M. Trump a précisé que la pause dans l’opération Projet Liberté avait été décidée notamment à la demande du Pakistan, principal médiateur entre les deux camps. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays a accueilli des négociations directes jusqu’ici sans lendemain entre l’Iran et les Etats-Unis le 11 avril, a dit avoir “bon espoir” que l’actuelle dynamique aboutisse à une paix durable. “La fin de Projet Liberté est probablement survenue lorsque Trump a réalisé que le recours à la force allait non seulement échouer à produire le résultat escompté mais fermerait également la porte aux premiers véritables signes d’une voie négociée”, a estimé sur X l’analyste Ali Vaez, de l’International Crisis Group. Selon deux responsables américains et deux autres sources au fait du dossier cités par le site américain Axios, la Maison Blanche estime être sur le point de conclure “un protocole d’accord d’une page visant à mettre fin au conflit et à établir un cadre en vue de négociations nucléaires plus approfondies”. L’armée israélienne est toutefois prête à reprendre une opération “forte et puissante” en Iran, a affirmé mercredi son chef, le lieutenant-général Eyal Zamir. Le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, qui multiplie les contacts internationaux, a pour sa part affirmé à l’issue d’une visite en Chine que Téhéran comptait sur Pékin – principal acheteur de son pétrole – pour “soutenir la mise en place d’un nouvel ordre régional d’après-guerre capable de concilier développement et sécurité”, a affirmé le ministre. “La question du détroit d’Ormuz a fait l’objet de discussions approfondies, et nous avons évoqué la nécessité de respecter les droits de la République islamique d’Iran ainsi que l’ensemble des points de vue existants”, a-t-il indiqué. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a lui réclamé un arrêt “complet” des hostilités au Moyen-Orient et appelé Etats-Unis et Iran à rouvrir “le plus vite possible” le détroit d’Ormuz. La visite de M. Araghchi intervient en amont de celle de Donald Trump en Chine, prévue le 14 et 15 mai, où il doit rencontrer son homologue Xi Jinping.

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