e constructeur coréen complète son offensive sur le marché des utilitaires électriques avec un format compact dédié aux professionnels et une version familiale 7 places pour son PV5. De quoi enrichir une gamme déjà bien costaude. À l’instar de Peugeot, Citroën ou encore Renault qui occupent chaque recoin possible et inimaginable avec leur gamme d’utilitaires et de vans dédiés au transport de personnes, Kia est rentré l’an dernier par la grande porte en lançant la commercialisation de son premier fourgon en Europe, le PV5, un fourgon électrique bien évidemment, qui ne manque pas d’arguments face à la concurrence, française notamment. Et le constructeur coréen semble vouloir adopter la même stratégie que le trio tricolore avec le déploiement d’une gamme tentaculaire de son modèle. Car jusqu’ici, Kia avait un angle mort dans sa gamme : le format court, celui que les professionnels appellent L1H1, et qui concentre à lui seul 60 % des immatriculations dans le segment des fourgons compacts. C’est maintenant chose faite avec le lancement du PV5 Cargo L1H1 mesurant 4,50 mètres de long, soit environ vingt cm de moins que la version L2H1, ce qui n’est pas anecdotique quand il s’agit de circuler dans les centres-villes et d’accéder aux zones à faibles émissions. Ou du moins ce qu’il en reste. L’espace de chargement affiche un volume de 4 m3, un seuil de chargement à 41,9 cm du sol, et une ouverture arrière parmi les plus larges du segment avec 1,34 mètre annoncé par Kia. La charge utile, elle, est annoncée à 800 kg avec la batterie de 51,5 kWh, mais seulement 695 kg avec la grande batterie de 71,2 kWh. Un compromis courant dans le monde des utilitaires électriques, où masse et capacité de charge se disputent les mêmes kilos. L’autre nouveauté, le PV5 Passenger, arrive en configuration 7 places (2+2+3). Il vient compléter la version cinq places déjà disponible. La disposition à plancher plat, héritée de la plateforme E-GMP.S, permet des espaces aux jambes annoncés jusqu’à 1,04 mètre et une garde au toit de 1,07 mètre pour la troisième rangée. Le coffre propose 318 litres derrière la troisième rangée, ce qui reste relativement modeste pour une famille nombreuse, mais il n’y a pas forcément de miracle à faire avec les véhicules 7 places à ce niveau, surtout en gardant un gabarit contenu. Avec la banquette rabattue, on passe à 785 litres. Plus utilisable, mais au prix de places en moins. Un équilibre délicat qui n’est pas propre au PV5, mais qu’on ne saurait passer sous silence. Le rayon de braquage de 5,5 mètres et les portes coulissantes sont, en revanche, deux arguments concrets pour les usages de transport en commun, VTC ou navettes aéroportuaires. Ces deux nouvelles déclinaisons arrivent avec les modifications du millésime 2027, valables sur l’ensemble de la gamme PV5. Parmi les ajustements : une antenne plus courte qui abaisse la hauteur totale à 1,90 mètre ( certains parkings souterrains seront enfin accessibles !) et l’ajout d’un accoudoir conducteur multi-position. La recharge en courant alternatif de 22 kW fait aussi son arrivée, mais de façon progressive selon les versions : dès juin 2026 sur le Cargo L2H1, pas avant janvier 2027 sur le L1H1, et encore plus tard sur certaines autres versions. Pour le reste, les deux variantes s’appuient sur la même architecture que le reste de la gamme : recharge rapide DC jusqu’à 150 kW (10 à 80 % en environ 30 minutes), compatibilité V2L et système SDV avec mises à jour OTA. L’autonomie WLTP est annoncée jusqu’à 392 km pour le Cargo L1H1 et 407 km pour le Passenger 7 places. Le PV5 Passenger 7 places débute à 41 450 euros TTC avec la petite batterie pour une autonome de 290 km et 45 450 euros pour la plus grosse. De son côté, le PV5 L1H1 commence à 32 100 euros HT avec la petite batterie et 35 400 euros HT pour la plus grande. Les commandes sont ouvertes, avec des livraisons annoncées à partir de novembre 2026.

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