PHOTOS, INFOS, PRIX ET DÉJÀ NOS PREMIÈRES IMPRESSIONS À BORD

Premier modèle d’une série de quatre nouveautés 100% électriques à horizon 2030 chez Dacia, la seconde génération de la Dacia Spring délaisse les habits de Renault indienne au profit des bonnes bases de la nouvelle Twingo. De quoi franchement relancer la carrière de la citadine électrique Dacia lancée en 2021 mais désormais reléguée dans les ventes en raison de prestations routières très moyennes et de sa fabrication chinoise la privant de toute aide à l’achat. Plus cossue et plus accueillante, la nouvelle Dacia Spring nous a déjà ouvert ses portes.Tantôt dans la lumière, tantôt dans l’ombre, ainsi va la Dacia Spring, lancée au printemps en 2021. Il faut dire qu’à ses débuts, la première 100% électrique de Dacia profitait d’avantages fiscaux conséquents, qui faisaient baisser son prix à moins de 13 000 € en France. Qu’importe une autonomie limitée environ 250 km WLTP et des prestations routières très en-deçà des autres citadines, cette Renault City indienne rebadgée Dacia n’avait aucune concurrence pour qui voulait rouler électrique dans un petit périmètre sans se ruiner. Ce jusqu’à ce que la France et l’Europe décident quasi concomitamment de ne réserver leurs aides publiques à l’achat de voitures électriques qu’à des voitures fabriquées sur le Vieux Continent, reléguant la Spring, faite à Shiyan (Chine), au rôle de figurante. Les légers mais multiples restylages n’y ont rien fait, à peine 7 400 unités ont été immatriculées en 2025, quatre fois moins qu’au meilleur en 2023. Mais cette fois, la Spring remet tout à plat. Pour cette seconde génération, c’est aussi une Renault qui lui sert de base, mais une Renault bien plus convaincante. En l’espèce, la toute nouvelle Twingo électrique, construite sur la plateforme RGEV Small, que Dacia a très habilement rhabillée. Si les plus observateurs noteront bien une découpe de vitre arrière identique, il faut saluer les équipes de David Durand pour ce nouveau costume très “Dacia”. Silhouette carrée, boucliers parés de plastiques épais, bandeaux noirs pour lier phares et feux arrière, signatures LED plus acérées, cette seconde génération parait immédiatement plus sérieuse sur la route. C’est aussi parce que ses dimensions ont largement augmenté, puisqu’elle affiche désormais 3,85 m de long (+ 15 cm) et 1,74 m de large (+ 16 cm !). Dans l’habitacle, les liens avec la Twingo sont plus évidents, comme en témoignent la planche de bord horizontale, le placement des commandes de clim’ ou même de l’écran tactile 10,1 pouces, qui reste l’apanage de la finition haute, alors que la Twingo le propose de série. En revanche, l’écran compteur de 7 pouces est bien de mise dès l’entrée de gamme de la Spring. Et l’on remarque aussi le soin apporté aux couleurs des plastiques et textiles pour égayer l’ensemble. D’emblée, la position de conduite s’avère meilleure qu’à bord de l’ancienne Spring. D’abord parce que l’assise y est plus enveloppante mais aussi parce que le volant se règle en profondeur et en hauteur. Un bon point pour la vie à bord, même s’il faudra composer, économies obligent, avec deux assises arrière fixes dossiers rabattables néanmoins alors qu’ils coulissent sur 17 cm à bord de la Twingo. Autre accessoire qui manque vite car il est devenu courant à bord de nos voitures : l’accoudoir central, qui reste disponible dans les accessoires. Mécaniquement, enfin, la nouvelle Dacia Spring copie/colle sa matrice, avec une batterie LFP de 27,5 kWh qui alimente un moteur de 80 ch pour une autonomie WLTP de 250 km en cycle mixte. La recharge s’effectue via un chargeur 6,6 kW mais un Pack Charge porte la puissance à 11 kW en courant alternatif et 50 kW en courant continu pour accéder aux bornes plus puissantes sur autoroute. Voilà qui devrait offrir un vrai second souffle à cette Spring désormais fabriquée en Slovénie à Novo Mesto, aux côtés de la Twingo et qui offrira des prestations routières dignes de ce nom sans faire grimper la note. Dacia n’a pas attendu pour communiquer les tarifs de la nouvelle Spring. Elle débute à 17 900 € en finition Expression et grimpe à 19 400 € en finition Journey. A ces étiquettes compétitives s’ajouteront les différentes primes et coups de pouce CEE, qui dépendant désormais de la situation de chaque client. Pour un temps, voilà qui devrait replacer la Dacia Spring comme la voiture électrique la moins chère du marché en France.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*