Escalade militaire dans la région du Golfe :  Appels au dialogue pour éviter un nouvel embrasement dans la région

Plusieurs pays et organisations ont appelé, dimanche, à la retenue et à faire prévaloir la voie du dialogue et de la diplomatie afin d’éviter un nouvel embrasement dans le Golfe et le Moyen-Orient, suite à l’escalade militaire dans la région.

Cette escalade a suscité une vague de réactions internationales sur fond de craintes de l’élargissement du conflit dans la région. Ainsi, l’Algérie a appelé toutes les parties à la “retenue” et au “sens de responsabilité” en vue d’épargner à l’ensemble de la région du Golfe un surcroît d’insécurité et d’instabilité. La Tunisie a, de son côté, exhorté toutes les parties à “cesser immédiatement” toute action militaire, à faire prévaloir la sagesse et à revenir à la table des négociations, mettant en garde contre le risque d’une extension de la zone de conflit et du basculement vers le chaos pouvant mettre en danger la paix et la sécurité régionales et internationales. Dans ce même contexte, la Russie a exigé le retour immédiat à la voie diplomatique afin de résoudre la crise au moment où la Chine a exprimé sa profonde préoccupation suite aux frappes menées par les Etats Unis et l’entité sioniste contre l’Iran, appelant à reprendre le dialogue, la négociation et à déployer les efforts nécessaires pour le maintien de la paix et de la stabilité au Moyen Orient. Le Sultanat d’Oman, médiateur dans les négociations nucléaires iraniennes, a exprimé son “profond regret” suite aux derniers développements, mettant en garde contre “le risque d’une extension du conflit aux conséquences imprévisibles dans la région”. Depuis Addis-Abeba, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a fait part de sa “profonde préoccupation”, appelant “à la retenue, à la désescalade urgente et à un dialogue soutenu”. Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné, dans un communiqué, l’escalade militaire au Moyen Orient et appelé à la “désescalade” et à la cessation “immédiate” des hostilités, invitant l’ensemble des parties à revenir, sans délai, à la table des négociations. M. Guterres a précisé, lors de la réunion d’urgence tenue samedi par le Conseil de sécurité autour de cette crise, que “le monde fait face à une grave menace contre la paix et la sécurité internationales”, affirmant qu’il “n’existe pas d’alternative à la résolution pacifique des conflits internationaux”. Il a assuré, en outre, qu’il était “impossible de parvenir à une paix durable sans utiliser les méthodes pacifiques dont le dialogue réel et la négociation”. Pour sa part, le Secrétariat général de la Ligue des Etats arabes a mis en garde contre “l’extrême gravité” de la situation actuelle dans la région, invitant toutes les parties influentes de la communauté internationale à œuvrer pour “une désescalade dans les plus brefs délais, afin d’éviter à la région les conséquences d’un élargissement de l’instabilité et de la violence et de revenir au dialogue”.

APS

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