DÉCOUVERTE DU MAXI-SUV QUE VOUS NE RISQUEZ PAS DE CROISER SOUVENT EN FRANCE

udi étrenne une nouvelle appellation au sein de la gamme avec l’arrivée du Q9, un immense SUV de 5,31 m particulièrement pensé pour le marché américain. Pourtant, on aura bien ce grand frère du Q7 en Europe, et même en France. Jusqu’à présent, les appellations chez Audi allaient du Q2 au Q8 pour les SUV. Mais il y a un petit nouveau cette année avec l’arrivée de l’Audi Q9 ! Pour la première fois depuis bien longtemps, la marque utilise le chiffre 9 pour un de ses modèles, symbolisant le véhicule le plus grand et le plus haut de gamme dans son portefeuille. Ce n’était pas arrivé depuis l’Audi 90, commercialisée de 1984 à 1994. Comme son nom l’indique, ce Q9 est le grand frère du Q7, renouvelé tout récemment avec une troisième génération lancée cet été. Même long capot remontant très haut, regard à deux étages identique, même calandre massive… Le nouveau venu s’étire encore, avec un gabarit XXL de 5,31 m que l’on n’a pas vraiment l’habitude de voir chez nous. Le modèle hérite des derniers codes stylistiques d’Audi, notamment à l’arrière avec un bandeau lumineux évoquant l’A6 thermique. En revanche, le Q9 étrenne des feux OLED incurvés, au lieu des OLED plats comme pour les téléviseurs. Cela permet d’avoir plus de liberté sur les formes du phare, pour mieux suivre la carrosserie. Contrairement au Q7 qui a une plaque d’immatriculation apposée sur le hayon, le Q9 la fait migrer en bas du bouclier, ce qui donne un aspect un peu moins équilibré selon nous. Ce modèle très haut de gamme affiche 2,01 m de large (hors rétroviseurs) et 1,81 m de haut. Les grandes barres de toit séparées de la carrosserie donnent une silhouette encore plus statutaire. Les très longues portes facilitent l’accès avec un angle maximal de 90°. Celles-ci sont d’ailleurs à ouverture et fermeture électrique, grâce à des boutons physiques sur la contreporte et des commandes sur l’écran central ou le smartphone. Sans surprise, le Q9 reprend l’habitacle du petit frère Q7, et donc par extension de la plupart des Audi récentes. On retrouve ainsi la “scène numérique” composée d’une dalle incurvée comprenant des compteurs numériques de 11,9” face au conducteur et un système multimédia MMI tactile de 14,5”. Derrière le volant se trouvent les nouveaux commodos étrennés par le Q3. Le retour de certains boutons physiques fait plaisir, et améliore clairement l’ergonomie. La console centrale, plutôt volumineuse entre les deux sièges avant, embarque un rangement fermé, une rangée de boutons et un double chargeur de smartphone par induction équipé du dernier standard de charge Qi2.2 avec un aimant MagSafe maintenant le bord hérite aussi d’un écran passager de 12,3” (contre 10,9” sur les Audi actuelles) livré en série, avec un filtre de confidentialité pour ne pas distraire le conducteur. Haut de gamme oblige, les matériaux choisis sont plus valorisants : fibre d’alpaga, microfibre Dinamica, cuir Nappa, bois, fibre de carbone… Sur les contre-portes, d’élégants inserts en tissu cachent les enceintes du système audio. Celui-ci peut être agrémenté par une version premium du spécialiste Bang & Olufsen à 22 haut-parleurs avec fonction 4D immersive. Grâce à un empattement de 3,14 m, le Q9 embarque 7 passagers de série, ou bien 6 passagers avec une configuration “classe affaire” optionnelle à trois rangées de deux sièges indépendants et électriques. Autant dire que l’espace est plus que généreux, même au dernier rang. Les passagers bénéficient de toutes les attentions, avec des prises USB installées un peu partout, de l’éclairage d’ambiance personnalisable ou encore des rangements nombreux. L’immense