Le déploiement du Patch Tuesday la semaine dernière a généré d’importants dysfonctionnements dans Windows 11 chez certains utilisateurs. Microsoft vient de mettre en ligne un correctif d’urgence pour régler les problèmes. Le 9 septembre dernier, Microsoft déployait son traditionnel Patch Tuesday. Cette mise à jour de sécurité mensuelle, qui a permis à la firme de Redmond de corriger près de 1000 failles de sécurité, a également introduit d’importantes nouveautés dans Windows 11. Malheureusement pour Microsoft, cette mise à jour s’est également accompagnée de nouveaux bugs dont certains particulièrement gênants. Parmi cellesci, Microsoft avait confirmé l’existence d’un souci qui coupait le son des périphériques audio externes ainsi que d’un bug touchant les services de bureau à distance dont le fonctionnement devenait instable. La connexion et l’authentification au service étaient aléatoires et parfois même complètement bloquées sur certaines configurations. La mise à jour avait également causé des problèmes du côté de la virtualisation. Les dossiers partagés entre l’hôte Windows et les machines virtuelles Linux gérées via HCS (Host Compute System) cessaient de fonctionner, ce qui créait des blocages au niveau du stockage pour certaines applications, notamment Claude Cowork. Le Patch Tuesday a par ailleurs généré des bugs au niveau des périphériques audio USB. Le passage en multicanal empêchait tout simplement le fonctionnement des périphériques USB Audio Class 1.0. Sur certains PC, le son ne fonctionnait plus du tout et une erreur « code 10 » était affichée par Windows. Surtout, Microsoft s’est aperçue que la correction de la faille CVE-2026-62721 qui touchait le service UMPS (User Mode Poser Service, pour Service d’alimentation en mode utilisateur) et qui permettait une élévation des privilèges au niveau SYSTEM était incomplète. Face à toutes ces avaries, Microsoft a dû publier en urgence une mise à jour corrective. Malheureusement, celle-ci n’a permis de régler qu’une partie des bugs les plus importants. Les différents bugs recensés touchant plusieurs systèmes, Microsoft a mis en ligne plusieurs correctifs hors bande : KB5129195 sur Windows 11 24H2 et 25H2, KB5129194 sur Windows 11 26H1, KB5129236 sur Windows 10 21H2 et 22H2, et KB5129238 / KB5129237 / KB5129235 respectivement sur Windows Sever 2019, 2022 et 2025. Ces mises à jour d’urgence ont permis de stabiliser les systèmes touchés par les bugs, sans toutefois tous les résoudre. Les soucis liés au service de bureau à distance ont été résolus, tout comme le problème lié à HyperV (virtualisation). Microsoft a également restauré la prise en charge de l’audio multicanal pour les périphériques USB Audio Class 1.0. Toutefois, certains périphériques continuent de refuser de démarrer avec toujours la même erreur « code 10 », un volume bloqué à zéro ou des paramètres audio inaccessibles. La brèche CVE-2026-62721 quant à elle a été définitivement corrigée. Mais d’autres problèmes sont toujours persistants. C’est le cas notamment d’Explorer.exe qui se ferme de manière intempestive dès la connexion (principalement dans des environnements d’entreprise), ou encore des pilotes graphiques AMD qui génèrent toujours des écrans noirs et des blocages système sur certaines cartes AMD Radeon. Une association de protection des consommateurs néerlandais demande purement et simplement l’interdiction des lunettes connectées Meta Ray-Ban. Pour justifier cette demande, le groupe avance principalement trois points. En parallèle, les critiques envers ce type de dispositif se multiplient. Un groupe de protection des consommateurs néerlandais (la Consumentenbond) demande purement et simplement le bannissement des lunettes connectées Meta Ray-Ban. La raison : cellesci porteraient atteinte au respect de la vie privée. Pour appuyer ses propos, le groupe avance plusieurs points. Des points qui viennent s’ajouter aux nombreuses critiques qui ciblent aujourd’hui les lunettes connectées. Selon l’association des consommateurs néerlandais, le voyant LED censé avertir que les lunettes filment ne serait pas assez visible. De plus, le groupe affirme qu’il est toujours possible de cacher ce voyant pour filmer en toute discrétion. Meta avait déployé une mise à jour en juillet dernier qui bloquait la possibilité de filmer lorsque le voyant LED était masqué, mais le groupe de protection des consommateurs assure être parvenu à enregistrer une vidéo avec un autocollant recouvrant la lumière, après cette mise à jour. À noter que Meta a ajouté de nouvelles restrictions à ses lunettes en août dernier. Le groupe de protection des consommateurs néerlandais pointe également du doigt le fait que certaines des vidéos et photos prises avec les lunettes connectées Meta Ray-Ban sont directement envoyées à l’entreprise, ou à certains de ses prestataires, sans que l’on sache réellement ce qu’elle fait avec ces données. Une enquête publiée en 2026 par le quotidien suédois Svenska Dagbladet a révélé que des sous-traitants de Meta auraient pu accéder à des contenus sensibles capturés par les lunettes connectées de l’entreprise. Parmi les images consultables figuraient notamment des scènes montrant des utilisateurs aux toilettes ou dans des situations intimes. Meta a par la suite reconnu que certains prestataires pouvaient être amenés à examiner des contenus enregistrés par les lunettes afin d’améliorer « l’expérience » proposée aux utilisateurs. Les lunettes connectées suscitent de plus en plus de critiques en raison de risques pour le respect de la vie privée. Ce type de dispositif a été totalement interdit dans les 1 240 tribunaux de l’État de New York depuis le 20 juillet dernier. En France, la CNIL a lancé un appel à la vigilance concernant l’utilisation des lunettes connectées. Il ne s’agit là que de deux exemples illustrant l’inquiétude qui grandit autour de ce type d’appareil. Les plateformes de réseaux sociaux et les constructeurs de lunettes connectées sont bien conscients du problème et tentent de rassurer en prenant des mesures. Instagram a annoncé s’attaquer au « phénomène » des vidéos non consenties, tandis que HTC Vive a dévoilé les Vive Eagle, des lunettes connectées qui promettent un respect de la vie privée. Dans tous les cas, il est fort probable que les débats concernant les dispositifs qui filment en toute discrétion ne fassent que commencer. D’ailleurs, Meta travaillerait sur des lunettes connectées qui enregistrent tout en continu.

Poster un Commentaire