peine à la refonte qu’il devait leur épargner. En juillet, la version repensée réunissait trois produits sous un même toit, au prix d’allers-retours que beaucoup d’abonnés ne comprenaient pas. OpenAI avait déjà rétropédalé une première fois, en réintroduisant une bascule directe entre les onglets Chat et Work, doublée d’une barre latérale pour rejoindre Codex. Dans les semaines qui viennent, l’entreprise ira plus loin et testera auprès d’un petit groupe une interface où les deux onglets ne font plus qu’un. Greg Brockman espérait voir l’onglet Work disparaître d’ici la fin de l’année, et la manœuvre y ressemble fort. Codex restera de son côté une expérience à part, appelée toutefois à partager une même enveloppe d’utilisation avec ChatGPT, de quoi puiser dans un seul quota pour discuter comme pour coder. En octobre déjà, le navigateur Atlas passait à la trappe un an après son lancement, ChatGPT préférant s’installer directement dans Google Chrome. Le 13 février dernier, GPT-4o et trois autres modèles étaient retirés malgré la fronde des abonnés, qui avaient déjà obtenu un premier sursis six mois plus tôt. À chaque coupe, l’entreprise avance la même promesse : simplifier la gamme. Pour les habitués de la première heure, le compte à rebours affiche un peu moins de trois mois, et la migration ne demandera aucun geste côté historique. Les réflexes, eux, ne suivront pas aussi facilement : l’interface qu’ils avaient fuie deviendra la seule disponible, au moment même où elle change encore de visage. À force de simplifier, OpenAI a au moins réussi une chose : faire de la simplicité un chantier permanent.

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