toit vitré, avec une surface de plus de 1,5 m2, offre de la lumière à bord et peut aussi faire office de ventilation en étant ouvert ou entrebâillé. Il peut être occulté grâce à un système de transparence par segment ou illuminé en option. L’accès au troisième rang se fait en basculant les fauteuils du second rang de manière électrique. Audi nous précise que les sièges enfants peuvent être conservés sur le siège, car la bascule se fait d’un seul tenant et sans avoir besoin de démonter le siège auto. Les parents apprécieront. Les strapontins du troisième rang sont eux aussi électriques, et peuvent se rabattre d’une simple pression sur un bouton dédié dans le coffre. Celui-ci affiche jusqu’à 850 litres lorsque les sièges du rang 3 sont rabattus. Et en cas de besoin, il est toujours possible de placer un coffre de toit sur les larges barres prévues à cet effet. Fidèle à sa réputation, Audi a beaucoup travaillé sur l’éclairage : les projecteurs peuvent bien entendu être matriciels pour éviter d’éblouir les autres usagers de la route, mais pas que. À l’arrière, les feux OLED permettent de communiquer certaines informations grâce à des pictogrammes (triangle pour signaler un danger, flocon pour un risque de verglas…). Les feux stop s’allument de façon plus intense en cas de rapprochement intempestif du véhicule qui suit. De plus, le Q9 inaugure un nouveau système de projection au sol des clignotants au quatre coins du véhicule, en plus des ampoules habituelles placées dans les phares et les répétiteurs. Un peu gadget, mais pourquoi pas… Comme le Q7, le Q9 repose sur une plateforme PPC commune aux gros modèles thermiques d’Audi. Un choix logique, puisque le constructeur a beaucoup investi sur cette plateforme électrifiée qu’utilisent les modèles thermiques et hybrides à partir de l’A5. Il ne s’agit donc plus de l’ancienne base technique MLB Evo du groupe VW, anciennement partagée avec les Porsche Cayenne, Volkswagen Touareg ou même Bentley Bentayga et Lamborghini Urus. Ce choix permet d’améliorer le niveau d’assistance à la conduite et de connectivité du véhicule, notamment avec un assistant vocal évolué intégrant ChatGPT. Tout cela en plus d’offrir une large palette de motorisations électrifiées ou non. Sous son capot, le SUV embarque en Europe un V6 diesel de 299 ch (ou 245 ch sur certains marchés) avec micro-hybridation 48V au lancement, comme les récentes Q7 et A6 Allroad. Ce système “MHEV plus” embarque un alterno?démarreur entraîné par courroie de 24 ch permettant des démarrages et manœuvres en mode électrique. L’ensemble est associé à une boîte automatique Tiptronic à 8 rapports et à une transmission intégrale quattro de série. Des motorisations PHEV complèteront l’offre en début d’année 2027, probablement avec la même double offre que le Q7 : 395 ch ou 490 ch. Sur d’autres marchés, il existera aussi des V6 essence (2.9 TSI 435 ch en Amérique du Nord, 3.0 367 ch en Chine) et même un V8 4.0 de 600 ch pour la variante SQ9, malheureusement réservée au marché nord-américain. Sans se mouiller, on peut déjà estimer le prix français à plus de 125 000 Û pour l’entrée de gamme déjà très équipée… sans compter les options et surtout l’énorme malus (au poids et CO2). Pour 2026, il est fixé à 80 000 Û, mais doit grimper à 90 000 Û en 2027 ! Cela devrait ainsi condamner le Q9 à faire de la figuration en France, en plus de son gabarit peu adapté à nos villes. Audi espère écouler une dizaine d’exemplaires par an sur notre marché. Le modèle sera produit à Bratislava, en Slovaquie, comme son petit frère Q7. Il sera livré aux premiers clients dès le mois de novembre 2026.

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