Débusqué en plein test dans le sud de l’Espagne avec une lourde remorque, le futur Hyundai Kona de troisième génération affine sa mise au point. Débarrassé de ses bâches pour un simple film au motif psychédélique, le SUV compact coréen révèle un style plus anguleux et viril. Attendu l’an prochain face aux Volkswagen T-Roc et Peugeot 2008, il s’intercalera habilement entre Captur et Symbioz. Technique revue avec l’apport du bloc hybride du Kia Seltos (154 à 178 ch avec option transmission intégrale E-AWD) et révolution numérique à bord grâce au système connecté Pleos Connect : le Kona prépare son offensive. Un SUV compact bien connu de la marque coréenne peaufine actuellement ses derniers réglages dans le sud de l’Espagne où nos photographes espions l’on débusqué lourdement attelé. Une remorque à double essieux bien plus haute que le véhicule lui collait au train sur ses routes au relief accidenté sollicitant la résistance de la mécanique comme des freins. Dépouillé de son lourd camouflage noir caractérisé par des bâches dissimulant totalement le véhicule selon le protocole habituel lors des toutes premières sorties des prototypes sur routes ouvertes, le futur Hyundai Kona de troisième génération la première fut lancée en 2017 et la seconde est arrivée en 2022 laisse enfin apparaître des lignes affûtées et un style nettement plus agressif, dans la continuité des récents codes esthétiques du constructeur. Pour autant, des films adhésifs avec une décoration aux motifs psychédélique jouant sur un contraste maximal entre le noir et le blanc veillent toujours au grain. Cela permet tout de même de bien identifier les différentes pièces de carrosserie et notamment la découpe désormais très rectiligne du capot et de manière général l’apparition d’un registre formel plus anguleux. Sous certains angles, par ses proportions et son allure, le futur Kona – qui sera comme l’actuel également décliné en 100% électrique fait un peu penser au Renault Scénic dont le gabarit est proche (4,40m). Dans la gamme Hyundai, le Kona est positionné entre l’urbain Bayon et le familial Tucson qui seront très prochainement renouvelés et exposés au Mondial de l’Auto 2026. Mais également entre un Renault Captur et un Renault Symbioz, par un habile entre-deux, ce modèle entend bien affirmer sa présence sur un segment très concurrentiel en Europe sur lequel il entrera en lice, l’an prochain face au Volkswagen T-Roc de seconde génération s’aventurant sur le terrain de la technologie full hybride puis la troisième mouture du Peugeot 2008, attendue en 2028. Sur le plan technique, l’évolution est déjà très concrète. Dans une logique de mutualisation, le futur Hyundai Kona héritera du bloc hybride 1,6 litre essence tout juste étrenné par la dernière mouture du Kia Seltos, l’alter égo du Kona au sein de la gamme de la marque cousine. Cette motorisation gagne en sobriété et s’accompagne d’équipements modernes, à l’image de la technologie de charge inversée V2L (Vehicle-to-Load). La déclinaison standard développe une puissance cumulée de 154 ch. Une version à transmission intégrale électrique E-AWD sera également au programme : grâce à l’ajout d’un second moteur électrique positionné sur l’essieu arrière, la puissance totale grimpe à 178 ch. Cette configuration à quatre roues motrices qui n’a pas vraiment d’intérêt en Europe à ce niveau de gamme sera davantage recherchée sur le marché américain où le Kona est également distribué. L’habitacle marquera lui aussi une évolution par l’intégration du système d’infodivertissement baptisé « Pleos Connect ». Déjà déployée sur d’autres véhicules du groupe, cette interface connectée de dernière génération promet une ergonomie revue, l’aide de l’IA vocale contextuelle et des services en ligne enrichis notamment au niveau des mises à jour. Pour mémoire l’actuelle mouture du Hyundai Kona recèle une double dalle de 12,3 pouces de diagonale juxtaposée.

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