os dossiers ont perdu leurs icônes après la dernière mise à jour de Windows 11 ? Le Patch Tuesday de juin y est sans doute pour quelque chose, mais pas forcément pour les raisons que l’on imagine. La disparition soudaine d’une icône de dossier après un Patch Tuesday a tout du petit bug agaçant. Cette fois, pourtant, Windows agit comme prévu. Depuis les mises à jour KB5094126 pour Windows 11 24H2 et 25H2, et KB5093998 pour Windows 11 23H2, l’Explorateur peut refuser d’appliquer des personnalisations de répertoires quand leur origine n’inspire pas confiance. Les dossiers ne disparaissent pas, leurs fichiers non plus. Windows choisit seulement de les afficher de façon plus neutre, quitte à remplacer une icône spéciale par l’icône jaune habituelle ou à revenir au nom réel du répertoire. Pour comprendre de quoi il retourne, il faut revenir à un vieux compagnon de l’Explorateur, le fichier desktop.ini. Caché par défaut, ce petit fichier de configuration se trouve dans les dossiers auxquels Windows, une application ou un administrateur a associé une présentation spécifique. Il fournit au système les instructions nécessaires pour afficher l’icône personnalisée, le nom localisé ou l’info-bulle du répertoire concerné. Le problème, c’est que l’Explorateur lit ces instructions de manière automatique. Une habitude sans conséquence lorsque le fichier vient d’un emplacement fiable, mais plus risquée lorsqu’il provient d’Internet, d’un partage distant ou d’un chemin réseau mal identifié. Un fichier desktop.ini piégé pourrait en effet profiter de cette lecture systématique pour provoquer des plantages, voire exécuter du code avec les droits de la session ouverte. Microsoft a donc décidé de durcir les règles avec le Patch Tuesday de juin. À partir de maintenant, Windows peut ignorer un fichier desktop.ini lorsqu’il porte la marque du Web (MotW), provient d’un emplacement distant de type WebDAV ou HTTP, ou se trouve sur un chemin réseau que le système ne reconnaît pas comme fiable. Le dossier ne disparaît pas, pas plus que les fichiers qu’il contient, mais il s’affiche désormais sans les éléments de personnalisation que l’Explorateur appliquait jusqu’ici, ce qui peut donner l’impression d’un bug visuel depuis la mise à jour. Si ce durcissement perturbe un usage légitime, Microsoft a prévu plusieurs options pour retrouver l’affichage attendu sans rouvrir les vannes partout. La plus prudente consiste à faire confiance à la source concernée, par exemple un partage interne bien identifié, afin que Windows accepte de nouveau les personnalisations de dossiers qui en proviennent. En pratique, l’opération passe par les paramètres de sécurité hérités de Windows. Depuis la recherche du menu Démarrer, saisissez Options Internet, puis accédez à l’onglet Sécurité. Cliquez ensuite sur Sites de confiance dans le bandeau supérieur, puis sur Sites pour ajouter l’adresse concernée, par exemple celle d’un serveur interne ou d’un emplacement géré par l’organisation. Autre possibilité, moins ciblée et donc plus risquée : passer par une stratégie système. Depuis l’Éditeur de stratégie de groupe locale, suivez le chemin Configuration ordinateur > Modèles d’administration Composants Windows > Explorateur de fichiers, puis activez la règle « Autoriser l’utilisation de chemins distants dans les icônes de raccourcis de fichiers ». Ce réglage rétablit l’ancien traitement des personnalisations de dossiers pour les chemins distants ou non fiables. Dernière solution, supprimer la marque du Web associée au fichier desktop.ini. Cette indication permet à Windows de savoir qu’un fichier vient d’Internet ou d’une source externe, et donc de lui appliquer des restrictions supplémentaires. Si vous êtes sûr de l’origine du dossier, ouvrez PowerShell en mode administrateur et essayez l’une des commandes suivantes, en remplaçant C:\Your\Folder\Path par le chemin du répertoire concerné. Attention, là encore, la manipulation doit rester ciblée. Supprimer la marque du Web de fichiers récupérés depuis une source inconnue revient à contourner les protections déployées avec la mise à jour de juin. La décision ne vient pas d’Anthropic, mais de Washington. Sans crier gare, l’administration Trump ordonné à la société de couper l’accès à ces deux modèles pour « tout ressortissant étranger, à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis ». L’interdiction concerne aussi les employés étrangers travaillant au sein même d’Anthropic, San Francisco. Face à cette injonction, l’entreprise s’est retrouvée dans une impasse. Pour respecter la directive, Anthropic aurait été obligé de vérifier la nationalité de chaque utilisateur connecté à ses services d’IA. C’est évidemment impossible à l’échelle mondiale. Dos au mur, Anthropic a pris la décision radicale de désactiver les deux modèles pour l’ensemble de ses clients, sans exception. « Nous contestons que la découverte d’une faille de sécurité potentielle, même minime, justifie le retrait d’un modèle commercial déployé auprès de centaines de millions de personnes. Si cette norme était appliquée à l’ensemble du secteur, nous pensons qu’elle bloquerait de facto tout nouveau déploiement de modèle pour tous les fournisseurs de modèles innovants », déclare Anthropic. La start-up parle d’une « désactivation brutale ». Des entreprises, des chercheurs, des développeurs qui avaient investi dans l’accès à ces outils se retrouvent soudainement sans le moindre recours. Fort heureusement, «l’accès aux autres modèles Claude reste inchangé ». Anthropic se dit persuadé qu’il s’agit d’un « malentendu » et va tout mettre en œuvre pour « rétablir l’accès au plus vite ». Trois jours seulement après leur lancement, les deux modèles d’IA les plus avancés d’Anthropic, Claude Fable 5 et Mythos 5, ont été désactivés. La start-up a été obligée de couper l’accès à ses IA suite à une décision de l’administration Trump. Celle-ci évoque des risques en matière de sécurité nationale. C’est un coup de théâtre sans précédent dans le monde de l’intelligence artificielle. Trois jours seulement après leur mise en ligne, Claude Mythos 5 et Claude Fable 5, une version bridée de Mythos, ont été brutalement retirés de l’interface d’Anthropic. Les deux IA ne sont désormais plus accessibles à aucun utilisateur dans le monde, y compris en Europe et aux États-Unis.

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