FINANCES : M.BOUZRED MET EN AVANT LE RÔLE DU RÉSEAU BANCAIRE DANS L’APPLICATION DE LA PROCÉDURE KYC

Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a mis en avant, à Alger, le rôle des banques et des institutions financières dans l’application des mesures récemment adoptées par la Banque d’Algérie (BA) concernant la procédure KYC (connaissance du client), appelant à renforcer la communication à travers l’organisation de rencontres périodiques pour expliquer ces mesures aux employés et travailleurs du secteur bancaire et financier. La ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo (RDC), Mme Acacia Bandubola Mbongo, a entamé une visite de travail en Algérie, à la tête d’une importante délégation comprenant des responsables et des cadres de son département ministériel et de la Société nationale des hydrocarbures SONAHYDROC, indique samedi un communiqué du ministère des Hydrocarbures.

Bouzred s’exprimait lors d’une Journée d’étude, organisée par la BA sur l’instruction n 04-2026 du 30 avril 2026, relative à la procédure KYC, en présence de membres du Gouvernement, des présidents et directeurs de banques, d’institutions financières et d’Algérie Poste, de responsables d’administrations et d’établissements publics, d’experts et de cadres du secteur financier. Dans son allocution, le ministre a insisté sur l’importance de cette Journée d’étude, qui vise à expliquer les dispositions de la dernière instruction de la BA, soulignant que “les banques et institutions financières sont désormais tenues d’organiser plusieurs rencontres pour expliquer la nouvelle procédure KYC et clarifier sa mise en œuvre au profit des employés, les agences bancaires étant en contact direct avec les citoyens et les opérateurs économiques, notamment les commerçants”. Il a rappelé que les mesures adoptées par la BA s’inscrivent dans le cadre des dispositions de la loi de finances 2026, notamment celle relative à la régularisation volontaire de la situation fiscale des commerçants et opérateurs économiques. De son côté, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a souligné l’importance de l’instruction de la BA relative à la procédure KYC, ajoutant que son département a mené un travail conjoint avec l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), les douanes et la BA en vue d’assainir l’activité du commerce extérieur. Le ministre a salué le travail accompli avec les différents secteurs pour l’assainissement du registre du commerce, précisant que plus de 43.000 registres de commerce ont été assainis en 2020 et 2021, ce qui a permis de suspendre plus de 12.000 registres de commerce fictifs qui étaient liés à des comptes bancaires. Pour sa part, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a rappelé que la nouvelle mesure relative à la connaissance du client permet d’intégrer les opérateurs activant dans les marchés parallèles au sein de l’activité économique officielle, de même qu’elle constitue une opportunité pour les opérateurs de se rapprocher des banques et des établissements financiers, de déclarer leurs fonds et de se conformer aux procédures liées à l’inclusion financière ainsi qu’à la régularisation de leur situation fiscale. De son côté, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a mis l’accent sur l’importance de cette mesure, estimant qu’elle est “nécessaire” pour permettre aux banques d’obtenir des informations précises sur les clients, faisant remarquer que le nombre de comptes bancaires et financiers en Algérie dépasse les 30 millions de comptes. La Banque d’Algérie avait lancé récemment une nouvelle instruction fixant la procédure KYC applicable aux banques, établissements financiers ainsi qu’aux services financiers d’Algérie poste, et ce, en application des dispositions du règlement n 24-03 du 24 juillet 2024 relatif à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBA-FTFPADM), modifié et complété. Selon l’instruction, les diligences d’identification et de vérification prescrites par les dispositions de l’instruction s’appliquent au client habituel et au client occasionnel, au mandataire, au représentant légal, à toute personne prétendant agir pour le compte du client, au ou aux bénéficiaire(s) effectif(s). Les assujettis à ce texte doivent procéder préalablement à toute entrée en relation d’affaires et pendant toute la durée de la relation d’affaires et lors d’une opération occasionnelle, à l’identification et à la vérification de l’identité du client. La procédure d’identification et de vérification clientèle “doit permettre, notamment, d’établir l’identité et l’adresse du client, de son représentant légal, et le cas échéant, du ou des bénéficiaire(s) effectif(s), le profil client ainsi que l’objet et la nature envisagés de la relation d’affaires ou de l’opération occasionnelle pour, in fine, établir le profil de risque”.

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